#Startupview : Photonomie

Chez Cool & Workers, nous sommes intéressés (fascinés ?) par les entrepreneurs.

Pour moi, tels des super-héros ils partent à la conquête du monde avec un idéal : améliorer un secteur d’activité.

Aujourd’hui je me suis intéressée à Arnaud Jardin (@ArnaudJardin, co-fondateur de Photonomie.

L’interview s’oriente sur 3 axes :
L’histoire de Photonomie,
Arnaud, qui es-tu ?
Les conseils de cet entrepreneur pour aider les autres âmes de super-héros à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale

Hello Arnaud, nous voulons tout savoir sur Photonomie…

Photonomie est la première application photo immersive. Elle permet de capturer un moment de haut en bas, de gauche à droite, et de le partager instantanément avec des proches. La personne qui ouvre la photonomie peut bouger dans l’image, elle est comme plongée dans le lieu. C’est une expérience photo nouvelle, proche de la réalité virtuelle. On a lancé l’application il y a deux mois et on vient de boucler notre première levée de fonds.

C’est génial, comment l’idée t’es venue ?

C’est notre développeur qui a eu eu l’idée il y a un an, en découvrant des articles sur la technologie 360 embarquée par la NASA sur le robot Opportunity. Cette techno permet au robot d’analyser l’environnement martien en temps réel pour se déplacer. On s’est demandé s’il était possible d’utiliser un principe équivalent pour concevoir un algorithme d’assemblage photo qui fonctionnerait en temps réel sur smartphone, et serait donc beaucoup plus rapide que les apps 360 existantes. Vu l’engouement pour la réalité virtuelle, on s’est dit que c’était le bon moment pour se lancer. Ensuite il a fallu neuf mois pour développer l’algorithme.

Cela a l’air compliqué…vous avez rencontrez des difficultés ?

Notre première difficulté, comme la plupart des startups, c’est le modèle économique. Nous avons déjà pivoté plusieurs fois, en explorant les opportunités en B2B, puis B2C, et on commence seulement à trouver le juste équilibre avec ces deux types d’acteurs. Il y a eu vingt versions du business plan.

Du coup, quelles sont vos ambitions et vos objectifs pour votre entreprise ?

Notre ambition est de faire de la photo immersive un standard sur mobile, pour qu’à l’avenir on puisse partager de la réalité virtuelle comme on partage des photos classiques. D’un point de vue business, notre objectif est d’être rentable en 2016 et de compter plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs de l’app.

Cette startup fait partie de nos coups de coeur…

On a donc voulu s’intéresser à toi, en tant qu’entrepreneur.

Peux-tu te décrire ?

Pas facile de se décrire ! Je dirais que j’aime l’incertitude, le fait de ne pas savoir où on en sera exactement dans deux ans. Ca n’empêche pas d’avoir un objectif, mais il faut accepter que tout se passe différemment. Pour un entrepreneur ça me paraît essentiel.

Quelles sont les startups qui t’inspirent ?

Je suis très impressionné par les startups françaises qui explosent à l’international mais qui arrivent à garder une âme de “jeune pousse”. Quand on écoute Franck Le Ouay de Criteo ou Nicolas Dessaigne d’Algolia, on comprend qu’ils sont encore accessibles, les pieds sur terre, et qu’ils rêvent déjà de leur prochain projet.

Effectivement, ce sont des entrepreneurs à succès.

D’ailleurs, d’après toi, quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?

Ce n’est pas un scoop, mais la réussite repose beaucoup sur le fit général de l’équipe. Il faut avoir envie de voir ses compagnons de route matin, midi et soir. Sinon, on risque de finir comme 90% des startups qui meurent non pas parce que l’idée est mauvaise, mais parce que les fondateurs ne se connaissaient pas assez avant de commencer et qu’ils n’ont juste pas envie de surmonter les obstacles ensemble.

Enfin, si tu devais donner 3 conseils à de futurs entrepreneurs ?

  • Se mettre à temps plein sur son projet, au moins sur une petite période, pour être sûr qu’on est fait pour ça et qu’on a choisi les bons coéquipiers. Les “soirs et week-ends” ne suffisent pas pour s’en rendre compte.
  • Confronter le plus vite possible le concept aux potentiels clients, pour ne pas perdre de temps à créer un produit “hors-sol” alors qu’il va forcément changer.
  • Au démarrage, ne pas dépenser le peu de budget qu’on a pour la communication dans des salons et événements qui n’ont pas d’impact mesurable

Merci beaucoup Arnaud !

N’attendez plus et rejoignez la communauté Photonomie !

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