Story shop — case study

Cuozzo Vincenzo
Nov 1 · 6 min read

Un début fastidieux

Cet exercice était une première pour tous les membres du groupe. Trois choses nous étaient demandées. Tout d’abord, de constituer une liste de mots. Avec ces mots en faire une histoire. Dernièrement, il nous était demandé d’illustrer ces mots avec certaines contraintes. Nous avions jamais été confrontés à cette demande auparavant. Avant de commencer, une première discussion avec le groupe s’est imposée afin de mettre au clair la demande de l’exercice ainsi que les critères demandés. Il nous a fallu plusieurs lectures du briefing pour comprendre réellement ce qu’il fallait faire. Les consignes n’étaient pas la seule tâche à comprendre. Il nous était fourni avec cela un google sheet. Celui-ci devait être suivi à la lettre et entièrement complété. Il a tout autant été fastidieux de comprendre son fonctionnement et effectuer son remplissage.


L’histoire à travers des mots

Pour le début de notre travail, nous avons décidé de constituer une liste de mots qui nous venait en tête. Que ce soit des lieux, des personnages, des concepts. Après cela, on a essayé de catégoriser, trouver des groupes de mots. À partir de ces groupes, il était plus simple de piocher quels mots nous allions choisir.

La première consigne était de choisir nos mots. En réalité, cela signifiait qu’on devait d’abord créer une histoire pour ensuite insérer nos mots aux bons endroits. Avant tout chose, nous devions d’abord réfléchir à une histoire. Beaucoup d’idées nous sont venues en tête. Nous nous sommes concentré sur chaque idée pour savoir lequel nous plaisait le plus. Il est arrivé un moment ou nous fallait faire un choix entre deux idées assez différentes, mais toutes deux louables.

  • Un renard dans un océan qui voyagerait. Cela serait la métaphore d’un drogué mort dans une baignoire d’overdose qui ferait son dernier trip.
  • Un renard dans un lieu commun, un village ou la situation se dégrade.

Nous avons gardé la deuxième idée car l’autre n’était pas faisable. Étant donné que l’exercice possède un certain nombre de contraintes. Il aurait été moins intéressant de faire intervenir plusieurs décors strictement différents sachant que le but de cette histoire est la réutilisation de mots. Nous avons décidé de nous tourner vers l’idée qui collait plus à la consigne. C’est-à-dire une histoire dans un décor qui ne change presque pas mais qui changerait de sens et de représentation dans le temps.


Choix des mots = choix de l’histoire

Tout d’abord, le chapitre 1 doit planter le décor. Il est donc évident de choisir un lieu, un personnage ainsi qu’un objet. Le lieu permet de situer au lecteur ou se passe l’histoire. Le personnage quant à lui, permet au lecteur de s’y identifier. Définis comme Fusil de Tchekhov, le foulard sera lui l’élément déclencheur de l’histoire.
Pour le chapitre 1 et 2, nous avons décidé de choisir des mots neutre et rassurant tel que « village » ou « festif ». Pour la fin, nous avons décidé d’insérer des mots à connotations négatives. Cette dissonance est voulue. Le début devait paraître gentillet et naïf, tel que les contes pour enfant. La situation se dégraderait pour en arriver à une fin dramatique.

Trouver quels mots sont intéressants et lesquels sont intéressants pour l’histoire.


Des idées

Après réflexion, nous avons décidé de choisir l’idée d’un village ou la situation se dégraderait. Celle-ci serait plus simple à mettre en place. Il suffirait d’utiliser toujours la même illustration et la modifier légèrement à chaque chapitre.
Pour cela, il fallait choisir des mots neutre qui peuvent être interprété de plusieurs manières différentes. Exemple : un foulard qui est juste un accessoire, et qui devient un garrot pour se droguer.


Illustrer sans être illustrateur

10 illustrations nous étaient demandées. Ces 10 illustrations devaient suivre une grille. Il y avait deux types de grille, quadrillée et ronde. Avant de produire les illustrations, nous avons d’abord dessiné des croquis. Il était plus simple de directement produire un dessin sans la grille car celle-ci restreindrait notre créativité. Après les croquis dessinés, nous avons quand même réfléchi à son adaptabilité en grille. Redessiner les croquis sur la grille était une manière assez simple de voir si le croquis était adapté à la grille.

illustration on paper
illustration on paper

Les grilles

Les grilles ont pour conséquence de rendre le croquis plus simplifié mais il rend aussi le dessin moins fidèle, et donc moins plaisant à regarder. Heureusement, les grilles ont aussi des avantages. Elles uniformisent toutes les illustrations entre elles. L’ensemble des illustrations correspondent bien ensemble, même si c’est une autre personne de notre groupe.

layout grid
layout grid

Cette grille vient (en plus de restreindre notre créativité) réduire les possibilités d’inclure des petits éléments dans nos illustrations. Il nous a été à nombreuses reprises demandé d’inclure des éléments de l’histoire dans nos illustrations. Malheureusement, il a été particulièrement compliqué de faire les deux. Inclure des éléments dans nos illustrations et respecter la grille a de nombreuses reprises été impossible à concilier. Par conséquence, les illustrations sont basiques dans leur composition.

La plus grosse difficulté dans le fait de concilier les deux est l’échelle. Étant donné que nous disposons d’une grille de 30px, aucun élément ne peut être plus fin. On est donc obligés de faire en plus grand des objets qui devraient être plus petit.

illustration on grid layout
illustration on grid layout

La deuxième difficulté avec cette grille était d’illustrer des objets. L’un des reproches des profs était que certaines illustrations ressemblaient à des pictogrammes. Ici encore, il est compliqué de représenter des objets aux formes complexes.

iterations of a scarf
iterations of a scarf

Différents types de foulard

Je parle ici par exemple du foulard. Nous avons dans notre histoire un foulard qui est présent tout le long de l’histoire. Il ne l’a pas au début, il était intéressant de l’introduire en le mettant par terre dans le chapitre 1 car il le trouve dans le chapitre 2. Ici les deux difficultés sont réunies. Tout d’abord, il faut savoir représenter un foulard avec des petits ronds ou des petits carrés. Ensuite, il faut savoir représenter cela dans une petite taille car celui-ci se trouve par terre.

Autant la grille était une solution efficace pour uniformiser les travaux des élèves entre eux. Autant il est un handicape pour la réalisation des illustrations.

Principes de composition et couleur(s)

Une fois tous les mots attribués, nous avons dû illustrer chacun d’entre eux dans les grilles (à carrés ou à ronds) ce qui permettait d’harmoniser toutes les compositions. Les contraintes étaient que nous devions choisir pour chaque illustration un principe de composition parmi la radiation/ la gradation, l’échelle, la proximité/ l’éloignement, la contre forme, la modularité et la symétrie. Ce n’était pas toujours évident d’allier éléments narratifs et principes de composition mais on y est finalement parvenu en se conseillant mutuellement. Une autre difficulté était l’utilisation de la grille, même en ayant lu et relu les slides du briefing, on n’était jamais certains de la validité de nos formes. Après une énième relecture et quelques questions posées aux professeurs, on a enfin pu importer nos croquis sur inVision Studio et passer au vif du sujet.

skull inside a scarf
skull inside a scarf

Une contreforme dans le foulard représentant une tête de mort

Conclusion

Ce fut un travail assez difficile de part le fait que les informations pour le mener à bien étaient disséminées un petit peu partout à travers les différents slides que nous avions reçus. Rallier toute les demandes des professeurs a été un défi, entre la production des images, du google sheet a compléter, les demandes spécifique de composition, de gamme de couleurs et des gabarits qui ont demandés un peu d’astuce pour pouvoir travailler facilement avec.
Cela nous a appris bien rechercher l’information et à travailler en groupe grâce à des outils comme le google sheet et slack.

too much work yeah
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