8 février

Waitangi day est le jour de la fête nationale. Les kiwi célèbrent la signature d’un traité entre les maori et les colons anglais en 1840.

J’ai déjà passé deux nuits chez les Whittaker, dans une maison impeccablement lustrée, ostensiblement décorée et très spacieuse dans la banlieue de Wellington. Roger et Maryanne Whittaker vivent avec leur seconde fille, Dominica. Un lit gonflable deux places a été dressé dans la chambre qui sert d’atelier. Je dors entre une machine à coudre haut de game et un set de batterie et d’un faux âtre recouvert d’une fine couche de poussière. Maryanne fait une lessive tous les jours et, lisant le journal dans le salon, me propose de mettre mes vêtement à laver. Elle a pris un emploi à plein temps comme hôtesse d’accueil quelque part. Roger se prépare à reprendre son travail d’électricien demain, après deux semaines de navigation. Dominica gagne sa vie comme maquilleuse, habilleuse et conseillère décoration pour les mariages.

Hier j’ai fais le marché au légumes avec Roger puis nous sommes tous allé dans un superbe salon de thé avec vu sur la mer. Roger continue de m’inviter, c’est un peu embarrassant.

Après une sieste j’ai accompagné Domi à un BBQ avec ses amis. Bières, burgers, saucisses et salades, avec deux gâteaux en dessert. Difficile de suivre les conversation des ces jeunes couples trentenaires et encore plus de jouer avec eux à un jeu où il faut faire deviner des mots sous la pression d’un compte à rebours. Immersion intensive.

Cet après-midi je renonce à toute activité sociale et j’en profite pour vous donner des nouvelles.

Embarquer sur la voilier fut précédé par un beau casse-tête. On va voir si vous suivez.

Iris reprenais sont vol pour Auckland le 31 janvier de Christchurch et j’avais rendez vous autrour du 1er février au Milford sound. J’espérais remonter assez vite pour croiser le monospace des coéquipiers (venant de Wellington) à Chch, y laisser Iris et la voiture et descendre avec eux jusqu’au Milford MAIS :

  1. une partie de l’équipage étant pressé de retourner à Wellington par la route, le bateau était déjà arrivé le 27 et pressait les nouveaux coéquipiers descendants le monospace d’arriver plus tôt.
  2. Plus aucune place n’était disponible pour Iris dans les bus de Queenstown à Christchurch

Je devais donc écourter mes quelques jours avec Iris, je n’avais pas le temps de la raccompagner à Chch et je devais trouver un moyen d’atteindre le bateau et de laisser la voiture dans un endroit accessible.

Finalement j’ai laissé la voiture à Iris le 29 à l’aube à Queenstown et pris le monospace jusqu’au Milford sound. Iris à profité de deux jours en totale liberté, garé ma voiture dans le centre de Chch et a eu son avion à temps. Arrivé à Wellington en bateau, il ne me reste plus qu’à rejoindre Chch où atterrira Camille le 19 février.

Voilà.

Mais retournons à nos montons : les trois premiers jours de voiles furent consacrés à la navigation entre Milford sound et Goerge sound. Nous avons pu le 29 après-midi accéder à un observatoire de la vie sous-marine et nous faire expliquer que les sounds n’en sont pas et que le Fiordland contient une faute d’orthographe. Arrivé au George sound à la voile (!) le 30, nous avons à la tombée de la nuit entrepris, armés d’un fusil et d’une puissante lampe torche, une chasse nocturne dans l’annexe. Deux heure d’éclairage approximatif des parois bien trop raides pour accueillir du gibier mais des étoiles superbes et quelques algues électroluminescentes. Le capitaine était déçu.

Inspection de l’équipage !

Le capitaine : Paul, 61 ans, kiwi éleveur de moutons, peintre, pécheur, et j’ignore la plupart des ses métiers. Il possède le voilier depuis 3 ans mais a eu un bateau à moteur toute sa vie (et ça se voit)

Roger, son ami et camarade de paroisse, la soixantaine, électricien comme écrit plus haut.

Mathieu, 34 ans, météorologiste français vivant sur un petit voilier dans la même marina. Voileux enthousiaste et débrouillard. Il a fait de la régate et sait régler des voiles. Très vite devenu le second (du) capitaine par ses grandes compétences en voile et navigation et météo.

Charlène, 29 ans, esthéticienne de formation convertie en hôtesse de l’air de luxe (2 clients), attéri au dernier moment pour passer une semaine avec Mathieu son amoureux depuis 10 ans, indécise sur son intérêt pour la voile.

Et puis Clément, kiné français en voyage, enthousiaste et débrouillard mais ne sais pas encore très bien régler des voiles

Le 31 nous sommes retourné à Milford sound car le moteur avait des ratés et qu’il valait mieux être proche d’une route avant de changer le filtre à essence.

Ensuite à partir du premier février nous sommes partis pour rentrer à Wellington. 3 jours et nuits de navigation en continue, au moteur car vent dans le nez et pas de patience du capitaine pour tirer des bords, inquiet d’une dégradation météo approchant.

Les deux derniers jours, en passant Farewell spit, nous avons enfin pu profiter du vent pour “jouer avec les voiles” comme dirait le capitaine, préférant l’efficacité du moteur et sirotant un whisky-limonade en téléphonant à ses copain. Oui, on captait du réseau et oui, grosse tendance alcoolique. Il y eu quelques tension sur le programme, car Paul, le capitaine, voulais rester quelques jours pour tenter de chasser dans les collines voisines, rentrer au moteur et poser les mécontents au ferry. Ce faisant, il revenait sur sa promesse de ramener Roger pour le 7 février. De plus, ça passait mal pour les amateur de voile qui avait subit 3 jours de moteur sous prétexte que du mauvais temps arrivait et qu’on était pressé. Les arguments météos et consensuels de Mathieu ne suffisant apparemment pas à le faire plier et la mutinerie grondait. Pour ma part, j’étais particulièrement mécontent d’une manœuvre où je m’étais fait crier dessus sans raison et où il avait faillit tuer Roger par négligence. Bon finalement, le 5 au matin, il parti avant l’aube et revint dépité, clamant les collines vides de gibier et prêt à rentrer. ce fut une superbe journée où je pu même convaincre la capitaine de quitter le mouillage n’utilisant que les voile. “Comme l’a fait le capitaine Cook” fut mon argument le plus efficace. Enfin de la voile !! Mais la joue fut de courte durée, le vent chutant rapidement.

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