le minimalisme

Le minimalisme apparaît dans les années 60 aux USA en réaction à ce qui se fait à l’époque : l’expressionisme abstrait (Rothko par exemple, pour ce que je connais) et le pop art (Warhol et Oldenburg).

L’expressionisme abstrait est la mise en valeur de la couleur comme matière avec deux courants en son sein : l’action painting et le colorfield painting.

Jackons Pollock représente plus particulièrement l’action painting. Voir ce site interactif pour comprendre ce qu’est l’action painting (bouger avec votre souris et cliquez pour changer de couleur).

Le courant colorfield painting est incarné par de nombreux artistes. J’ai découvert Mark Rothko il y a de cela quelques année et il représente parfaitement ce style.

Rothko

Le pop art s’intéresse aux objets ordinaires et à la puissance de l’image dans la société moderne et se sert de la culture populaire dans ses oeuvres. Le peintre anglais Hamilton donne la définition suivante : “ Populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit en masse, spirituel, sexy, plein d’astuces, fascinant et qui rapporte gros.” Son représentant le plus connu est Andy Warhol.

Andy Warhol

Mais je m’égare…

Ainsi donc le minimalisme émerge de cette débauche de couleurs et de produits de masse.

Tout commence avec Ad Reinhardt, peintre abstrait, qui radicalisa son travail au début des années 50 : il utilise une couleur par toile, puis de façon encore plus radicale, il n’utilisera qu’une peinture sombre, proche du noir.

Deux plasticiens pionniers, Robert Morris et Donald Judd, empruntent également une voie minimaliste dans leurs créations. Ils travaillent sur les processus qui constituent l’oeuvre elle-même, emploient des matériaux non nobles et développent une poétique de l’espace. Notre perception des objets est liée à son espace environnant : l’objet révèle l’espace et l’espace met en valeur l’objet.

Dans le même temps, Ludwig Mies van der Rohe, architecte allemand exerçant aux USA après la deuxième guerre mondiale, introduit de nouveaux concepts architecturaux : espaces neutres, architecture fine et élancée, structures des bâtiments visibles, l’intérieur est aussi important que l’extérieur, voir indissociable. C’est lui qui reprend et popularise les phrases “less is more”, moins est plus, et “God is in the details”, Dieu est dans les détails.

Il faut rajouter encore le peintre Franck Stella et le plasticien Carl Andre.

Peinture, sculpture, design… le minimalisme s’attache à la simplicité des formes et des couleurs. Simplicité que l’on peut ériger en art de vivre.

Un environnement sobre est plus sain et aide à la concentration pour mieux travailler.

Le minimalisme est un moyen de vivre mieux en vivant avec moins, dans un mondé épuré avec moins d’objets, moins de distraction, moins de consommation, moins d’engagements. Il faut se débarrasser du superflu pour faire de la place à ce que l’on aime, à nos priorités dans la vie.

Ce n’est pas la recherche du vide mais la remise en ordre et le contrôle de sa vie. C’est se rapprocher de ce que l’on est vraiment et de ce qui est important pour nous, en évitant de se laisser encombrer par le superflu, qu’il s’agisse de matériel ou d’immatériel.

J’espère que cette présentation vous aura aider à comprendre ce qu’est le minimalisme et que certaines idées vous séduiront.