Je me trompe peut-être de colère…

J’ai envie de rebondir sur deux, trois trucs qui me gonflent un peu. Des puérilités en somme. Peut-être en les écrivant, je les évacue.

Autant sur certains contenus, j’ose mettre la forme, ou essayer d’avoir une certaine retenue. Argumenter, justifier. Là non, je vais juste poser mon caca parce que 140 caractères ne suffisent pas.

Depuis quelques jours, certains messages me tapent sur le système. De la mauvaise foi ou de l’hypocrisie. Certains tweets de personnes que je reconnais comme une autorité font tâches. Au milieu de ça, je me pose des questions sur moi, ce que je suis, qui je suis, comment dois-je évoluer. Est-ce que je fais pas un peu suisse à suivre et être indécis, avoir trop de plans dans ma tête.

Je sais, j’ai 24 ans, j’ai eu une chance extraordinaire d’avoir un emploi d’avenir qui m’a permis de calmer mes névroses en me rendant plus mature. Mais certains de mes choix ne m’ont pas rendu plus confiants. Des projets m’occupent l’esprit. Ça, c’est ma feinte essayer de me rendre utile pour essayer de croire que je suis capable. Capable de faire comme tout le monde.

En tant que jeune, je pourrais m’indigner de ce qui se passe dans la France, l’Europe, le Monde. Mais je préfère mieux me tromper de colère.

Je me trompe peut-être de colère parce que je prends les choses trop à cœur avec une certaine impulsivité. Pour éviter de m’indigner sur des sujets révoltant, je préfère m’en prendre à la merde sous la godasse parce que je sais de quoi il s’agit pour me sentir légitime de l’étaler ou non. Car, oui étaler le caca de certains est nécessaire pour en montrer l’absurdité de paroles ou d’actes.

Mais le caca, étalé reste un moment sur les doigts. Alors que faire, s’en foutre jusqu’à la prochaine fois ? Attendre que ce soit pire ?

Mais regardons autour de nous, si nous en sommes arrivé là, au milieu de ces affaires c’est parce que certaines personnes trouvent que ces étrons sont trop petits pour que l’on fasse attention à eux. Et pourtant, certains pinaillent pour des choses moins pire que ça.

Mais par la stature de ceux qui disséminent la merde à tous les étages, on se retient. On ne dit rien, par peur d’être réprimandés. On banalise. on se focalise sur autre chose.

Alors oui, c’est des cons, mais on est tous le con d’un autre. Parfois même de soi-même à une autre époque. C’est à travers ces colères que l’on avance, que l’on se construit.

Étalons la merde de chacun, pour qu’ensemble nous avancions en faisant gaffe, et en essayant de capitaliser ça en fumier, pour fertiliser nos esprits et faire plus attention à ce qui ce passe autour de nous.