« Les banques classiques n’ont pas pris le virage du digital ». J’avais tort.

Quel point commun entre les grands singes, les QuBits, Yoda et la banque ? La #techweekSG.

Kesako? C’est la deuxième édition d’un événement interne organisé par la Filière IT de la Société Générale, qui a pour objectif de (dé)montrer innovations et nouvelles technologies, partager et acculturer à de nouvelles idées, le tout appliqué aux métiers de la Banque.

Pour vous donner le contexte, tout cela s’inscrit dans 6 axes stratégiques IT de la banque :

· Innovation de rupture

· Plateforme

· Créer de la valeur à partir des données

· Cybersécurité

· Espace de travail Digital & Cloud

· Nouveaux modèles opérationnels

Et ça ressemble à cela :

J’y ai découvert une chose, en tant qu’explorateur digital et externe au monde de la banque : OUI, il est possible d’inventer de nouveaux services dans un monde que je pensais très cloisonné et verrouillé par de nombreuses contraintes sécuritaires et réglementaires.

La fameuse « transformation numérique » des banques n’est pas un mirage ou un vœu pieu, j’avoue que j’étais très circonspect. J’ai changé d’avis.

Pour preuve, prenez le temps d’écouter Carlos Goncalves. C’est le Directeur des Infrastructures Informatiques pour le groupe Société Générale, l’homme qui murmure à l’oreille des réseaux internes.

Passionnante interview d’un homme qui gère aussi le « digital workplace », autrement dit les postes de travail des salariés. Il parle couramment Cloud, UX, API, BYOD, nouvelles interfaces, et surtout adoption des usages avant technologies. Et en plus, il est sympathique et a un discours compréhensible du commun des mortels qui n’ont pas fait Bac+12 en système d’informations.

Sa vision : la banque est destinée à s’ouvrir vers d’autres partenaires et sujets, et l’IT doit soutenir ce développement.

J’ai continué mes pérégrinations sur le terrain. Car entendre parler d’innovations c’est bien, en voir c’est mieux. J’ai donc sorti mon Périscope pour mieux observer à découvert ce que les salariés d’une grande banque peuvent attendre pour améliorer leur travail.

Vous savez quoi ? Ça parle intelligence artificielle à tous les étages. Ou à tous les stands, plutôt. Fantasme du poste de travail assisté par une entité invisible, tel le Jarvis d’Iron Man ? Non, des choses bien plus simples et immédiates, et parfois tout aussi intelligentes pour aider à surveiller des data center (là où résident les données clients !), répondre plus précisément aux clients, ou trouver une information dans les méandres de l’intranet juste en demandant à un chatbot dénommé YODA.

Cette #Techweek, c’était aussi un moment pour se cultiver, pour prendre de la hauteur. Deux invités m’ont marqué, et je commencerais par Pascal Picq et son « monkey business et la banque de demain ».

L’éminent paléoanthropologue fait des parallèles entre les singes et l’homme, et c’est parfois saisissant :

Désormais pour que cela fonctionne, il faut créer des écosystèmes avec des systèmes de valeurs partagées.

Quels écosystèmes pour les #fintech ? Les startups sont bonnes pour le design thinking et les grandes entreprises pour l’incrémental.

Il faut donc créer des mécanismes où les compétences travaillent ensemble. Mais on pourrait tout aussi bien avoir des concurrents de la Société Générale impliqués dans une logique de “coopétition” !
Ce changement de paradigme est crucial pour les années à venir, et contre-intuitif pour les entreprises.

De l’observation à la conceptualisation, c’est le saut quantique que nous a fait faire Olivier Ezratty avec ses Qubits :

Et vous savez quoi ? En fait en informatique quantique rien ne bouge, ce sont les algorithmes qui modifient tout.

La métaphore de tout cela appliqué à la transformation numérique des entreprises ? L’incertitude.

Olivier vous explique simplement l’informatique quantique en quelques minutes, prenez le temps d’écouter cette interview :

Au final, le point commun de tout cela est l’adaptation à une société qui bouge, change, mute, devient incertaine… Rester agile pour le comprendre est une clé de l’avenir.