Le vélo est le nouveau romantisme (Ep. 11)

C’est mon choix!

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NDLR : votre serviteur ne subit aucune incitation financière par les marques citées dans cet article.

Je me souviens de ce petit garçon de six ans, qui aura un nouveau vélo pour Noël. Il ne croit plus aux fables pour enfant, et ses parents l’ont amené à la boutique choisir celui qui remplira ses chaussures au pied du sapin. Il a un cadre VTT, des roues de vingt pouces, trois vitesses, et une béquille. Il est plein de couleurs vives, selle y compris.

Faute de place, pour le garder, avant le matin du 25, il n’est d’autre endroit que dans sa propre chambre. Il m’emmène voir cette merveille dont il se délecte d’avance, dont la contemplation suffit déjà à son ravissement, même sans pouvoir l’utiliser.

— tu vois, me dit-il, avec ses yeux touts brillants, ce qui est bien sur mon vélo…
Et me détaille ce que je ne sais pas voir : la selle, le guidon, les vitesses, la béquille.

Il anticipe son plaisir de le chevaucher, il le contemple tout le soir avant de s’endormir. C’est SON vélo.

Je ne crois pas que l’on choisisse ses partenaires à pédales par hasard. Qu’ils fussent issus d’une grande série d’une chaîne de magasin au sport à dix épreuves, ou soudés sur mesure à vos dimensions, chacun fait un choix !

Par chance, la petite lucarne ne nous inonde pas de “la nouvelle expérience” à deux roues comme elle le fait pour quatre. Et c’est à nous de chercher, d’échanger. Cela prend du temps, on change son projet au gré des discussions, des essais, des rencontres.

(Ré)-écoutez Alexandre Boda parler de sa façon de conseiller les clients. La patience qu’il déploie pour ses clients, l’écoute du besoin, la variété des produits, pour chacun. Les vélocistes sont des passionnés, et ne chercheront pas à l’instar des marchands de voitures d’occasion, à vous refourguer leur stock.

Le budget est une question secondaire ! Pour le prix d’un plein d’essence, on trouvera pour cinquante euros, de magnifiques vélo vintages, en parfait état de marche, et à la Rustine, pour quinze euros de plus on vous aidera toute l’année à l’entretenir et le réparer.

Pour plus, on choisira un VAE afin de gravir les côtes jusqu’au boulot, et rentrer fatigué après sa journée de boulot.
Pour ceux qui ont décidé de se passer d’une auto, on commencera avec un vélo-cargo capable d’emporter le couffin du nouveau-né, puis le besoin de compacité arrivant ; les enfants ont leurs propres vélos, et le garage n’étant pas extensible à l’infini, on se tournera vers le Yuba. Un truc qui ressemble à un cri de Marsupilami, c’est à dire à rien et qui fait tout.

Je passe les catégories dans lesquels le marketing se doit d’impérativement ranger les choses. Vous pourrez prendre un VTT pour vélotaffer, une randonneuse pour aller chercher le pain. Dans tous les cas vous ne serez pas ridicule comme ces SUV qui ne n’escaladent jamais rien que les trottoirs pour ce #GCUM.

Allez chercher l’exotisme avec un Van Moof, ou un Canyon Commuter, retrouver les racines bataves, avec un Gazelle, un Batavus. Préférez le dandysme sophistiqué d’un Brompton agrémenté d’une selle Brooks.
Soyez geek avec une boite à vitesses Pinion, une courroie Gates, minimaliste avec un fixie, ou un single speed. Achevez d’être un véritable bobo-cyclo-écolo avec un cadre en bois ou en bambou. Bref le choix est infini.

Et puis, vu la place que ça se prend, la multiplicité des usages, on a même le droit de commencer une collection comme Brice peut en rêver !

Noël approche, et je vous laisse imaginer votre prochaine monture, celle qui fait briller vos yeux, celle qui fera votre bonheur. J’aurai voulu vous conseiller mais au fond je vous laisse faire, vous le saurez mieux que moi.

Bonnes fêtes à tous.