Vive le Gabon !

"Dja dja" fait la fontaine, "dja dja" répète le président.

"-C'est donc la trace que je laisse dans l'histoire ? Celle d'un Gerald Ford ?

-Qui, monsieur le Président ?

-Ford, une personnalité, quelqu'un dont on se rappelle nom, mais sans plus: un Gerald Ford, des Gerald Ford au pluriel. C'est invariable.

-Oui, monsieur le Président.

-Bref, Alors que le continent a donné au monde les plus originales transitions démocratiques depuis les indépendances. Il faut donc que je parte, que je me fonde doucement dans la nuit.

-Monsieur le Président ?

-Oui serviteur ?

-Comme vous l'avez dit si justement, une transition démocratique n'est-elle pas à célébrer ?

-Tout dépend, mon minuscule assistant, tout dépend. Êtes-vous familier des transitions démocratiques au Libéria ?

-Bien sûr, monsieur le Président. Mais précisément, la démocratie au Libéria...

-La démocratie libérienne savait célébrer ses présidents déchus, mon jeune ami aux dents acérées. Quel hommage n'ont-ils pas rendu à ce vieux Samuel ! Même si La soirée en question n'a pas nécessairement tourné en sa faveur, malheureusement.

-Sans doute, monsieur le Président, mais vous savez, comme moi, que la démocratie a changé, même au Liberia on ne célèbre plus ainsi les transitions.

-Oui, nous avons des élections aujourd'hui, c'est vrai. Ne suis-je pas moi-même élu ? Mais qu'en disent les journalistes ? Laurent ou Faure, au moins, attirent le papier. Et Sassou ! Le Sassou qui inspire encore à son âge, de si beaux portraits dans la presse franco-internatialo-jeuno-africaine.

-L'oracle bu Beach !

-Lui-même... "En chaîne et en or", comme disent les Maliens. D'ailleurs vous avez affrété le charter pour Bamako ? Les chiffres ne doivent pas tomber en-dessous de ceux de Cazeneuve... #random #racisme-anti-français.

-Comme vos l'avez demandé, Monsieur le Président. Il ne faudrait pas créer un appel d'air, Monsieur le Président.

-Ah ces Sarakolés ! En finira-t-on un jour... Passons... L'oracle du Beach...

-Oui monsieur le Président ?

-Sa prophétie ne s'est pas réalisée, n'est-ce pas ?

-Nous avez organisé les élections, Monsieur le Président.

-Oui...

-Et nous sommes en train de perdre, Monsieur le Président.

-Ah Sassou ! A quoi bon nous exposer à ta sagesse si elle ne fait peur qu'au Congo.

-Monsieur le Président ?

-Oui, petit ?

-Au vu de la situation, ne serait-il pas temps de poursuivre notre politique "par d'autres moyens" ?

-Ah, j'aime ton enthousiasme, cousin par ma mère ! Je suis trop vieux pour ces conneries cependant. Laissons ça au Libériens ! Et puis, nous avons encore tout le loisir d'examiner nos options. En attendant, que dirais-tu de quelques jours de vacances en Suisse ?"


"Dja dja" fait la fontaine, "dja dja" répète le président.

"-C'est donc la trace que je laisse dans l'histoire ? Celle d'un Gerald Ford ?

-Qui, monsieur le Président ?

-Ford, une personnalité, quelqu'un dont on se rappelle nom, mais sans plus: un Gerald Ford, des Gerald Ford au pluriel. C'est invariable.

-Oui, monsieur le Président.

-Bref, Alors que le continent a donné au monde les plus originales transitions démocratiques depuis les indépendances. Il faut donc que je parte, que je me fonde doucement dans la nuit.

-Monsieur le Président ?

-Oui serviteur ?

-Comme vous l'avez dit si justement, une transition démocratique n'est-elle pas à célébrer ?

-Tout dépend, mon minuscule assistant, tout dépend. Êtes-vous familier des transitions démocratiques au Libéria ?

-Bien sûr, monsieur le Président. Mais précisément, la démocratie au Libéria...

-La démocratie libérienne savait célébrer ses présidents déchus, mon jeune ami aux dents acérées. Quel hommage n'ont-ils pas rendu à ce vieux Samuel ! Même si La soirée en question n'a pas nécessairement tourné en sa faveur, malheureusement.

-Sans doute, monsieur le Président, mais vous savez, comme moi, que la démocratie a changé, même au Liberia on ne célèbre plus ainsi les transitions.

-Oui, nous avons des élections aujourd'hui, c'est vrai. Ne suis-je pas moi-même élu ? Mais qu'en disent les journalistes ? Laurent ou Faure, au moins, attirent le papier. Et Sassou ! Le Sassou qui inspire encore à son âge, de si beaux portraits dans la presse franco-internatialo-jeuno-africaine.

-L'oracle bu Beach !

-Lui-même... "En chaîne et en or", comme disent les Maliens. D'ailleurs vous avez affrété le charter pour Bamako ? Les chiffres ne doivent pas tomber en-dessous de ceux de Cazeneuve... #random #racisme-anti-français.

-Comme vos l'avez demandé, Monsieur le Président. Il ne faudrait pas créer un appel d'air, Monsieur le Président.

-Ah ces Sarakolés ! En finira-t-on un jour... Passons... L'oracle du Beach...

-Oui monsieur le Président ?

-Sa prophétie ne s'est pas réalisée, n'est-ce pas ?

-Nous avez organisé les élections, Monsieur le Président.

-Oui...

-Et nous sommes en train de perdre, Monsieur le Président.

-Ah Sassou ! A quoi bon nous exposer à ta sagesse si elle ne fait peur qu'au Congo.

-Monsieur le Président ?

-Oui, petit ?

-Au vu de la situation, ne serait-il pas temps de poursuivre notre politique "par d'autres moyens" ?

-Ah, j'aime ton enthousiasme, cousin par ma mère ! Je suis trop vieux pour ces conneries cependant. Laissons ça au Libériens ! Et puis, nous avons encore tout le loisir d'examiner nos options. En attendant, que dirais-tu de quelques jours de vacances en Suisse ?"

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