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C’est une histoire de rencontres. Dans une podcastosphère pas si loin que ça existait un talk show de lifehacking aimé de beaucoup (en tout cas je le crois). On l’appelait Niplife. Laissez moi vous conter une partie de son histoire tant liée à la mienne…

Rien au départ ne laissait penser que les choses se passeraient de la sorte et pourtant c’est bel et bien arrivé.

Je ne reviendrai pas sur ce qui m’a fait rejoindre l’équipe. Comme on dit « ça fait partie de l’Histoire ».

Ce que je sais c’est que cette année et demie, le tête entre deux continents, trimbalant mon microphone, m’a profondément changée.

D’abord parce que parler en public n’avait jamais été mon fort par le passé. Pour aussi étrange que cela puisse paraître, je suis un garçon extrêmement timide.

Ensuite parce que je me suis enfin vraiment compris et accepté avec mes défauts et mes qualités. Avec Niplife, j’ai appris à avoir des habitudes, à écouter ma chance, à ne pas râler, à méditer bref à m’ouvrir encore plus sur le monde.

Ce podcast était une sorte de thérapie bimensuelle. J’ai créé des amitiés, des vraies, de celles où même si l’autre s’éloigne, quand on se retrouve rien n’a changé. Sentiment étrange que celui d’une famille jamais rencontrée et pourtant si présente. On se parle tous les jours, on rigole, on échange.

Et puis tout s’arrête, aussi rapidement que cela a commencé.

Il y a l’incompréhension, l’angoisse, les ressentiments, les déceptions et les mots assassins. Des trucs de gamins immatures…

Puis vient le silence. Pendant plusieurs semaines, des mois.

Il manque quelque chose. Comme un goût d’inachevé.

Certains diront que c’est exagéré. Peut-être. Il est toujours compliqué de comprendre ce qui se passe dans la tête des autres. Alors on fait autre chose et on essaie de laisser derrière nous cette expérience incroyable, ces moments uniques et ludiques qui me faisaient tellement de bien.

J’ai retrouvé une grande partie de ces plaisirs avec le podcast Comme des poissons dans l’eau que nous animons avec Guillaume. Je m’y sens bien, libre et je suis moi-même que cela plaise ou pas.

Mais il manque toujours quelque chose. Comme un goût d’inachevé.

Le silence un jour se fait murmure. On évolue, on pardonne, on se pardonne d’avoir été si stupide parfois et puis on se reparle. Rien n’a changé. Le plaisir d’échanger est toujours là, peut-être même plus fort.

Une blague, un troll devient un embryon de volonté. Et si on recommencait, sans tout ce qui nous a frustré à l’époque ?

Je n’ai aucunes prétentions, je ne veux ni être célèbre ni riche ni reconnu. Je veux juste échanger avec mes compères et surtout avec vous, les poditeurs.

L’idée a grandi et vous l’avez aujourd’hui entre les oreilles.

Niplife n’est plus, longue vie à relife.

Enjoy.

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Originally published at mementomori.cc on September 20, 2016.

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