MLP aux portes

Nous sommes à deux mois du premier tour et la gauche a toujours un candidat de trop. Je ne peux dire ici de qui il s’agit, n’en ayant aucune idée, mais force est de constater que les sondages, qui donnent aux trois principaux candidats progressistes une bonne moitié du total des suffrages les privent également tous les trois du second tour.

La présence quasi-certaine de l’extrême-droite le 6 mai et un candidat de droite embourbé dans des affaires de corruption auraient dû, en 2017, ouvrir un boulevard à un candidat progressiste capable de rassembler. Au lieu de ça, on s’achemine de manière certaine vers un second tour droite / extrême-droite auquel peu de progressistes participeront, rendant probable la victoire de Marine Le Pen.

Cette campagne qui avait commencé sous le signe des crises d’ego jusqu’au sommet de l’État se poursuit de plus belle avec trois candidats qui se regardent en chiens de faïence, chacun trouvant son lot d’arguments pour s’estimer être le plus légitime.

Si cette folie se poursuit et si les électeurs sont dans l’incapacité de départager de manière nette l’un de ces trois candidats, le soir du 23 avril raisonnera comme un coup de tonnerre et un ressentiment populaire d’une puissance jamais égalée s’abattra sur nos trois vaincus.

Il ne reste que deux mois pour que l’un d’entre eux renonce. Tout le paradoxe étant que celui qui renoncera aura fait preuve d’un sens de l’État, d’un sens de la responsabilité, dont les deux autres auront été dépourvus.

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