L’orwelianisme et le martèlement de l’anti-fake-news

La situation est bien plus grave que ce que chacun n’ose craindre.

La genèse de la loi sur les Fake News est de la même pâte que bien d’autres. L’antique stratégie de guerre consiste à déstabiliser un pays pour s’y présenter comme un sauveur. La moderne stratégie de globalisation consiste à affaiblir les états afin d’en privatiser les services publics. Placé sous la bannière du “Bien”, l’ennemi des peuples, de la liberté, et du bien commun enfourche toujours la cape du justicier. Puis, il s’empresse d’écrire lui-même les lois qui définissent ce qui est “bien”. Ainsi naissent les dictatures.

On peut avoir la puce à l’oreille en observant que le terme de Fake News est un anglicisme. Ceci nous indique l’origine de la stratégie : elle est globaliste, et elle concerne simultanément le monde entier. Ce n’est pas un événement local ou national, il s’agit d’un plan à grande échelle. D’autres stratégies répondent au même process, tels que :

_ le fameux “terrorisme international”, dont il faut se perdre dans des médias sans nom pour apprendre qu’il n’est pas, comme on le dit, le simple fait de fous de dieu complètement dégénérés qui agissent sans aucune raison contre “la liberté”, mais un consortium de traders qui se fait financer par les gouvernements (avec l’argent des impôts) afin d’enrayer la chute de la demande de pétrole en se donnant les moyens de se fournir à prix discount.

_ la vaccination obligatoire, où dans de nombreux pays apparaissent quasi simultanément les mêmes arguments, les mêmes phrases, et les mêmes conclusions, qui conduisent à forcer la vaccination outrancière de gens en bonne santé, alors que dans les pays pauvres au contraire elle est complètement déficiente. De nombreux chercheurs qui montrent la corrélation entre l’autisme, la sclérose en plaques, et la vaccination, sont carrément ignorés voire simplement éliminés.

_ les “chemtrails”, dont on aimerait bien que des études soient menées, et quand elles le sont, elles sont suspectes. Moi je n’y crois pas mais peut-on avoir une réponse fiable ? Pourquoi cette question est-elle laissée en suspend ? Franchement, est-ce que des hurluberlus auraient autant intérêt et un aussi grand sens de l’organisation pour faire valoir un mensonge, plutôt qu’une conspiration mondiale pour dissimuler une activité commise sans l’aval des peuples ?

_ la cosmologie, qu’on croit une science simple et dure, est en réalité confrontée à une inertie qui n’est plus seulement celle de la résistance naturelle à l’innovation paradigmatique, mais véritablement une main-mise sur la connaissance de la réalité des lois de la nature, dont on apprendra la place de la conscience comme partie intégrante et non comme simple “observateur”. Ceci étant fondateur du rapport à la nature, vu les enjeux écologiques que cela promet, on comprend facilement que là aussi la corruption est de mise.

_ et tant d’autres, dont un auquel on donnera un traitement spécial : le sujet extraterrestre.

La stratégie de l’imposition du mutisme

La question de fond est dans ce qui est imposé par la loi-bâillon : ancrer la conscience du lecteur sur un point de vue prédéterminé. Comme il ne peut en avoir plusieurs, ou qu’il ne peut facilement passer de l’un à l’autre, l’attente du lecteur est verrouillée sur la simple et seule véracité des faits, ce qui relève d’un état d’esprit zététique, c’est à dire réfractaire par défaut, incrédule par avance, et très promptement de mauvaise foi dès que ses petites croyances sont légèrement bousculées. Bref, le système agit comme des défenses immunitaires contre les idées paradigmatiques. N’est-il pas possible d’avoir un esprit curieux, de se laisser inspirer, de lire entre les lignes et d’avoir des nouvelles idées, ou même simplement d’écrire et de s’exprimer librement sans subir le traumatisme de la façon dont les autres vont le lire ? N’y a-t-il plus aucune place à la libre inspiration dont le détour des mots font germer de nouvelles idées, sans craindre en permanence le coup du bâton du censeur qui peut frapper de manière légale à votre porte à cinq heure du matin pour vous emmener en chambre de correction, au motif que vous profanez sa précieuse manière de penser ?

C’est justement cela qui est inscrit dans les droits de l’homme, au travers de la liberté d’expression : “ne pas être inquiété pour ses opinions” car précisément, être inquiété brime la liberté, brime l’inspiration, et brime l’évolution des idées. C’est à dire qu’avec cette loi-bâillon de nature psychologique, on ne s’attaque pas tant à la forme, qui doit être justifiable aux yeux d’un ignorant, qu’à des dispositifs subconscients. On s’en prend au fonctionnement même du cerveau et des idées, à l’expression de l’âme et de la raison de vivre. Il faut reconnaître qu’une telle puissance dans la violence psychologique ne peut relever que d’une stratégie hautement étudiée, minutieuse, et parfaitement ciblée pour réussir à rester voilée sous la cape de la vertu. Il faut reconnaître que, soit c’est de la démence pure, comme dans le cas d’une dégénérescence de fin de civilisation, soit c’est un plan volontaire pour conduire les peuples à un esclavage mental et à un obscurantisme conditionné jusqu’au point où il continuera de s’auto-entretenir, poussant les gens à se battre entre eux, sur la foi d’arguments qu’eux-mêmes refuseront d’analyser sérieusement.

Et pour faire cela, rien de mieux qu’une loi-bâillon pour commettre les deux coups d’une seule pierre que sont, faire taire en traitant de menteurs ceux qui contredisent les versions officielles, et induire / consolider une psychologie de la soumission pour ceux qui, par crainte, préfèrent se placer sous la bannière de “la force”.

Notez comme c’est amusant, ce qui veut être imposé par la loi aux citoyens, n’est ni plus ni moins au final ce que les médias eux-mêmes se voient imposés par leur hiérarchie, les possédants qui ont racheté ces groupes de médias, c’est à dire l’obligation de se taire sur les sujets qui ne vont pas dans le sens de leurs intérêts financiers. Au final, cette soumission professionnelle a engendré ne procédure globale qui peut désormais être résumée en une simple loi qui, sans surprise, est destinée à être appliquée par ceux qui la subissent mais pas par ceux qui l’imposent. La finalité consistera à former des gens pour qu’ils apprennent eux-mêmes à imposer cette loi, en échange de l’indicible privilège de pouvoir s’y soustraire… au risque bien évidemment, comme dans toutes les stratégies de guerre, que lorsqu’elle aura fait son temps et sera déjouée, ces hordes d’imbéciles servent de premiers pions à faire tomber.

La psychologie de la soumission.

Depuis longtemps déjà, des décennies, bien avant ce feu d’artifice final qu’est cette loi-bâillon, le but clair des médias en terme général était très précisément d’amenuiser le sens critique, en diffusant à outrance des messages courts — que sont “les informations” — dont l’école de journalisme enseigne la procédure : “des faits isolés qui sont parlants de faits plus généraux”. Ainsi, quand on parle d’un accident de la route, à l’occasion d’un carambolage, c’est une ouverture pour parler de tous les accidents de la route, sortir les statistiques, et conclure sur les dispositions légales qui permettraient d’éviter cela, qui restent à prendre ou qui viennent d’être prises. Évidemment, pas un mot ne sera dit sur l’importance à grande échelle du contrôle de la vitesse de circulation des marchandises (ce serait idiot de trop éduquer les gens sur ce qui contrarie les plans).

Mais, ce faisant, que reste-t-il de l’esprit critique de l’auditeur / consommateur ? Quelle part active lui reste-t-il dans ce qui se passe dans le monde ? Toute l’année il est assailli de faits auxquels, non seulement il ne prend pas part, mais si par malheur il avait des suggestions, des idées ou analyses à faire à ce sujet, il ne trouverait pour en discuter que les crétins réfractaires du coin. S’il poussait ses analyses à en faire un livre, il serait refusé de la plupart des éditeurs, qui se montreraient désolés que “une si belle œuvre ait si peu de chances de faire de l’argent”. S’il s’obstine sur son sujet de prédilection, il peut encore publier des articles fréquents sur le sujet, et au bout de dix ans peut-être, s’il n’a commit aucune faute d’orthographe et s’il a su inspirer trois ou quatre personnes qui s’installeraient dans son sillon, il se ferait un nom, et une fois arrivé là, “Le Monde.fr” n’aurait aucun scrupule à le qualifier de complotiste récidiviste, et d’infréquentable idiot, lui et ses crétins d’accolytes.

Ceci pour introduire la notion, primordiale, de “psychologie de la soumission”. Parce que pendant qu’une personne s’échine à se spécialiser, les 99% d’autres voient défiler les informations toute l’année comme des problèmes et des solutions qui se font tous seuls, avec ou sans leur consentement, mais de préférence Avec, car si ce n’était pas le cas ils se sentiraient isolés du monde, des chaînes, des films, et livres qui paraissent à longueur d’année, qui sont parfaitement formatés par cette façon de procéder, qui consiste à reléguer le consommateur comme une partie passive de ce qui se passe dans le monde.

Et là où on peut parler de “fabrique du consentement” — parce que la nature humaine préfère toujours vivre en accord avec ses pairs, et vivre heureux. C’est là qu’on observe avec sidération comme sa nature profonde peut être utilisée contre lui. A cela il ne suffit que d’enfoncer le clou de sa soumission par l’acquisition du réflex conditionné qui consiste à avoir une opinion préfabriquée sur les divers sujets auxquels il va être confronté. Car toutes ces infos qui tournent toute l’année, toutes ces décennies, et toute sa vie et durant toute la vie de ses parents et grands-parents, inévitablement, reviennent incessamment en boucle sur les mêmes sujets, construisant des chaînes neuronales de réponses conditionnées.

Ce qu’on ignore, c’est que ces petits réflexes acquis, ces petites informations disparates, ne sont pas de l’information, ce sont les composants d’un système mental qui se consolide graduellement. Tout système fonctionnel est composé de parties qui sont activées simultanément, et la vraie information, c’est ce qui émerge de la somme des petits conditionnements. C’est le racisme, le nationalisme, le fait d’être maladivement réfractaire aux bonnes intentions, au socialisme, au communisme, etc… Nous vivons dans un monde dangereux, et toxique pour la santé mentale. Il faut vraiment en prendre conscience.

La dictature qui vient sera auto-assénée, et on sait comme dans ce cas, dans l’obscurantisme, les esprits deviennent diaboliquement hermétiques à la logique et à la raison. Et si vous voulez vivre heureux, vous devez être d’accords avec ce qui est asséné. Et si un seul de vos composants psychologiques n’est pas en accord avec l’émergence finale qui consiste à savoir se soumettre “en toute conscience” (en réalité, de façon naturelle), eh bien quoi ? On vous condamnera à vous faire reformater ? Que restera-t-il du sens de la vie ? Quel serait l’intérêt de la liberté ?

La stupidité de la loi

La loi dit qu’elle va réprimer les “informations” qui sont diffusées en conscience de ce que c’est mensonger, c’est à dire sans qu’il ne soit possible d’apporter des preuves qui l’étayent. Pour cela il faut au moins que les citoyens soient assez éduqués pour s’en rendre compte et en avoir conscience, mais pas trop pour pas non plus devenir irréfutables…

Là où c’est stupide, c’est de s’en prendre à la capacité de discernement des gens, alors que précisément cette capacité a été désarmée. Si véritablement on voulait renforcer cette capacité de discernement, alors il suffirait de les laisser se tromper, puis de démontrer paisiblement leurs erreurs. Ainsi le chemin vers la connaissance serait le fruit d’un véritable travail personnel, et d’un investissement émotionnel, émaillé d’erreurs et de leçon. Bref, c’est déjà ce qui se passe naturellement sur internet, les gens s’auto-éduquent les uns les autres.

Mais là ce que nous avons c’est une force de loi, un “maître”, qui pratique une éducation à l’ancienne, en pratiquant la répression. Et dès lors, ce n’est plus tant de l’éducation, que du conditionnement. Bref si on voulait vraiment les résultats escomptés, ce qu’il ne faudrait surtout pas faire, c’est rendre les gens dépendants d’un organisme qui leur dise quoi penser. En réalité, sous ses faux-airs de bienveillance, cette loi est typiquement, et rien d’autre, qu’un cran de plus dans l’assujettissement des gens, une façon de les rendre encore plus dépendants, et de les forcer, par la répression, à déléguer une partie de leur cerveau, de leur pensée, et de leur identité à un organisme étatique au service des multinationales.

Et ils croient qu’on ne le voit pas !

Les médias alternatifs

De mon expérience d’éditeur d’un logiciel qui permet d’agréger l’information, en aspirant les données utiles des sites pour les rendre visibles de façon standardisée et avec l’objectif de croiser l”information (chose qu’aucun autre logiciel ne propose, cela dit en passant) j’ai pu agglomérer en douze ans quelques cent quarante mille articles, pour la plupart des analyses passionnantes émises par les plus vigoureux penseurs de notre époque (dont aucun nom n’est jamais cité dans la presse mainstream, bien qu’il y ait des milliers).

La première chose que j’ai remarqué c’est l’intérêt des tags pour classer et lier ensemble les informations, ce qui a poussé à apprendre à déterminer quels étaient les mots-clefs qui permettaient, tout à la fois, de définir l’article, afin de permettre au lecteur de savoir en quelques mots de quoi il allait traiter. Cet exercice pousse à qualifier le contenu, mais cela, on ne le fait jamais de façon barbare, c’est à dire en portant des jugements de valeur. A la limite un y a un classement pour prioriser les articles, du plus commun au plus crucial, mais c’est tout. Les tags sont descriptifs, et cette description vise à être parlante, voire un peu artistique, comme lorsqu’il s’agissait de dénoncer les frasques de Sarkozy sous le terme de “racaille”, mot qu’il avait lui-même employé à l’encontre de citoyens français mais basanés. Un terme très intéressant aussi est celui de “justice” et “injustice”, qui sont employés au sens littéral, afin de décrire une situation, et le côté amusant de la chose et lorsqu’il s’agit de qualifier une décision de justice, selon les cas, de justice ou d’injustice. C’est à dire qu’on se positionne même carrément au-dessus de ce qui est légal, car on sait, à notre époque, que la justice judiciaire n’est pas toujours la justice au sens stricte. N’importe qui peut s’en faire le témoin. Simplement en plaçant des “tags”. C’est donc un pouvoir très puissant.

J’utilise souvent cette allusion, quand des politiciens font des discours faussement vertueux, espèrent-ils vraiment qu’on les classe avec le tag “vertu”, “gentillesse”, “bonté d’âme” ? Ils se retrouvent plutôt avec des tags tels que “impérialisme”, “hypo-crises”, “rhétorique”, etc. C’est un exercice très amusant et éclairant, on devrait permettre aux gens de placer leurs propres tags sur les articles (ce que mon logiciel fait, mais ce n’est pas utilisé, ni très développé).

Et comme je disais, jamais on n’aurait l’impolitesse de juger négativement un article, sauf très exceptionnellement quand il constitue un avis contradictoire avec d’autres, et que les arguments sont recevables, alors je me réfugie dans les commentaires, en tant que simple personne avec son avis personnel. C’est mon site, c’est moi qui le finance et le fabrique avec mes deniers et mon temps, mais j’offre la place pour la contradiction. Cependant je ne pousse pas le vice à diffuser ce qui est objectivement inepte. Pour cela, je laisse faire ceux qui croient en ce que je considère comme des mensonges, de la vacuité, ou de la promotion, parmi la multitude prolifique qu’est Internet. Les terre-platistes on déjà bien assez de moyens de s’exprimer, et moi je suis sûr qu’ils sont financés dans la majorité, afin de constituer un socle d’imbécilité sur lequel rebondir pour justifier que les gens soient complètement crétins afin qu’il s’avère nécessaire, pour les autorités de la dictature capitaliste, de les rééduquer, eux et tous ceux qui parlent de “dictature capitaliste”, dans la foulée.

J’ai fais ce site le site avec la seule prétention de me permettre de m’y retrouver, et si c’est rendu public c’est simplement parce que ce serait bête de ne pas en faire profiter Autrui ; et si c’est de bien meilleure qualité que “Le Monde”, alors que je suis tout seul avec zéro euro, ça montre seulement à quel point ils sont complètement à côté de la plaque.

Et donc, au début de ma carrière de bibliothécaire de l’information, j’ai eu à distinguer clairement les tags de “propagande” et de “désinformation”. En 2006 ce n’était pas une chose facile, ces mots, tels que “impérialisme”, et “colonialisme”, ou encore “capitalisme”, relevaient des livres d’histoire, comme si ça n’existait plus, et que seuls des mécréants osaient prononcer à voix haute. Mais si, chers jeunes, ces mots étaient psychologiquement interdits !

C’est en voyant les premiers articles de fond qui contredisaient brutalement les versions officielles, sur des thèmes qui nous avaient laissés dubitatifs, que s’est décidé de créer un site d’actualité alternative. Les propos tenus, par des personnes témoins de l’intérieur des guerres et des manipulations, des lanceurs d’alerte, des généraux à la retraite, des businessmen repentis des agents de la CIA qui n’avaient pas perdu leur conscience morale, et tant d’autres, poussait très clairement à leur offrir un caisse de résonance sur internet en relayant leurs articles et leurs analyses.

La loi de l’internet était ainsi établie : plus un article est juste et vrai, plus il est répliqué. Ainsi, tout les sites était logés à la même enseigne, que le soit “lemonde.fr” ou “conspiration.net”, il y avait une certaine équité. Mais très vite évidemment, les gens qui n’avaient pas encore internet sont restés à l’écart, incrédules, et leur esprit a été préparé par la publicité à se référer en premier lieu aux sites mainstream. Alors pourtant que ces entreprises à but lucratif, dans un premier temps, avaient pris un énorme retard, puisqu’ils jugeaient internet comme un concurrent indécent qui allait les conduire à la ruine et à saper leur modèle économique si précieux. Il faut se rappeler de cela les enfants ! au début, pour “Le Monde”, internet n’avait pas d’avenir, pas d’utilité, ce n’était qu’un ramassis de pauvres nuls sans aucun intérêt, et ils demandaient aux braves gens de se ranger à leurs côtés pour lutter contre ces briguants qui promeuvent une insolente gratuité.

J’étais allé faire un interview à “Le Monde diplomatique”, à propos des médias alternatifs, mais finalement cela a été déjoué, et la version officielle est devenue pour eux “les journalistes sont ceux qui vont chercher l’information, les autres ne font que la récupérer”.

Différence entre propagande et désinformation : la fake-news englobe-t-elle ces définitions ?

Bref c’est à cette époque que sont apparus les tags “propagande” et “désinformation”. On ne peut pas classer tous les mensonges sur la même ligne, et la distinction est nécessaire. Le terme de “mensonge” a son propre tag, quand il est avéré. Alors qu’aujourd’hui, la question qui se pose avec les Fake News, c’est de savoir : font-ils le discernement qui légitime l’usage de chacun de ces mots ? Ou englobent-ils tout dans un même panier ? Prétendent-ils se placer au-dessus de ces termes, qui peuvent parfois s’additionner ? Ou au contraire, les évitent-ils ?

La propagande, c’est l’art mensonger de véhiculer des préjugés. Sur n’importe quel thème, le système, l’état, et le média veulent que ceci ou cela vous fasse penser automatiquement à un autre sujet. Soit pour faire diversion, soit pour occuper la tour de l’esprit critique par un vaillant tireur d’élite, lui-même soudoyé pour savoir choisir ses cibles. Il s’agit, comme dans la publicité, de commettre des raccordements dans le cerveau des gens, de mettre en place des associations d’idées. Une voiture neuve, c’est la liberté ! Une tablette à la main, on a l’air intelligent et responsable ! Haïr les palestiniens, c’est défendre la démocratie ! Souriez, vous êtes des nôtres !

La désinformation nécessite un degrés supérieur de connaissance et de compréhension d’un sujet. Elle consiste, un peu mieux que lors de la propagande, à ne pas aborder les sujets qui peuvent conduire à des conclusions différentes que celles que l’article étaient destinées à démontrer. C’est dire la malhonnêteté intellectuelle : les conclusions des articles précèdent leur contenu. Ainsi, le contenu est dessiné, orchestré, ordonné, sélectionné, et conduit par une narrative qui est prédéterminée. Les méchants sont méchants, et les gentils sont un peu bêtes mais ils sont gentils quand même. De cette manière on peut faire de l’Orwellien, et traiter n’importe quel sujet contradictoire, comme un joli article bien compassionnel pour les pauvres petits palestiniens qui vivent dans la souffrance, à cause de leurs parents qui sont manipulés par le méchant Hamas, qui s’est approprié par la force tout le territoire de Gaza (omettant de dire, avec insistance, qu’il a été élu démocratiquement). En terme plus général, la désinformation est l’art de contourner, corrompre, vider de sa substance, ou même simplement rendre impossible et illogique par la dialectique l’acquisition des données et faits réels et prouvés, qui sont nécessaires à la compréhension d’un événement.

Car on y vient, l’information ce n’est pas l’information, c’est la description des faits d’un événement historique qui est en train de se dérouler sous nos yeux, et le plus souvent, avec l’intention que tout ceci soit passé sous silence. Il y a toujours une genèse, et un objectif à “l’information”, mais cela n’est jamais dit. Le journaliste fait mine de croire que les gens sont déjà au courant de tout cela. Mieux, il laisse entendre vaguement la trame globale, ce que les gens enregistrent très bien en lisant entre les lignes. Mais même cette partie invisible, dans la tournure et le choix des mots, est mensongère.

Pensez-y une seconde, combien de fois avez-vous vu des informations isolées sans réel intérêt, à propos de faits parfaitement banals et communs, sans que cela n’ai aucun rapport avec quoi que ce soit ? Eh bien en réalité, à chaque fois (ou le plus souvent) il se passait quelque chose d’extrêmement grave à l’autre bout du fil, mais en plantant ces petits drapeaux qui guident la conscience, ces faits ont pu rester occultés de la conscience citoyenne. Un tremblement de terre au japon ? (alors qu’il y en a des milliers chaque année) peut très bien dissimuler l’activation d’une arme sismique dans le cadre d’une guerre “souterraine” entre des entités d’une puissance phénoménale. Cela aurait été bien plus excitant de connaître la vérité, mais on ne la connaitra peut-être jamais, ou alors au minimum dans cinquante ans, au moment de leur déclassification.

De même, ce qui est déclassifié aujourd’hui, peut-on les comparer avec les propos tenus à l’époque dans les journaux ? Ce travail a-t-il été fait, par nous si souriants dictateurs de “Le Monde” (tel qu’ils voudraient qu’il soit) ?

Les cibles et les méthodes de la loi-bâillon

Pour prendre une référence, on va utiliser un article tiré du “journal de référence”, “Le Monde” (tel qu’ils voudraient qu’il soit). Je m’amuse souvent (dans des nouvelles) à présenter les médias mainstream comme “la voix du système”. C’est simple, ils font partie intégrante du système capitaliste qui conduit le monde à la ruine, et ce système agit comme une entité consciente, capable de se défendre, de neutraliser ce qui nuit à son fonctionnement, et de promouvoir ce qui le conforte dans ses croyances irrationnelles. Et les médias, sont les porte-paroles de ce système accablant et irrationnel, destructeur et morbide. Ils arrivent à exprimer verbalement ce qu’il veut, ne veut pas, et même par mégarde à exprimer le fond de sa pensée, alors pourtant qu’elle est facile à déceler et à critiquer. Mais que peuvent les petites gens face à des haut-parleurs incessants ?

Dans cet article que j’ai pris en exemple, on y trouve très exactement les termes du contrat de la loi-bâillon, que sont, premièrement, la lutte contre les “théories du complot”, et deuxièmement, l’éducation des peuples ignares. C’est quand même effarant que la lutte contre les théories du complot soient une cible aussi ouvertement avouée… alors que ce ne sont que des théories, des logiques qui expliquent des faits, en attendant qu’une meilleure logique puisse encore mieux les expliquer. Et cependant, ces logiques deviennent des certitudes quand au niveau statistique, la probabilité que les faits qui les raccordent ne puissent plus être le fait du simple hasard, voire même que ces faits puissent être prévisibles, tels que précisément celle loi-bâillon, d’ailleurs. C’est vraiment très inquiétant !

Et concernant le deuxième pan de l’histoire, c’est celui de l’éducation des peuples, ou disons-le clairement, leur formatage. En passant, c’est Rockefeller qui a imposé des institutions scolaires de type britannique dans le monde entier, afin de formater les esprits au libéralisme. Donc on voit que ce n’est pas nouveau. Là, c’est sidérant que la violation morale de la non-ingérence, valable entre les pays quoi que non appliquée, arrive à pénétrer les corps et les consciences, au point de devenir à ce point invasifs. C’est carrément la liberté de pensée qui est attaquée, ou pour le dire plus objectivement : ce à quoi on pense pendant qu’on se fait “informer”. Certains groupes de neurones ne doivent pas s’activer, sous peine d’amende ! C’est quand même fou, non ?

Rappelez-vous l’argument de la loi, pour cela je cite l’article de Bruno Guigue (c’est moi qui met en gras) :

Dans un vibrant hommage aux officines chargées de diffamer toute pensée dissidente (le “Décodex” du Monde et le “Check News” de Libération), la ministre de la culture révèle alors le fond de sa pensée : puisque “leur capacité de discernement ne suffit plus”, il importe absolument de “former les citoyens

Alors que précisément, comme on l’a dit, l’apport d’internet a été fondamental pour instruire les peuples du mensonge qu’ils subissaient avant son apparition.

L’article de Le Monde (tel qu’on voudrait qu’il soit) est titré : “Loi sur les « fake news » : la confiance dans l’information ne se décrète pas” (dixit) lemonde.fr

Analyse de texte (si on a encore le droit de le faire) :

Cet article va loin, puisque rien que le titre offre un contresens dont le décryptage n’est pas aisé. Il s’agit de, faussement, se positionner comme une critique à la loi à laquelle ce même journal a si assidûment contribué. En quelque sorte, il détermine la critique qu’il est possible d’en faire, afin d’y apporter les seules réponses inefficaces légalement acceptables. C’est une manière de verrouiller les critiques.

Pour tout défenseur de la liberté d’informer, pilier de nos démocraties, la prolifération des fausses nouvelles sur les grands réseaux numériques ne peut qu’être préoccupante.

=> Voilà ce qu’on appelle du matraquage. Comme je le répète souvent (moi aussi), l’angoisse qu’il y a derrière ce constat se fonde sur une croyance qui n’est pas du tout vérifiée, selon laquelle : il suffit de diffuser quelque chose pour qu’automatiquement les gens le croient, sans aucune forme d’esprit critique. Or ceci est faux, du moins c’est vrai dans les premières secondes, mais ensuite 100% des gens finissent par se rendre compte quand c’est un mensonge, quelques secondes après, ou quelques jours, ou en le répétant autour d’eux et en se faisant rembarrer, ou en lisant d’autres sources, ou, dans la plupart des cas, en s’étant déjà forgé par soi-même une vison panoptique de la réalité de ce monde, qui permette d’évaluer ces faits, même sans preuve mais simplement par déduction. Oh, évidemment, cette vision panoptique peut être fausse, biaisée ou insuffisante, mais à la longue elle tend toujours à ne pas le rester, c’est pourquoi il est naturel qu’elle évolue. Et partant de là, il paraît saugrenu de légiférer une vision panoptique de l’actualité, de vouloir la figer, et d’interdire qu’en apparaissent des nouvelles par des biais qui ne soient pas conformes à la loi.

En effet, avant d’acquérir une telle compréhension globale de la géostratégie historique actuelle, beaucoup de faits restent en attente d’être expliqués, et ne peuvent, et ne doivent pas, être rejetés d’emblée. Ainsi, ce qu’on lit, n’a que la valeur du contexte historique dans lequel il est le plus judicieux de le positionner. Et pourtant, quand on écoute ce que dit “la loi du Mainstream”, on a l’impression qu’ils voudraient que chaque fait ou narrative dictée, soit crue sur parole sans aucune autre analyse ou croisement d’information. Ils promeuvent un esprit binaire, c’est soit vrai, soit faux, mais jamais contextualisable. De fait, ils tentent ouvertement d’éliminer toute information contextualisable à l’avenir.

Or à notre époque précisément, contrairement à la précédente (où il aurait été plus facile quoi que plus inattendu de tenter une telle “loi Mainstream”), les gens sont très nettement mieux informés, et leurs connaissances bien mieux consolidées, grâce à l’apparition d’internet, ce qui constitue une ample différence avec le fait d’avoir quelques notions éparses et sans lien sur un sujet, qui est une situation laissant une ample place à la manipulation. Or, avez-vous vu, dans cet article ou n’importe quel autre, une allusion à cette véritable révolution qui est à l’œuvre ? Non car précisément c’est cela que le système veut combattre. En réalité (c’est le contraire), c’était avant l’internet qu’il fallait éduquer les gens pour se défendre des médias mainstream, mais aujourd’hui, c’est bon, ils s’en détournent d’eux-mêmes.

A l’époque, les crimes étaient faciles, il suffisait de faire un communiqué centralisé qui était répercuté de façon répétitive toute la journée sur toutes les chaînes et radios. Aussitôt, ou du moins de façon préemptive, les événements qui allaient transparaître ensuite s’expliquaient d’eux-mêmes. Mais aujourd’hui cette préemptivité est à plus court terme, il s’agit simplement de forger le premier avis, la première impression sur un sujet, de manière immédiate et incisive, en sachant que le temps que les gens se rendent compte en quoi c’était faussé — car ils savent bien qu’il y a une vice, mais pas forcément lequel — on pourra passer à autre chose. Mais bon quand même il reste pas mal de gens, dits les footballeurs, qui ne doutent toujours de rien.

Passons en revue quelques citations de cet article orwellien qui présente l’intérêt de la loi sous l’angle de la fausse-critique :

Ces initiatives ont notamment conduit à la mise en place du Décodex, un outil qui permet d’identifier les sites qui imitent les codes du journalisme pour donner crédit à de fausses informations, à un partenariat qui nous permet de signaler au plus tôt un certain nombre de ces contenus aux utilisateurs de Facebook, ou encore à des interventions de nos journalistes dans des établissements scolaires pour diffuser de bonnes pratiques dans la vérification des sources d’information.

=> Lol, comme si c’était extrêmement pertinent de déjouer les actions de quelques faussaires en mal d’auditoire, alors que pendant le même temps, ces mêmes médias mainstream approuvent, expliquent, justifient, et accompagnent toutes les guerres, génocides, violations, et crimes contre l’humanité de par le monde, à longueur d’année. Le problème, vraisemblablement, c’est qu’ils n’ont pas l’air de s’en rendre compte.

Le terme de “bonnes pratiques” vient de la prog (je connais) et là aussi ça mériterait un livre-enquête : “Comment les leaders du secteurs ont transformé un métier créatif en métier rébarbatif en prônant des pratiques contre-productives”. A l’origine, les bonnes pratiques sont issues de l’expérience, mais à la fin, elles sont motivées par la peur de la façon dont les crétins pourraient critiquer un code, fait pour être formaté afin de n’avoir aucune formation à prodiguer aux employés, étant donné que ces entreprises ne se placent que comme des consommateurs de compétences, et non comme des créateurs de compétence. Reste à savoir “pour qui” ce sont des bonnes pratiques… Le glissement de sens est allé très vite (dans l’informatique tout va très vite). Bref, voilà un mot qui fait peur.

Ces actions nous ont valu des critiques, exercice sain, qui nous a permis d’améliorer notre dispositif. Mais nous maintenons qu’elles font partie intégrante de la responsabilité des rédactions indépendantes, engagées dans la défense des faits, éléments essentiels du débat public que nos pratiques professionnelles permettent de vérifier, de révéler, de hiérarchiser et de mettre en perspective. Les journalistes ne sont toutefois pas les seuls dépositaires de ce bien commun qu’est la liberté d’information. Les grandes plates-formes numériques partagent désormais une part de cette responsabilité avec, entre autres acteurs, les citoyens-lecteurs, le personnel politique et les pouvoirs publics.

=> Le gars explique que les critiques qu’il a reçu lui a permit d’améliorer son dispositif. En gros, quand on lui dit “c’est de la merde” il répond “toi, je te place comme un média avec un carton rouge”, et voilà, c’est amélioré ! Encore une fois, il affirme, mais ne ressent aucun besoin de confirmer ce qu’il avance par des faits objectifs.

“engagé dans la défense des faits” : ceci est terrible, le journaliste constate les faits, et éventuellement il se donne la liberté de les encapsuler dans un contexte, mais pas au point de défendre son point de vue, en s’obstinant sur la véracité des faits eux-mêmes ! C’est de la folie ! En gros le gars dit “il y a trop de pigeons”, puis il en prend un en photo, et on lui dit “non il n’y a pas trop de pigeons”, et il répond : “ceci, sur la photo, est bel est bien un pigeon, donc j’ai raison en disant qu’il y a trop de pigeons !”.

“[les faits] éléments essentiels du débat public que nos pratiques professionnelles permettent de vérifier” : quand vous verrez la suite du texte, cela n’a aucun sens, il s’agit ici simplement de placer des éléments de langage qui permettent de construire une impression, selon laquelle cela relève du savoir-faire que pouvoir connaître la vérité sur les choses, ce qu’il appellera “le bien commun” (n’importe quoi ! encore une manière de dépouiller un terme important de sa substance, en passant).

“Les journalistes ne sont toutefois pas les seuls dépositaires de ce bien commun qu’est la liberté d’information” : imbu de sa supériorité intellectuelle par rapport aux pauvres mortels qui subissent l’information, le journaliste moderne est rendu capable, dans sa sainte bonté, de partager sa compréhension du monde avec les débiles du peuples. C’est sympa. Dites Merci. Si en plus vous critiquez cela, c’est vraiment que vous êtes de mauvaises personnes.

A l’inverse de ce que pourrait laisser croire cette loi inutile, la confiance, tout autant entre les journalistes et leurs lecteurs qu’entre les élus et leurs électeurs, se bâtit sur le temps long, sur chaque article et sur chaque jour de mandat. Le problème majeur de nos sociétés ne tient pas tant dans les fausses nouvelles, mais dans le fait que nombre de citoyens aient fini par choisir de les croire. Et il est un péril bien plus grand que celui des informations dévoyées : celui de penser qu’il suffirait d’une loi symbolique pour régler la crise majeure de nos démocraties, la défiance grandissante des peuples envers leurs institutions.

=> L’auteur énonce la critique légitime (que nous avons faite) selon laquelle ce qui compte ce n’est pas l’information, mais sa somme des informations. Évidemment, bien que “professionnel aguerri à “vérifier, révéler, hiérarchiser l’information”, il n’est pas allé aussi loin que je pu le faire (sans effort) est définissant un fait dont la justification puisse relever d’une compréhension lente du contexte (c’est à dire ni vraie ni fausse, mais potentiellement vraie, et donc à garder en mémoire plutôt qu’à rejeter d’emblée). Et c’est normal qu’il ne le fasse pas, puisque son but est d’aller dans le sens se la loi (du système, qui meure).

“Le problème majeur […] ne tient pas tant dans les fausses nouvelles, mais dans le fait que nombre de citoyens aient fini par choisir de les croire” : Décryptage : les gens ne croient plus les médias mainstream, “par choix” (et non par intelligence), c’est cela le vrai problème auquel ils sont confrontés, eux et leur modèle économique. Et en même temps, il évoque, en la dénonçant, alors qu’elle est promue par la loi (c’est à dire en en parlant, et en l’activant de façon neurologique chez le lecteur) la procédure psychologique “ne pas les croire”, c’est à dire ce qu’on peut nommer vulgairement le préjugé. Et donc, ils dénoncent ce qui est leur fond de commerce, le préjugé (de croire que parce que c’est écrit, alors c’est vrai), comme étant la cause du rejet du public des médias mainstream. Alors pourtant qu’un paragraphe au-dessus il se vantait de s’améliorer grâce à la critique, il montre clairement son incapacité à le faire au moment de sa propre perte de crédibilité, en accusant les autres médias, alternatifs, de profiter des préjugés de leurs lecteurs. C’est vraiment fascinant, c’est purement psychologique, ici le tortionnaire n’est capable de craindre chez ses ennemis que les qualités qui en réalité ne sont que les siennes. Mais en réalité, si les gens se tournent vers les médias alternatifs, c’est pour leur diversité, et pour le courant d’intelligence collective qui s’en dégage, loin, très loin des affirmations péremptoires, pernicieuses, et auto-centrées des médias mainstream. Ici, chers amis, on est vraiment au cœur d’une guerre de l’information, ou telle que la nommait Fidel Castro, une guerre des idées. C’est la plus grande guerre jamais commise en ce monde, et elle a lieu maintenant !

“Et il est un péril bien plus grand que celui des informations dévoyées : celui de penser qu’il suffirait d’une loi symbolique pour régler la crise majeure de nos démocraties, la défiance grandissante des peuples envers leurs institutions” : Ici, enfin, on voit où il voulait en venir, et c’est fort ! La défiance envers les médias mainstream revient carrément à une défiance envers les institutions ! C’est donc, dans son esprit, parfaitement assimilable à du terrorisme. J’ai vraiment depuis le début l’impression de lire de la prose sioniste. Mais là n’est pas le plus remarquable, c’est là où il veut en venir à la fin : il promet, car il avoue, en tant que “voix du système”, qu’il est conscient que cette loi sur les Fake News est d’ores et déjà insuffisante, c’est à dire, très clairement, qu’il y aura une suite, bien plus vigoureuse et violente, répressive, contre tout ce qui peut nuire, en gros, à “la sûreté de l’état”. Littéralement, dans cet article, l’auteur nous annonce objectivement la phase suivante de notre plongée vers l’enfer de la dictature, le moment où il faudra s’en prendre avec une plus grande férocité, à une plus grande gamme de contradictions qui risquent de nuire au discours officiel. Peut-être pourront-ils détecter l’activation de groupes de neurones interdits, qui sait ?

L’éducation de la masse d’incultes

Le formatage, euh pardon l’éducation commence dès l’enfance. Si on veut fabriquer de bons citoyens qui soient des bons robots bien décérébrés, en bonne santé et parfaitement utilisables, il faut dès les prémisses de leur conscience morale les accabler des punitions qui incombent aux dangereux terroristes qui troublent l’ordre public officiel, selon lequel le monde, pour être en paix, a besoin que tout le monde se taise.
 Allons jeter un coup d’œil à l’article signalé en lien dans le précédent :

Des journalistes du « Le Monde » et de l’AFP s’engagent pour l’éducation aux médias et à l’information (lemonde.fr)

Notre objectif est de susciter l’esprit critique chez les jeunes. Il ne s’agit pas de faire des élèves des journalistes en herbe mais plutôt des citoyens éclairés, capables de trier les informations et images qu’ils reçoivent au quotidien, de douter de la source d’une publication et de comprendre l’intérêt du pluralisme de la presse.

=> L’éducation porte sur deux axes, d’une part la ségrégation de l’information (textes et images), et d’autre part, mais ça c’est plus du blabla, “comprendre l’intérêt du pluralisme” (c’est précisément ce qu’ils ne veulent pas, d’autant qu’ils ignorent la conception en réseau des conditionnements, et qu’ils ignorent la formule mathématique de l’émergence).

Le seul pluralisme qu’il y a, est sur des faits similaires et décidés en-haut. Tous les journaux relatent les mêmes faits, mais en parlent différemment. Ils se moquent si le futur consommateur va lire tel ou tel journal, pourvu qu’il sache s’identifier à l’un ou à l’autre, puisque cela importe peu, puisque tous évoquent les mêmes faits, et font partie, finalement, du même sous-ensemble du “Système”.

Par contre la ségrégation de l’information (textes et images) parle clairement des groupes qui sont à rejeter d’office. Je n’y vois pas là tant l’exercice d’un esprit critique que celui d’un conditionnement. A l’issue de cet enseignement, certaines chose seront jugées fausses d’office. (Je reviendrai ensuite, dans un article externalisé, sur l’enseignement de l’esprit critique que j’ai subi à l’école de Oummo. Mais en gros, l’esprit critique, pour l’éduquer, on lui fait des farces ; et par contre jamais de la vie, il n’y a de bonnes ou de mauvaises réponses, seulement celles qui sont logiques en vertu des données connues.)

J’ai surtout noté dans ce passage : “Il ne s’agit pas de faire des élèves des journalistes en herbe mais plutôt des citoyens éclairés” : c’est à dire qu’encore une fois, le journaliste se considère comme supérieur au citoyen éclairé, que les étudiants sont nommément pas sensés être, avant l’intervention qui est commandée. C’est quand même un insulte, puis une double-insulte, mais quand c’est pour les enfants, la condescendance n’a pas l’air d’en être. Mais rassurez-vous les enfants, être journaliste n’est pas un métier qui relève de hautes études, c’est plutôt du copié-collé, et de la narration de faits. Il suffit d’être bien formaté et de taper sur qui on vous ordonne de taper.

Depuis quelques mois, face une demande croissante de la part du personnel enseignant et des éducateurs, Entre les lignes propose également des formations professionnelles à destination de ces publics, notamment sur la thématique des théories du complot.

=> Cette “demande croissante” est, clairement, un besoin qui a été créé par l’insistance pluri-annuelle de ces mêmes médias. On est vraiment dans une démarche d’école de commerce (à la Harvard) où il faut créer le besoin, principalement en ridiculisant les enseignants, qui après tout ne sont que des citoyens sous-informés. C’est à dire au fond qu’on retourne contre eux les années et les décennies de désinformation qu’ils ont subi, pour les déposséder de la légitimité d’enseigner, rien que ça ! Et cela ne choque personne ?

Témoignage, d’une personne prise au hasard dans la foule :

Michèle Léridon, directrice de l’information de l’AFP :
 « A l’heure des “fake news” et d’une propension croissante au complotisme, il est crucial de développer l’esprit critique du jeune public, lui apprendre à forger sa propre opinion à partir d’informations vérifiées. C’est pourquoi l’AFP s’engage, avec nos confrères du “Monde”, aux côtés d’Entre les lignes, par la mobilisation de journalistes de son réseau et la mise à disposition de moyens techniques. »

=> Cette propension croissant eu “complotisme”, d’où vient-elle sinon, justement, de la pluralité des sources d’information qu’offre internet, et qui est garante d’une meilleure éducation populaire, et d’un meilleur esprit critique envers les médias mainstream ? Est-ce une maladie qu’il faut traiter ? Les gens deviennent-ils subitement plus bêtes ? Sont-ils influençables et massivement influencés par des gens petits fabulateurs isolés ? D’où vient cette information ? A-t-elle été vérifiée, les gars ? Non mais sérieusement, c’est incroyable ! Rien ne vient étayer une telle assertion, si ce n’est qu’elle a été répétée à foison sans discontinuer durant des années, de façon crescendo. Une “propension” ! Voilà l’ennemi ! Et c’est tout ! N’est-il pas plus simple à expliquer que cette tendance soit rationnelle et logique ? Qu’elle soit le résultat, justement, de l’accumulation des faits avérés ?

“forger sa propre opinion à partir d’informations vérifiées” : voilà le mantra qu’ils vont tous devoir désormais répéter jusqu’à satiété, c’est à dire, comme tous les virus psychologiques, jusqu’à ce que leur ineptie soit démontrée. C’est à dire, quand on s’aperçoit qu’il suffit de ne voir qu’une seule face d’une arbre pour conclure que c’est bel et bien un arbre que nous sommes en train de regarder. C’est comme cela que marche l’entendement, il tisse la réalité à partir des bribes en sa possession. Indépendamment, les bribes ne veulent rien dire, mais ensemble, elles font sens. Si on les rejette et qu’on les oublie d’emblée, est n’est qu’un crétin, et c’est tout ! CQFD.

Test de crédulité sur les circonvolutions du mensonge

J’aimerais faire un détour vers une des plus puissantes manipulations que j’ai vue, je dis “puissante” par la force de la perversion et du cynisme dont il faut faire preuve pour réussir à se hisser à de tels niveaux d’Orwelianisme, d’hypocrisie, de cécité mentale, d’insulte par incidence, de violence psychologique, et une telle aptitude à passer sous les radars de la critique, à tel point que les visées objectives peuvent même être énoncées clairement sans crainte d’être confondus.

Je fais cela de tête, je ne m’embête pas à sourcer, vous trouverez ça sur le net.

A une conférence du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la situation engendrée par l’assassinat de manifestants pacifiques palestiniens par l’entité coloniale qui ne pratique pas de séparation de l’église et de l’état, dite sioniste, est arrivé un intervenant comme un cheveux dans la soupe. Ce qui attirait l’attention n’était pas la vidéo mais les commentaires qui en étaient faits, c’est à dire que la vidéo avait pour but de susciter les commentaires qui conduisaient à en forcer le visionnage. Les commentaires annonçaient la façon dont l’intervention allait être entendue, et personne, évidemment, parmi les commentateurs, n’avait cherché comme je l’ai fais, plus d’infos sur l’identité de l’intervenant, qui accusait Abbas d’être la source de tous les maux.

Le gars se présente comme “Je suis né à Ramallah, j’ai vécu toute ma vie en Palestine”, pour dire que c’est en enfant du désordre. Mais, bien habillé, et présent à l’ONU, il montre de fait qu’il s’en est sorti, et que c’est donc possible de s’en sortir. Il continue en disant qu’il représente le Hamas, ainsi, il se positionne contre Abbas, et on se dit, en défense des Palestiniens, et logiquement contre le criminel de guerre qu’est Israël. En contexte, on sait que Abbas collabore avec Israël, et qu’il occupe un poste bien après la fin de son mandat. C’est un poste officiel sous occupation, lui aussi. Pourtant, périodiquement, il prend une posture humaniste pour justifier sa présence, en demandant à l’ONU la reconnaissance de la Palestine, alors qu’à l’origine, c’est Israël qui demandait à la Palestine la reconnaissance d’Israël, comme état implanté.

Et là, l’intervenant, “avec ses yeux de tueur de chats” (selon un commentateur-contradicteur) s’en prend ouvertement à Abbas. Jusqu’ici, on se dit que c’est logique. Les commentaires eux, disent “enfin quelqu’un qui ose dire la vérité en face”, “Ah ça fait du bien !”, “Regardez comme ils sont tous interloqués !” “Ils ne savent plus quoi répondre pendant plusieurs secondes !” “Y’a que la vérité qui blesse !”, etc…

A ce moment-là, j’ai le doigt sur la souris prêt à relayer la vidéo, que je n’ai pas encore vue. Je la diffuse, et j’entends un beau plaidoyer, disant qu’en gros, ce que tout le monde sait, Abbas est un imposteur, il a volé sa place, il collabore avec le régime sioniste, et que DONC tout ce qui arrive à Gaza (à savoir le meurtre de sang froid des manifestants palestiniens par Israël) est entièrement de sa faute puisqu’il a divisé les peuples (ce qui est vrai), réprimé les gens du Hamas (ce qui est sûrement vrai), torturé, emprisonné des enfants…. Attendez une minute, c’est Israël qui fait ça ! Le gars se retrouve accusé de tous les crimes d’Israël. Et que finalement, par ses actions, il a forcé le Hamas à forcer les Palestiniens à manifester contre les frontières illégales, ce qui les a conduit à mourir. Bref, Abbas aurait conduit à la mort son propre peuple !

Il faut savoir que l’explication sioniste des crimes qu’il a commit, est que c’est le Hamas qui a organisé la manifestation (il y en a eux une dizaine chaque vendredis, et historiquement toutes les semaines depuis douze ans à Nabi Saleh près de la frontière illégale). Et que, ne pouvant s’empêcher de tuer, sachant pertinemment cela, ils ont quand même fait leur manifestation. Et que donc ils étaient bêtes.

Donc voilà les enfants, vous avez les données du problème. Que se passe-t-il ?

Vous pouvez croire que l’intervenant, légitime, qui parle d’une voix forte et claire, presque dépassé par l’émotion, réussi l’exploit de dire la vérité en face à tous ces connards de dirigeants. C’est ce que les commentateurs ont fait, en tous cas. Sûrement que les premiers étaient ceux-là mêmes qui ont diffusé la vidéo, puis les autres leur auront emboîté le pas. Et enfin une toute petite critique est apparue, le 1% de gens avec un esprit critique, en disant “il a les yeux d’un tueur de chats”. Ou aussi “il a sûrement été payé par Israël”. Mais comment est-ce possible, qu’il redirige toute la faute sur Abbas, alors que celui-ci collabore avec Israël, et que le Hamas est l’ennemi juré d’Israël ?

Lien vers la vidéo : twitter.com

Pour le savoir il faut se rendre sur le site de l’association qu’il représente, la bannière de sa cuirasse, le logo de son armoirie UN WATCH. Rien que le nom, ça pète. On a l’impression qu’il est de l’ONU. Il est orné de légitimité. Mais il suffit de se rendre sur le site de cette organisation pour lire :

unwatch.org

UN Watch estime que l’attention disproportionnée dont Israël fait l’objet à l’ONU. illustrent la manière avec laquelle le procès équitable, l’égalité de traitement et autres principes clefs de la Charte des Nations Unies sont souvent ignorés ou appliqués de manière sélective.

En gros, ils expriment clairement leur orientation en faveur d’Israël. Donc oui, l’intervenant était bien “payé par Israël”, ou du moins indirectement. On peut en lire un peu plus pour sonder la profondeur de la démence de cette organisation (qui déteste absolument l’ONU) :

UN Watch croit en la mission que les Nations Unies se sont fixées au nom de la communauté internationale de « préserver les générations suivantes du fléau de la guerre » et d’assurer l’avenir d’un monde plus juste. Nous estimons que l’ONU, malgré ses imperfections, reste un outil indispensable pour réunir les différentes nations et cultures. UN Watch est pleinement consciente du fait que les Etats membres exigent bien souvent de l’ONU qu’elle accomplisse des mandats et des tâches qui ne sont pas réalisables, du moins pas avec les moyens dont l’Organisation dispose.

=> Lisez le lent dégradé de la vérité vers la contre-vérité. Pour comprendre cela, il faut connaître et comprendre au préalable l’esprit des Droits de l’Homme, et l’esprit de l’ONU. En un mot, cet “esprit” n’est jamais coercitif, ils est fondé sur le bien public, et le “bien-vivre ensemble”. Ce serait contradictoire avec sa propre destinée que de se montrer coercitif, puisque précisément le but à long terme de ces dispositions morales, c’est précisément de faire admettre, lentement, la primauté du respect de ses articles sur toute forme de violence, de coercition, de dictature. En gros, dans leur contenu, ces textes de loi disent que la raison est plus forte que la force. Que la logique prime sur l’arbitraire. Que ce n’est pas viable de brimer la liberté. Et donc, que si ces articles doivent être acceptés, cela ne peut l’être qu’en toute liberté, et bien évidemment, jamais sous l’effet de la force, que ces textes de loi combattent. C’est pourquoi, au final, l’ONU est un garant moral de l’évolution à long terme de notre civilisation. Elle est un indicateur, capable de prémunir les états contre ce vers quoi il ne faut pas aller. Ensuite, c’est à eux de s’auto-corriger, et d’admettre leur défaillance, si tel est le cas. Ceci est vraiment très important, les enfants, de le savoir ! Cela vous sauvera la vie !

Et donc, relisez le paragraphe ci-dessus, et observez comme :

- “ses imperfections” : il faut comprendre, toutes les fois où Israël a été condamné par l’ONU, sans jamais n’obtenir la moindre réponse favorable de sa part. Car en réalité, il n’y a pas d’imperfections aux Droits de l’Homme, et à la Charte de l’ONU, seulement, peut-être, des articles à ajouter. Mais pas d’imperfection. Ce sont des textes qui peuvent être jugés “parfaits”, parmi les seuls qui peuvent l’être, justement !

- “un outil indispensable” : Ce n’est pas “un outil”, c’est un guide, il y a là une puissante différence ! Ici, en passant de “guide” à “outil indispensable” (comme dans une pub pour un produit d’entretien “indispensable”), on peut dire que sa nature est dégradée.

- “des tâches irréalisables avec les moyens dont l’organisation dispose” : Ceci, est du foutage de gueule ! Ce n’est pas, ou prou, le rôle de l’ONU, malgré son Conseil de sécurité, de forcer par voir militaire a respecter ses résolutions. Ce ne sont “que” des résolutions, pas des ordres ! Elles ont besoin de la liberté, pour fonctionner. Mais Israël, qui ne comprend que la force, ne retire aucune crainte des résolutions de l’ONU. Si encore les autres pays jouaient le jeu en adoptant les mesures qui conduisent au respect des résolutions, ce serait plus facile, mais là encore, cela n’arrive jamais (grâce à la presse mainstream notamment), et c’est la raison pour laquelle Israël continue de se gausser des résolutions à son encontre.

Enfin, on peut lire avec stupéfaction l’intitulé de cette ONG :

Créée en 1993, United Nations Watch est une Organisation Non-Gouvernementale (ONG) dont le mandat est d’assurer que l’ONU respecte sa propre Charte et que les Droits de l’Homme soient accessibles à tous.

=> Rien que cela ! Ils se positionnent carrément au-dessus de l’ONU, pour juger les juges, surveiller les surveillants, faire la police de la police. Ils considèrent, d’après ce que leur souffle leur expérience, d’avoir subit de nombreuses résolutions à leur encontre, que l’ONU ne joue pas son vrai rôle ! C’est quand même un comble !

Finalement, ce qui était considéré comme de la sidération par les commentateurs de la vidéo du guignol de service, quand la porte-parole d’Abbas écarquillait les yeux et l’assistance restait bouche bée, ce n’était parce qu’ils venaient de se prendre une baffe dans la tronche, ou parce que la vérité fait mal, mais pour les uns, ils étaient simplement complètement interrogatifs et un peu perdus devant ce charabia, et les autres, se disaient “Mais putain quel est ce con qui vient nous faire chier alors qu’on en est déjà réduits à devoir se battre pour simplement faire valoir les droits des Palestiniens devant la loi ?”.

Bref, voilà ce qu’on enseigne à l’école de l’esprit critique, il faut s’armer de patience et être prêt à rencontrer les choses les plus subrepticement pernicieuses qui soient ! Il faut juste, quand on doute, chercher à comprendre ce qui n’est pas logique dans le spectacle qui nous est offert. Et bien sûr, plus que tout, il faut penser par soi-mêmes, et ne pas croire que le monde est une cours de récréation géante, avec des groupuscules identitaires, auprès desquels, pour en être acceptés, il faut tenir les discours qui leur font plaisir ! Non, soyez vous-mêmes, ne croyez personne, et n’ayez peur de personne !

Soyez… révolutionnaires !


Bonus : L’école de Oummo

Suite à la diffusion de l’interview de JPP par Thinkerview, il est légitime que de plus en plus de personnes se posent des questions sur la source de son inspiration, qui l’a conduit à proposer un modèle cosmologique bien plus viable que ceux qui font appel à des artifices tels que “la matière noire” et “l’énergie sombre”. On le traite de “fêlé”, alors que toutes les preuves sont exposées en public. Il convient donc d’approfondir ce sujet, très fortement en lien avec ce qui est ciblé par la dictature des Fake-News.
 Nous pourrons revenir plus tard sur la mère de toutes “les théories de la conspiration”, celle du “Nouvel Ordre Mondial”, qui est bien réelle, et très à craindre.

Quand on s’attaque aux théories de la conspiration cela évoque automatiquement pour les chercheurs sur Oummo une vaste interrogation.
 Les “théories” sont les choses qui précisément ne sont pas prouvées, mais dont les faits conduisent à supputer leur existence. Si la loi-bâillon s’attaque aux non-faits présentés comme des faits, elle n’est pas légitime pour s’attaquer aux théories qui ne sont pas, par nature, des faits, mais des explications de faits.

On a le sentiment que la loi voudrait fabriquer des citoyens dressés pour cracher sur tout ce qui n’a pas été validé par le conseil de “Le Monde”, la nouvelle dictature de la pensée. De toutes façons, les gens sont programmés dès l’enfance à reléguer la réflexion personnelle, la connaissance, et la confiance, à des entités extérieures à eux-mêmes. C’est ainsi qu’une civilisation plonge dans l’obscurantisme. L’énergie qu’il faut déployer pour se battre en permanence contre la somme incroyable d’idées-fausses qui émanent de chaque particule de chaque mot de chaque phrase de tout ce qui peut être prononcé en quelques minutes, est accablant, en réalité. Cela montre bien la vanité doublée d’ignorance crasse que véhicule cette loi aussi absurde que téméraire, et aussi insoutenable que castratrice. Car quand on établit des théories, on n’a besoin de l’aval de personne, mais quand même on a besoin d’être assez soutenus pour pouvoir persévérer toutes les années de travail qui suivront afin d’aboutir à des fait concluants. C’est cela, le long chemin de la connaissance. Et si entre-temps des crétins hallucinés nous rabâchent les oreilles en disant “c’est faux ! c’est marqué dans le Décodex !”, il y a de quoi se pendre plusieurs fois.

Dans l’interview de JPP l’animateur demande si ce qu’il dit est “sourcé”, mais enfin ! il faut bien que quelqu’un au départ soit à l’origine de l’information, surtout si pour l’obtenir il faut avoir fait de nombreux et savants calculs !

Mais, comme je disais (dans l’article complet), la situation est encore plus grave que ce que chacun est en mesure de croire. Et nous, on peut s’amuser, par défi, à énoncer une somme d’affirmations péremptoires qui ne peuvent relever que de la croyance, mais dont on sait qu’un jour elles relèveront de la simple science. Ainsi on nous voit affirmer que le monde a une âme propre, qui relie tout le vivant en son sein. La souffrance des uns est celle des autres. Tout est inter-inclusif, compénétré. L’injustice se paye dans l’au-delà. La vie est l’acquisition de l’expérience, et elle sert à la Création de Dieu. Tout se paye, rien n’est caché. La justice a une raison, un ordre et des lois, qui sont cosmiques, et universelles. La raison force à rendre ces lois adaptatives aux circonstances. Nous ne sommes pas seuls, nous sommes une partie d’un tout. Et là, par-delà les frontières de ce qu’on croit connaître, il y a du bon qui nous attend. Un avenir est possible, un autre monde existe et il nous en montre la voie. Ils nous disent ceci : ils sont sidérés, d’un tel gâchis, et d’une telle folie. Ils s’interrogent, inquiets : “Mais pourquoi les gens ne se révoltent-ils pas en masse ?”.

L’approche des Oummo avec ses correspondants terriens est extrêmement méticuleuse et calculée. Il s’agit de ne pas laisser s’embraser l’idée de leur présence, sachant les désordres que cela causerait, en procédant à une prise de conscience progressive de leur présence. C’est à dire qu’ils opèrent, littéralement, dans les soubassements de notre Conscience Collective (CC, une personne consciente et active faite de l’addition de tous nos aïeuls, et capable d’agir sur des événements stochastiques et sur les consciences), de sorte qu’au moment où la vérité sera dévoilée, cela paraîtra naturel et ne provoquera aucune crispation. Pensez-donc, une seconde, à ce qui se passerait si on utilisait la même méthode pour des visées négatives, telles que l’avènement d’une dictature ! Cela vous parle-t-il ?

Leur approche, disais-je, est discrète, et consiste à précisément ne pas apporter de preuve de leur présence, mais plutôt à permettre le cheminement de la conviction personnelle, et pleinement libre, vers ses propres conclusions. Jamais ils ne critiqueraient des humains, fussent-ils zététiciens (incrédules d’office) d’avoir une opinion franche quoi qu’absurde de leur point de vue. Ceci pour des raisons morales, dont une des formes que cette morale peut revêtir se nomme la non-ingérence, qui se fonde sur la conscience de la perturbation que l’observateur peut avoir sur ce qu’il observe. Il est dans l’intérêt de l’observateur de rester à distance afin de ne pas dénaturer la somme considérable de mesures et de calculs qui sont faits afin d’évaluer correctement la situation de notre évolution collective, et celle de son avenir proche. Bref, de ne pas perturber l’évolution naturelle, considérée comme aussi précieuse que la création elle-même. Ah si les parents pensaient cela de leurs enfants, plutôt que de les brimer afin de les formater, en croyant les préparer à la dure réalité de la vie.

Ensuite, ils ont calculé que cet avenir proche allait être extrêmement tendu, voir peut-être nous conduire à l’autodestruction. Ceci, ils refusent de le laisser se produire, car les fois où où n’ont pas pu l’empêcher, leur laissent un goût amer. De ce fait la stricte loi de non-ingérence a le droit d’être modulée négativement et ponctuellement. Ainsi, un groupe de personnes contactées ou bien simplement désireuses de le faire, a pu échanger avec eux.

Dès lors s’est engagé une sorte de conversation très intéressante, d’une part pour ce qu’elle a d’instructive, mais surtout pour la délicatesse de l’approche qu’elle oblige à avoir de tous les phénomènes qui sont présentés. En substance, le matériel qui nous est présenté n’est jamais, et d’aucune autre manière, que du matériel que nous aurions pu découvrir par nous-mêmes. Ils ne font que pointer du doigt les connaissances existantes, et proposent les assemblages qui s’imposent. Oh, et il y a des choses invérifiables à court terme pour satisfaire notre curiosité et établir des ponts avec les conversations futures. Ils nous laissent dans l’incertitude, établir des théories, puis par petites touches y ajoutent des informations qui les invalident. Et là on se rend compte qu’effectivement, leur critique est fondée, on a toujours trop tendance à croire en nos propres théories, ce qu’eux ne font jamais. Ils répondent aux questions, mais seulement celles qui conduisent notre réflexion vers les buts, scolaires, qui sont décidés en amont. Le but scolaire a été dit seulement à la fin de quelques années de dialogue, il consistait à nous faire prendre conscience de, je cite, “la réalité de la manipulation de [notre] réseau social pour l’intérêt de quelques psychopathes excessivement riches”. En voilà une belle fake news de la théorie de la conspiration, non ?

Oh attendez et il y a celle-là :

NR14
 Le système éducatif et les médias de diffusion de l’information achèvent ce processus qui finit par fragiliser le discernement critique de vos jeunes pour les conformer aux idéologies erronées proférées par vos instances politiques, économiques et religieuses.

Ils nous expliquent également les causes profondes de la souffrance psychologique :

D47–2
Inspiré par une âme pure et un corps qui du point de vue physiologique est une merveille de construction, il se voit depuis le premier moment comme parti intégrante d’un gigantesque réseau social, comme nœud uni à d’autres nœuds par de multiples arcs ou connexions, qui fonctionnent d’une manière désastreuse, l’homme tente infructueusement d’établir le contact avec ses semblables, de s’harmoniser avec eux pour se faire comprendre, sans y parvenir mieux que médiocrement.
C’est le système de communication qui est en faute. Vous n’avez pas trouvé le moyen de communication, le langage approprié, la technique d’information adéquate permettant aux hommes de se comprendre en parvenant ainsi au rendement maximal du réseau social.
Apparaît ainsi la situation paradoxale d’êtres humains, qui étant entouré de milliers de millions de semblables, se sentent terriblement seuls, incompris, poussé à réaliser certains actes de défense contre les autres hommes, bouleversant encore plus le réseau.

Ils brossent un portrait peu flatteur de genre de personnes dont on a parlé et qui écrivent des articles pour dresser les gens de leur air supérieur :

D47–4
Même l’homme qui affiche une carrière reconnue, auréolé par une vie professionnelle riche en expérience et revêtu d’un vernis social dans lequel les bonnes formes d’éducation, la facilité d’expression et sa culture encyclopédique, lui donnent un indubitable air de distinction par rapport au Standard Social qui l’entoure, il n’est pas alors difficile de s’apercevoir qu’au fond, comme vous tous hommes et femmes de la Terre, il se comporte en réalité comme un véritable enfant saturé de réflexes absurdes, de réactions névrosées apparemment inexplicables, de schémas mentaux stéréotypés, de manques de logique et ce qui est encore pire : UN GRAND NOMBRE DE FACTEURS INHIBITEURS QUI VOUS EMPÊCHENT D’ÉVOLUER MENTALEMENT.

Et toujours à propos de l’éducation :

D47–4
Le grave défaut des systèmes pédagogiques terrestres se trouve dans le fait que des personnes avec une grande formation intellectuelle continuent encore à être esclaves de vices sexuels ou d’autres de moindre importance comme le tabac, avec des normes de vie très peu sincères dans lesquelles il n’y a pas la moindre cristallisation d’un authentique intérêt et d’une véritable inquiétude pour l’injustice sociale, avec un durcissement spirituel honteux envers les malheurs des gens qui nous entourent AVEC UNE INEXPLICABLE INTOLÉRANCE ENVERS CEUX qui brandissent les bannières progressistes POUR UNE SOCIÉTÉ PLUS JUSTE. Faute qui se reflète même dans la vie quotidienne quand vous êtes incapables de sélectionner même les aliments les plus adaptés et les plus riches en calories, et qui sont souvent les plus économiques.

Cette fameuse éducation souffre précisément, et entre autres, de l’influence néfaste des médias :

NR14
Votre problème de fond n’est pas biologique mais psychologique. La réforme doit effectivement passer par l’éducation des jeunes coupés radicalement de l’influence néfaste:
- de leurs propres géniteurs ;
- de l’environnement social qui les encourage à adopter des comportements déviants tels le tabagisme, l’alcoolisme, la violence, la consommation de drogues, la pratique d’un érotisme morbide ainsi que d’une sexualité débridée et erronée;
- des médias de diffusion de l’information qui contaminent leur capacité encore intacte d’analyse objective.

Le fait est que le problème est encore plus profond :

D47–4
Ce n’est pas à cause du prix élevé des manuels, c’est surtout le problème de leur sélection. Nous en voyons des milliers dans les étalages, mais lequel est le plus adapté? Si nous avons recours à un spécialiste, il nous répond par une série de généralités et de concepts incompréhensibles. Si un ami nous recommande le seul ouvrage qu’il connaisse il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas le meilleur. Sil s’agit d’un traité de vulgarisation, il nous apporte une série d’idées nébuleuses et de suggestions qui deviennent inefficaces si on essaye de les mettre en pratique. Si le texte est profond nous sommes confrontés à toute une série de concepts techniques incompréhensibles qui nous pousse à le refermer avant que d’arriver à la troisième page.. et ensuite… Que de points de vue ! Que de différences entre l’un et l’autre auteur ! Qui parmi eux a raison ?
APPARAIT ALORS UNE RÉACTION DE LASSITUDE, D’ABANDON, DE CONTINUER LA VIE TELLE QU’ELLE EST, SANS OFFRIR UNE RÉSISTANCE QUE VOUS JUGEZ INUTILE. Et c’est ainsi que surgit la plus dangereuse des idées INHIBITRICES : “attendre que surgisse en un lieu quelconque ou présenté par un quelconque homme terrestre, une FORMULE SIMPLE ET FACILE qui nous sorte de notre état léthargique “.
Répétons que cette idée est DESTRUCTRICE et DANGEREUSE.

Ils mettent en exergue les différents contaminants de la conduite morale :

D47–7
Voyez l’esclavage mental que supposent pour vous les déviations aux milliers d’habitudes pathogènes comme le tabac, les épices, les formes irrationnelles d’organisation de la vie quotidienne, la soumission mentale aux agents qui déforment la personnalité (comme sont certains spectacles, les séries télévisées, les formes éducatrices et la publicité commerciale), les déformations pour raisons politiques des articles de la presse qui polarisent les groupes sociaux vers des formes politiques aberrantes, les dommages exercés par presque tous les parents envers leurs enfants, la soumission et la crainte devant les multiples TABOUS sociaux, ainsi que l’enracinement des préjugés sans nombre qui vous empêchent, vous les hommes de la planète Terre, de maintenir une saine flexibilité de pensée, en les enchaînant en revanche à un cadre mental sclérosé et rigide… Où se trouve cette liberté et cette exubérance de l’âme terrestre? Les conduites, que vous jugez totalement régies par la liberté, sont en réalité soumises à des motivations subconscientes d’origine aberrante, induites à leur tour par une mauvaise éducation ou par la crainte de la société qui vous entoure.

Cette histoire de tendance à la soumission est l’objet d’une critique cinglante de nos systèmes qui se prétendent démocratiques :

D104–1
L’un des grands problèmes des structures démocratiques que vous avez installées et qui constituent leur échec, malgré qu’en principe et dans les tâches sociales actuelles ce soient les formes politiques les plus justes par leur inorganicité et leur respect de la primauté de la loi basée sur les droits de l’homme, c’est précisément le fait que nous avons fréquemment constaté et qui a été dénoncé par des penseurs de la Terre, qu’une grande partie des Oemii NE DÉSIRENT PAS ÊTRE LIBRES. Ils ressentent le désir impérieux d’être soumis à un maître absolu. Désir inavoué dans un grand nombre de cas, non pas par hypocrisie mais parce qu’il bat dans l’inconscient individuel. (nous savons aujourd’hui qu’il a son fondement dans ce que nous appelons le BUUAWEE VIAEII (NIVEAU SPIRITUEL COLLECTIF)). Ce désir de soumission constitue une relique dont vous avez hérité génétiquement des époques passées (nous vous conseillons d’approfondir l’étude de la PALÉONTOLOGIE) où l’unique défense des humains primitifs de la Terre, face à l’hostilité du milieu physique et écologique (tremblement de terre, animaux) s’est appuyée plus sur la force musculaire que sur l’ingéniosité. Les plus faibles avaient besoin de la protection de ceux de forte constitution. Le prix en était la soumission aveugle.
Vos frères de la base subissent d’autre part les difficultés inhérentes à l’élaboration de schémas mentaux complexes. Ils vivent dans un monde technologique et de grande complexité. Il leur est impossible de comprendre intellectuellement aussi bien la structure des machines qu’ils utilisent journellement que l’hyper complexité des appareils administratifs, judiciaires, économiques, de l’entreprise… Même s’ils se spécialisent dans l’un d’eux, ils ne pourront jamais appréhender les autres. Ainsi un médecin trouvera aussi difficile de comprendre les circuits d’un vobulateur ou générateur de fréquences variables utilisé en télévision, que pour un technicien en électronique d’assimiler le processus de synthèse des aminoacides. L’ effort mental qui serait nécessaire pour sortir de son étroit domaine de connaissances professionnel indispensable pour pouvoir s’intégrer dans une société de consommation, n’est effectué que par quelques rares humains. Les autres renoncent à PENSER, ils délèguent cette faculté à leur LEADER (qui est d’autre part choisi de manière irrationnelle par le subconscient). Ils se transforment ainsi en pions facilement manœuvrables par des dirigeants de mentalité totalitaire et par les manipulateurs de l’opinion publique (PUBLICITÉ, PRESSE). Le MAÎTRE pense pour vous. Et si au moins ce maître était un intellectuel, un sociologue, un pasteur religieux, la société pourrait encore se structurer mieux, bien que le fondement de L’AUTORITÉ continuerait à être vicié !. Ce qui est grave, c’est que le LEADER, le MAÎTRE, procède presque toujours des AIRES NEUROMOTRICES, ses décisions ne sont pas contrôlées par le cortex mais par le paléoencéphale, c’est-à-dire les zones les plus primitives du cerveau.

Au final ce dont souffre l’humanité c’est précisément la mal-information, explique ce rapport de 1973, qui était déjà à l’époque une critique sévère des médias :

D104–2
l’OEMII est privé de ce dont l’être pensant a le besoin le plus essentiel pour développer sa capacité de penser, son attitude créatrice : DES DONNÉES EXACTES sur la RÉALITÉ qui l’entoure.
La déformation de ces données : leurs média d’information ne lui pervertissent pas totalement la vérité, une grande partie des faits décrits sont réels, mais les techniques utilisées pour perturber l’information sont les suivantes :
- omettre ceux des aspects de la description qui peuvent déplaire au Directeur du Média, à ses supérieurs ou à ses frères liés financièrement au groupe, ou à des dirigeants déterminés. Ainsi dans les nouvelles au sujet d’une guerre, on ressassera les atrocités commises par les adversaires du pays ami, en faisant le silence sur la barbarie des soldats servant dans la faction amie.
- en accentuant avec des types ou des caractères de grande taille et par l’emplacement de la nouvelle sur une page importante, celles des informations qu’ils désirent voir exercer un grand impact ; et de plus quand ils se voient obligés de publier une nouvelle indésirable, ils l’inscriront avec des caractères de petit format, en la reléguant en pages intérieures, ou en l’émettant sur des fréquences radioélectriques à des heures de faible écoute populaire.
- le commentateur forçant sur les adjectifs critiques, les commentaires ironiques de caractère mordant, les phrases méprisantes ou en utilisant des termes stéréotypes qui suscitent chez les lecteurs, auditeurs ou spectateurs d’une nouvelle qu’il veut discréditer, des réactions d’antipathie, de haine ou de mépris. Ainsi un périodique conservateur francophone édité dans la capitale du pays France commentait les sessions du Tribunal Russel, qui condamna comme criminel de guerre le Président des USA, en affirmant à l’intention de ses lecteurs que les scientifiques et les sociologues réunis dans le fameux comité, n’étaient rien d’autre que de pauvres dérangés mentaux.

Cette influence néfaste des médias et de l’irrationalité politique est précisément celle qui empêche une évolution harmonieuse du système social :

D104–2
Les hommes de la Terre se voient soumis de cette façon à l’influence de facteurs extrinsèques qui les empêchent, dans un pourcentage très élevé de la population totale, de développer leur propre capacité intellectuelle pour tenter de sortir de leur léthargie.
Si l’immense capacité de ce développement mental que serait l’addition de tous les individus de votre astre froid, pouvait s’intégrer dans le but de rationaliser vos propres programmes prospectifs et ne fut pas étouffé par cette volonté collective de soumettre sa propre intelligence à celle de vos propres maîtres, on pourrait espérer un changement révolutionnaire sans violence, qui transformerait en moins de douze ans les structures socio-économiques en des modèles réalistes scientifiquement acceptables.

(Ces documents sont les rapports envoyés sur Oummo pour décrire les habitants de la Terre)

Enfin, on peut lire avec stupéfaction que le lent processus d’abrutissement opéré par les médias est une action parfaitement volontaire et calculée :

D104–2
Faute, donc, d’une information équilibrée ou totale, l’Oemii de la terre va acquérir lentement les habitudes, les modes de vie et les idées propres à ses maîtres. Le rythme inhumain du travail (en Europe l’Oemii travaille une moyenne de 5 heures 12 minutes par jour avec des variations dans les différents pays) lui rend impossible de pouvoir consacrer du temps à méditer et c’est donc pour lui une libération, par l’économie d’effort mental que cela suppose, le fait que les présentateurs et les journalistes lui fournissent les idées stéréotypées qu’il assimile comme si c’étaient les siennes et qu’il répète sans cesse comme si elles étaient le sous-produit de son esprit.
Toute l’économie structurelle des pays de l’Ouest de l’Europe, d’une partie de ceux de l’Asie, de l’Afrique et de l’Océanie et pratiquement de tous ceux de l’Amérique est basée sur des modèles perfectionnés de capitalisme en ce que les biens et le capital sont contrôlés par des groupes déterminés d’oemii qui offrent comme compensation aux secteurs de base un bien-être à base de possibilités d’acquisition de biens artificiels de consommation.
L’aboutissement que ce bien-être artificiel produit sur les malheureux hommes de la Terre est, si c’est possible, aussi lamentable que celui engendré par les modèles plus tyranniques dans lequel l’humain se voit soumis à l’esclavage.
Dans ces nations, l’oemii de la Terre vit dans l’obsession d’augmenter son environnement physique avec des objets qui constituent en réalité des besoins artificiels comme l’ont très bien dénoncé une multitude de sociologues intelligents de la Terre. Ils deviennent les esclaves du désir de quelques vacances payées, d’un véhicule luxueux, et d’une multitude d’accessoires engendrant une pollution de l’environnement : par le consommateur de tabac (la plante hachée utilisée sur Terre en combustion pour absorber par voie buccale ces émanations d’aérosols, et composés chimiques d’action thérapeutique mais qui, utilisés par eux de manière abusive, se transforment en toxiques).
Leurs maîtres les entourent ainsi d’un paradis illusoire, toxique pour l’esprit, qui, comme n’importe quel stupéfiant de nature chimique, les rend incapables de se développer pleinement comme homme intégral et entier. Ayant satisfait ses besoins immédiats : alimentation, thérapeutique au niveau des dernières avancées chimiotechniques et cliniques, habillement et un pouvoir d’achat limité pour satisfaire les besoins artificiels qu’un modèle économique monstrueux se charge de créer afin de pouvoir à son tour s’étendre, l’oemii de la Terre, citoyen de ces pays, va former sans cesse de nouveaux et nouveaux modes de conduite ou réflexes sans lequel il pourrait parfaitement vivre puisque, au lieu de satisfaire d’authentiques nécessités vitales, il pervertit la fin en moyens, et engendre des conduites et des exigences qui le rendent esclave des artefacts acquis. Ainsi il s’obligera à maintenir les plis de son pantalon (pièce de vêtement qui couvre les extrémités inférieures) tous les matins, pour pouvoir utiliser un dispositif électrique conçu à cette fin, et acquérera avec beaucoup d’assiduité certains animaux marins (langoustes, huîtres, etc…) de caractéristiques diététiques très douteuses, pour utiliser le dernier instrument d’acier capable de fracturer les carapaces de telles zooespèces.
Son goût pour les manifestations véritablement artistiques ira en s’atrophiant progressivement. Les nouvelles formes dégradées de plaisirs se substituent à celles de ses ancêtres. Dans beaucoup de pays le sport se pervertit en spectacle pendant que c’est à peine si l’oemii peut et a le temps de le pratiquer, et les formes de publicité pour toute cette gamme d’objets absurdes d’un paradis tellement cinglé, finissent par créer une confusion mentale qui le transforme en demi-humain, incapable de créer, de penser et de maintenir des critères indépendants. C’est une forme subtile mais pas moins insidieuse d’esclavage beaucoup plus terrible que celui que subirent ses ancêtres, puisque au moins ceux-ci étaient maîtres de leurs propres cortex cérébraux.
De cette manière les détenteurs des moyens de capital et de pouvoir politique peuvent accentuer leur domination avec les votes soumis de ces nombreux esclaves, sans crainte de révolution violente qui leur raflerait le pouvoir. Ces oemii, non seulement ont renoncé au contrôle de la gestion de leurs États et entreprises respectives, avec comme conséquence qu’ils se convertiront en esclaves définitifs, en ne pouvant pas participer au cadre de décision que trace par-dessus leur tête les humains détenteurs d’un tel pouvoir, mais encore ils bénissent eux-mêmes leurs maîtres qui leur permettent de posséder des véhicules à traction autopropulsés ornés d’embellissements chromés, d’acquérir des plisseuses de pantalon et de fumer des tranquillisants artificiels, et quand arrivent des journées de votes électoraux, ils voteront pour le candidat le mieux à même de bloquer les aires corticales de leurs frères en disgrâce qui restent encore autonomes.

*

De nombreuses années d’étude de ces dossiers m’ont (nous ont) enseigné la parcimonie, le devoir de rigueur, l’envie et le besoin de faire des recherches et des études sur tous les sujets dans toutes les disciplines scientifiques, à s’intéresser y compris à nos “ennemis”, à toujours garder une approche pacifique et désintéressée de la vérité, plutôt que ces nervis de “Le Monde” (tel qu’ils se voient), porte-parole d’un état synchronisé avec d’autre états, sous l’égide de multinationales, téléguidées par des oligarques-actionnaires, eux-mêmes les “contremaîtres” des 0.09% qui possèdent 44% de toute la Terre, (et 75% en incluant la classe de 9% d’oligarques), et dont la folie n’a aucun égal ou aucune échelle de mesure connue.

Il faut bien comprendre que, pour croire “aux petits hommes verts” la plupart des gens attendent que cela soit autorisé par “Le Monde” (tel qu’on vous le laisse voir). Pour s’autoriser eux-mêmes à accepter une évidence telle que celle-là, ou telle que l’effondrement des tours-jumelles de World Trade Center, ou telle que l’holocauste irakien bien pire que celui des nazis (en nombre de millions de morts, sous nos yeux, mais en silence), ou tel que le nazisme israélien qui commet un génocide lent et un colonialisme éhonté, imbu, et totalement psychopathe, en guise d’expérimentation de ce que le monde entier pourra subir dans les décennies à venir, bref je disais, pour s’autoriser à croire en telles choses, celles-là et des centaines d’autres qui paraissent plus légères, il faut que l’état, la loi, la voix du système, bref “la force” les y enjoignent. Sans cela, ils se retrouvent en porte-à-faux avec “la force”, “la puissance”, ce contre quoi ils n’ont aucune chance de pouvoir rivaliser, et même leurs plus proches amis risquent de les dénoncer comme des fous, et bientôt pourquoi pas, de terroristes.

Mais alors, dis-je, que reste-il à la croyance si, de l’incrédulité, on passe directement à la certitude ? Quel cheminement intellectuel cela conforme-t-il, et quelle expérience de la vie cela procure-t-il ? Croyez-le, ou sachez-le, subir l’information revient très directement à se faire vider son âme de toute substance.

Ce n’est qu’à l’issue d’un travail volontaire, impulsé par la curiosité, un réel désir de justice, une émotion puissante de compassion, et une réelle envie de servir Dieu (s’il est encore autorisé d’y croire), la Création, bref nous-mêmes, l’évolution de l’humanité vers un monde meilleur, avec tous les efforts que cela nécessite, qu’on retire de la fierté, et un attachement particulier à la vérité. Sinon, quel attachement peut-on attendre de gens à qui on aura imposé ce qui est vrai ou pas ?

Ceci, est finalement la parfaite antithèse du facebook-life, où on voit défiler des mètres et des mètres de petites annonces qui dénoncent des crimes, des horreurs, des pétitions, des victoires, des révoltes, des stupidités, de mignonnetés, et ainsi de suite en boucle toute l’année, jusqu’au point où on en n’a plus rien à faire, où cela ne nous fait plus aucun effet, et où même les pétitions, les crimes, les horreurs qui nous appellent à l’aide, on les fait défiler vite fait pour aller voir le canard qui fait des glissades, en oubliant le reste, le monde, sa vie et son âme. Facebook, c’est une fabrique de l’indifférence, et une vaccination contre l’horripilante réalité du monde. A la fin, les gens sont des zombis, ils passent la journée entière éclairés par la lumière de leur smartphone payé à grands frais, jusqu’à devenir insensibles, connaisseurs, au courant de tout, étonnés de rien, et parfaitement insensibles.

Puisque nous sommes là, sachez que le crash économique de 2019–2020 consistera à “tirer” (appuyer sur un bouton), que les états seront disloqués, conformés en gouvernement mondial, qu’il y aura un milliard de morts les deux premières années, et que ce plan correspond parfaitement aux conditions nécessaires pour qu’une des deux races extraterrestres hostiles, en lice pour ce titre, puisse intégrer, gentiment et pacifiquement, la planète Terre sous l’égide de sa collection de planètes d’esclaves.

Je pense qu’il faut le savoir (dans la catégorie des Fake-News, on verra qui a raison !).

Mais ce n’est pas grave si vous ne le croyez pas, sachez seulement à quel point c’est vraisemblable, et à quel point ce serait impossible si les gens s’unissaient pour former, par eux-mêmes, en toute indépendance, leur propre gouvernance mondiale et sociale. Et pour conformer un système social qui soit inexpugnable par la corruption, désintéressé, rationnel, et capable de poursuivre des objectifs globaux sains.

Que notre évolution collective soit prise en main, et maîtrisée, par des intérêts qui vont dans le sens de la liberté, des droits de l’homme, de la paix, de la justice sociale, et de l’intelligence.

C’est possible de faire cela, et nos amis d’Oummo, tels des grands-frères, nous montrent que c’est possible. Ils se présentent à nous comme une civilisation avancée, pacifique, morale, loyale, dynamique, exempte de tous les vices que les hommes ont laissé germé, perdus dans l’ignorance de la finalité de leur propre vie.

Mais c’est cela, qui va changer. Et on n’a aucun besoin de ces lois dictatoriales pour qu’elles changent, au contraire, elles s’y opposent strictement. Leurs lois, s’ils veulent que les gens y contribuent de façon à leur donner corps, il faudra en premier qu’ils se l’appliquent à eux-mêmes. Et sur ce point, ils sont à des années-lumières d’être exemplaires !

tlex.fr

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