Esprit critique, es-tu là ?

“Sous les jupes des filles” d’Audrey Dana

Aujourd’hui : ( qu’est ce qui m’a déjà pris d’aller voir ça, vous me direz. Je sais ça fait excuse bidon mais j’ai accompagné une copine qui mourrait d’envie de le voir, et à vrai dire, depuis que j’avais vu Audrey Dana dans “Roman de Gare”, le seul bon Lelouch depuis une bonne dizaine d’années, je me suis dit pourquoi pas. La fille a l’air sympa, les actrices sympa, l’affiche sympa, ma copine sympa, l’ouvreuse sympa, moi super sympa, Drucker qui en parle non stop depuis deux mois presque sympa, bref allons-y quand même.

CE A QUOI JE M’ATTENDAIS :

CE QUE J’AI VECU :

Une réunion de vieux tampax, avec des gros lourds dedans. Oui des mecs puisque le but du film c’est de désacraliser la femme, et que Audrey Dana se rassure, c’est totalement réussi. Je suis même pas certain d’avoir envie de baiser avant un long moment, merci Audrey.

L’irrévérence, la potacherie, la vulgarité, la grossièreté n’ont pas que des défauts au cinéma. Elles ont parfois accouché de choses intéressantes, et j’en suis même assez bon client.

Ici le problème n’est pas là, on se retrouve face à un film qui n’aurait peut-être jamais du naître. un objet embarrassant dont certaines fulgurances semblent tout droit sorties d’un esprit dérangé.

Quelques exemples de dialogue : “ tes ovaires seront bientôt tellement secs que tu pourras bientôt les donner à manger à mes enfants…ou “je vais faire couler de la cire sur tes yeux et quand elle sera sèche, je tapoterai avec une aiguille jusqu’à ce que j’atteigne ton iris”…. Les pets incontrôlés de Laetitia Casta, Audreay Dana s’enfonçant un tampax les doigts plein de sang, ou la scène de danse finale totalement ahurissante ne sont finalement que de petites péripéties dans cet océan de merde scénaristique.

Reste quelques acteurs capables de faire en sorte que la galère ne s’y enfonce pas totalement.

Juste à quelques centimètres au-dessus du fond.

NOTE : 1/10