Note pour le premier tour

Avant la dette, avant l’emploi et le PIB, il y a la planète, le climat, les pollutions qui appauvrissent la biodiversité et qui, bientôt, nous feront crever comme une andouillette un midi d’été ; parce que du travail sans travailleurs vivants, c’est moyen comme perspective, et la dette, quand nous mangerons les pissenlits génétiquement modifiés par la racine, elle perdra un peu de sa force moralisante. Un humain conscient de sa propre finitude et du peu de temps qu’il reste à la postérité pour le faire passer pour un con devrait voter en conséquence, s’il décide d’aller voter, ou profiter des premières douceurs printanières avant que le soleil ne lui grille définitivement l’épiderme. Mais non ! Il préférera nourrir le porte-monnaie d’un délinquant népotiste et récidiviste ou les élucubrations xénophobes d’une pétasse beuglant des insanités de verrat en truie depuis 1956… Ou voter pour son banquier à peine post-pubère qui exerce sa mue vocale dans des meetings trop grands pour lui. L’humain va voter comme un condamné fume sa dernière clope. Quel con.

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