Note pour le second tour #2

Une (toute) petite idée ressort parfois : les descendants d’immigrés votent Front National (ou «le fascisme en France, c’est de la faute aux étrangers, ma bonne dame»). L’argument pose question. D’abord, il faut être Français pour pouvoir voter en France dans une élection nationale, la gauche ayant constamment renié sa promesse du droit de vote aux étrangers faite dans les 70s. Ensuite, si l’on différencie les descendants d’immigrés du reste de la population, c’est qu’on estime implicitement qu’il existe des «Français de souche». Et ça, c’est pas trop un concept républicain, droit-du-soliste et anti-fasciste : c’est même tout le contraire !

«Aucun mot n’est innocent. On peut même dire que les mots sont des armes, parce que derrière chaque mot se cache un arrière-plan idéologique et politique», pouvait-on lire dans une note interne du FN à l’usage du militant. Déplorer la montée du Front National en lui empruntant son arsenal théorique et son vocabulaire, c’est tomber dans le panneau.

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