Note pour le second tour

Alors oui, le fascisme est une forme exacerbée, concentrée du capitalisme ; le second mène au premier comme l’élection et la politique de Macron peuvent conduire Jean-Marine Lepen au pouvoir en 2022 (et c’était déjà vrai de l’élection de Sarkozy, qui nous a donné Hollande, et de celle de Hollande qui nous donnera probablement Macron… et pas Lepen, notez). Alors oui aussi, le capitalisme n’a jamais eu besoin de son devenir-fascisme pour générer de la pauvreté, de la misère sociale et culturelle, ni pour détruire la planète. Mais dans ma famille, voyez-vous, le fascisme a plutôt mauvaise presse, peut-être parce que mes grands-parents l’ont réellement vécu, subi, fui et combattu… Alors, en leur mémoire, je vais aller voter pour le chicon pensant Emmanuel Macron. Et j’aimerais que la gauche de gauche nous fasse, pour une fois, l’honneur de ses postures radicales en dehors des périodes électorales et qu’elle combatte, fermement, dignement, intelligemment, efficacement, bruyamment, passionnément, le capitalisme dans l’exercice du pouvoir et pas seulement à son échéance. La «révolution» par les urnes a été perdue au premier tour ; c’est dans l’action soutenue, la culture, la persuasion, l’opposition et le combat politique quotidien qu’il faut la mener désormais et pas dans une radicalité abstraite et éphémère qui n’a jamais fait que renforcer le pouvoir en place.

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