Je suis de retour… sur Medium

Il y a trois semaines environ, je postais un dernier billet sur mon site personnel, dans lequel j’expliquais que je souhaitais changer de formule pour, entre autres, m’arrimer à une plateforme plus « ouverte », plus participative, mieux référencée que le blog Wordpress auto-hébergé que j’alimentais depuis 2014. Il ne m’a pas fallu longtemps pour trouver mon bonheur : me voilà désormais sur Medium ! Pourquoi avoir choisi cette crémerie plutôt qu’une autre ? Réponse.

Des contenus de qualité

D’abord parce que j’ai pu y lire des articles très intéressants. Medium fourmille d’auteurs, d’entrepreneurs, de journalistes, de coachs, de passionnés, de spécialistes qui publient des contenus d’une très grande qualité. Certes, il est préférable de maîtriser la langue de Shakespeare pour en profiter vraiment, mais les articles en français se font de plus en plus nombreux et pour peu qu’on prenne le temps de sélectionner soigneusement les « tags » auxquels on s’abonne, il est possible de ne lire que des billets écrits dans sa langue maternelle.

Les thèmes traités sur Medium sont légions : sciences, technologies, société, politique, économie, écologie, mode, cuisine, arts, voyages, transports, chacun peut y trouver son bonheur en quelques clics en fonction de ses affinités et de ses centres d’intérêt.

Et tout ça, gratuitement.

Une interface simple et efficace

Ensuite parce que l’interface de Medium, que ce soit sur ordinateur, tablette ou smartphone (une app dédiée est disponible sur ces deux derniers supports), est réellement agréable à utiliser. Pas de fonctions inutiles, pas de menus à rallonge, pas de bannières envahissantes ou de trucs qui clignotent dans tous les sens, on sent bien que les concepteurs de cette solution ont voulu donner la priorité au contenu. Le texte s’affiche de façon claire dans une police très lisible et l’intégration de photos ou d’illustrations est facilitée.

Ceux qui me connaissent savent que je ne supporte pas les interfaces chargées aux fonctionnalités pléthoriques, c’est d’ailleurs pour cette raison que je travaille essentiellement avec le logiciel Ulysses (The Soulmen) sur OSX et iOS, un traitement de texte Markdown à la fois puissant et minimaliste. Je retrouve dans l’éditeur de Medium la sobriété et la simplicité qui font le succès de Ulysses. Cerise sur le gâteau, je peux même publier mes textes sur Medium directement depuis l’interface de mon logiciel favori, en conservant la mise en forme Markdown, ce qui n’était pas le cas avec Wordpress où je devais jongler avec le copier-coller.

Communauté, partage, magazine

Enfin, c’est le concept d’appartenance à une communauté qui m’a séduit. Lorsqu’on publie du contenu sur un blog auto-hébergé, noyé dans l’immensité d’Internet, il est difficile, surtout au début, de toucher un public. On a l’impression de vivre sur une île déserte et de jeter régulièrement des bouteilles à la mer en espérant que quelqu’un lira les messages qu’elles contiennent. Certes, Medium ne garantit pas le succès aux auteurs et aux blogueurs qui utilisent sa plateforme, mais il est beaucoup plus facile de s’y faire remarquer que lorsqu’on écrit dans son coin, sous une URL inconnue au bataillon. Même si je ne cherche pas à devenir riche et célèbre, j’avoue que c’est quand même bien sympathique de recevoir des visites (et mieux, des commentaires) lorsqu’on a passé des heures à écrire quelque chose.

Bien évidemment, Medium facilite nativement et sans plugins additionnels le partage des articles avec Twitter et Facebook, passages désormais obligés pour quiconque souhaite attirer des lecteurs vers les contenus qu’il propose. En 2016, plus personne ne lit les blogs de façon séquentielle depuis la page d’accueil, les réseaux sociaux ont bouleversé la façon dont les lecteurs consultent l’information, ces derniers butinant les contenus de lien en lien, parfois sans même s’attacher à en découvrir les auteurs. On peut certes le déplorer mais c’est une réalité. Les concepteurs de Medium l’ont bien compris en proposant notamment une présentation sous forme de magazine dans lequel se juxtaposent et se succèdent les articles de dizaines de contributeurs. Je suis d’ailleurs le premier, sur Medium, à lire plusieurs billets d’affilée sur un sujet en particulier, mais pratiquement jamais deux textes du même auteur dans la même session. C’est le propos qui m’intéresse, plus rarement celui qui les tient. Je suis comme mes lecteurs, je zappe, je sélectionne, je papillonne.

Qualité des contenus, interface épurée, intégration avec les logiciels d’écriture, partage facilité, communauté active, la plateforme Medium ne manque pas d’atouts. Elle n’est pas la première à se lancer dans ce concept, mais elle le fait bien.

Et après ?

Alors que vais-je écrire sur ce nouvel espace fraîchement ouvert ? Probablement des textes un peu différents de ceux que j’ai publiés par le passé. Je serai désormais beaucoup moins loquace sur mes doutes, mes craintes, mes colères, mes travers parce que je ne souhaite plus m’exposer, me mettre à nu, me donner en spectacle d’une certaine façon. Je préfère confier tout ça à un journal personnel, à l’abri des jugements. Je vais plutôt me consacrer à mes petites fictions, mais aussi partager des réflexions sur ce que m’inspirent mes lectures, mes voyages, mes sorties, mes passions, mes rencontres. Sachant que je suis en congé sabbatique depuis le 1er avril et jusqu’à la fin de l’année 2016, les occasions de consigner ce qui me passe par la tête seront sans doute nombreuses. Qui sait, peut-être trouverez-vous, au fil des semaines, de l’intérêt et du plaisir dans ces lignes.