Quand contempler la démocratie ne suffit plus.

Elu Conseiller Municipal à Versailles en 2014 sur la liste du « Progrès pour Versailles », j’ai fait l’expérience amère du bricolage politique et d’une démocratie qui oublie trop souvent les citoyens.

Non-encarté au PS, j’ai toujours marché à gauche. Comme beaucoup de français de ma génération le 21 avril 2002 a été une vraie claque. A cette époque ma vie personnelle et professionnelle n’était pas compatible avec le projet d’un mandat électif : trop de travail, DRH d’une entreprise cotée au CAC 40, des enfants jeunes à accompagner… Ce sont les arguments que j’utilisais pour ne pas m’engager plus loin. La question de rejoindre un parti politique s’est posée plusieurs fois, souvent même… J’avais l’impression qu’adhérer simplement, payer une cotisation pour soulager ma conscience sans pouvoir être un acteur de terrain était une forme de trahison de ceux qui se battent pour des valeurs, et des idées progressistes.

Chacun est libre de vivre comme il l’entend dès l’instant où il respecte et encourage le bien public (pro bono). Ce socle commun, la République, qui nous permet de vivre ensemble dans un cadre protecteur et stimulant est essentiel pour moi. Je veux défendre une société où chacun se développe à son rythme et crée de la valeur pour les générations futures.

Et puis le Front National a continué son chemin à chaque élection un peu plus haut. Des mensonges, une instrumentalisation des difficultés économiques et sociales voilà le programme du FN. L’arrogance du gouvernement « Sarkozy » n’était pas simple à supporter non plus. Bref, regarder passer les trains n’était plus possible. Je considère que chaque citoyen est responsable de la part de plaisir que nous pouvons prendre à vivre ensemble en France. J’ai toujours voyagé à l’étranger pour le travail mais aussi par soucis d’ouverture au monde pour mes enfants. Au moment du retour en France, c’est chaque fois la même conclusion : que la France est belle et que son modèle socio-économique est précieux. Ca ne peut pas être toujours la faute des autres quand la France dérape et laisse resurgir quelques idées bien rances (exclusion, homophobie, racisme, repli sur soi…). Aussi, l’engagement pour combattre l’obscurantisme, valoriser le travail de proximité des acteurs du social et défendre une école publique et laïque est devenu nécessaire, urgent…

C’est ce combat pour une France plus humaine qui a guidé mon entrée dans la campagne des municipales à Versailles en 2014. Conseiller Municipal dans l’opposition, j’ai participé à la campagne des Européennes puis à celle des Régionales, il y aurait beaucoup à écrire sur ces sujets. Ce sont ces belles aventures humaines de terrain qui ont renforcé mon appétence pour le dialogue avec les citoyens et la recherche de solutions concrètes pour améliorer nos vies personnelles et professionnelles.

Au final, je n’ai jamais adhéré à un parti politique pour une simple raison qui explique aussi mon choix de soutenir Emmanuel Macron aujourd’hui : être libre, loin des clivages simplistes qui nous empêchent d’agir. La France, c’est un territoire complexe avec des métropoles hétérogènes et des zones moins peuplées, un tissu économique varié post industriel et au potentiel de services gigantesque. La France reste un territoire d’innovation et de droits fondamentaux autour de la santé, de l’éducation et de l’accès à la culture qui font notre fierté. Notre offre politique doit être aussi ouverte et diverse qu’est la France.

Aujourd’hui grâce à l’immense travail de concertation que nous menons dans nos comités locaux « En Marche ! », il se dessine une vision exigeante de la France avec comme seul objectif de rassembler et de monter au combat sans concession pour gagner le pari de l’avenir. Seul Emmanuel Macron propose ce contrat clair avec les françaises et les français. L’homme apparait à la fois précis et chaleureux et doté d’une ambition respectueuse de la place de tous.

S’engager dans le mouvement « En Marche! » m’est apparu comme une évidence car je souhaite défendre une politique qui se nourrit avant tout d’un débat citoyen ancré dans la réalité. Je suis un engagé de la première heure, dès le 6 avril 2016. Pour moi, « En Marche ! » porte une vision renouvelée et positive de la social-démocratie. Je participe à la vague qui monte et toutes les personnes que je rencontre depuis septembre 2016 dans les comités locaux, sur les marchés, dans nos réunions du mouvement dans les Yvelines me donnent le sentiment du plaisir retrouvé de faire de la politique dans sa dimension la plus originale.

C’est une immense responsabilité pour Emmanuel Macron de gouverner la France. La confiance que nous plaçons dans ses idées et dans son action est à la fois saine et lucide. Aussi, c’est avec sérieux et modestie que je souhaite partager cette responsabilité en étant candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription les Yvelines pour défendre la France multiculturelle, généreuse et innovante. #laRépubliqueEnMarche #réconcilier #libérer #protéger