Pourquoi Macron Président grillera vos carottes vésuviennes

Emmanuel et Angela en goguette ubérisatrice © En marge

Cette note de lecture critique dirons-nous, est partie d’une réponse sur un article sur Macron discutant sa ‘retraite par points’ (ou ‘comptes notionnels’). Petit point informatif en introduction, cette réforme — qui comme nombre l’ont compris — transférerait de facto, la pression de l’État, aux cotisants (bientôt les imposés avec la future transformation des cotisations sur le modèle de la CSG, ce qui permettra au passage ‘d’alléger’ les cotisations aux entreprises). Les laisserait donc dans l’inconnu vis-à-vis de la valeurs de leurs ‘points’ (cotiser pour une retraite variable, c’est super, surtout pour la sécurité de sa vie post-emploi !) qui sera décidée par l’État. Je passe sur le glissement évident vers la retraite par capitalisation à l’anglosaxonne qui est la panacée pour Macron et consort.

Mon commentaire était une réponse à un diplômé de Sciences Po Aix promotion 1996 qui apparemment travaille chez France 24, un marcheur classique donc, un homme qui a tout compris.

Suit ensuite diverses remarques sur Macron, l’homme, et son programme, toute fondées sur des articles de presse discutant le cas.

Le commentaire de ce bon Monsieur :

Paul-Emile M. : Premièrement la ligne européenne n’est pas ultra libérale, si c’était le cas il faudrait que l’enseignement et la santé soient totalement privatisés (relisez Hayek et Friedman et vous verrez), et laisser aux États les strictes prérogatives régaliennes. Pourquoi c’est une bonne chose pour les individus que nous sommes? Parce que l’union européenne est facteur de paix, elle est un frein aux nationalismes les plus fous, et empêche toute forme d’impérialisme sur le continent. En outre il est évident qu’un espace pesant 25% de la richesse mondiale est plus puissant qu’un groupe d’états hétérogènes marchant en ordre dispersé. L’Europe c’est avant tout un projet politique, imparfait certes, mais il serait suicidaire de s’en passer à un moment où émergent des puissances nouvelles de plus d’un milliard d’habitants.

Ma réponse :

Votre propos sur l’impérialisme est plus que discutable, les statuts de la BCE ont été fondé (certes d’un commun accord) sur ceux de la Bundesbank; avec les résultats que nous savons vis-à-vis de la réaction à la crise financière de 2008. Ce ‘délai’ de réaction qui a enclenché la crise de l’Eurozone a affaibli de nombreuses économies du Sud de l’Europe, ce qui a permis à une Allemagne qui avait déjà abandonné l’idée d’un système social décent avec les réformes Hartz (Hartz qui fut un temps, en début de mandat, a conseillé Hollande) de devenir la mère la vertu de l’Europe.

Qui plus est, l’ethos de l’Europe est celle d’un libéralisme économique assidu à base de ‘consensus technocratique’ et “d’expertise”, personne ne parle du biais mobilisationnel (cf : réunir des PDG est plus facile que de réunir la société civile pour pratiquer du lobbying dans le Triangle institutionnel et il y a un différentiel évident de financement). L’Union a un grave déficit démocratique, de transparence, et de légitimité, elle produit des règlements enviables et bien moins enviables dans une opacité totale au pire et au mieux dans une transparence à la suédoise où une transparence hypocrite car contournée grâce à des ‘trilogues’ et autres procédures ‘informelles’ de décision.

De facto, il s’agit d’une structure qui permet aux décideurs de se prévenir au moins partiellement des conséquences démocratiques des décisions qu’ils peuvent prendre grâce à la complexité institutionnelle de la structure et à la technicité des sujets traités.

Pour 750 décideurs “européens” cohabitent 30 000 lobbyistes qui, même suite aux récentes tentatives du groupe vert au Parlement Européen, refusent d’avoir leur nom consigné dans un registre afin de clarifier qui ils rencontrent et pour qui ils travaillent (https://transparency.eu/lobbyistsinbrussels/ un chiffre communément accepté).

Durant les premiers 4 mois et demi de la commission Juncker, les lobbyistes de l’industrie pharmaceutique Européenne ont rencontré la commission pas moins de 50 fois, je doute que ce nombre soit équivalent pour n’importe quelle association de la société civile européenne (dont le démos n’existe pas au passage).

Bref, Macron a lui-même déclaré qu’il trouvait inacceptable que le CETA ait dû être ratifié par les parlements nationaux puisqu’il estimait que “cela heurtait la légitimité de l’UE”, ce personnage est un fossoyeur de toute chance pour la France de militer avec succès pour une Europe Sociale. Par ailleurs il n’a pour seul ‘projet’ que de faire des ‘réformes’ à l’allemande pour restaurer un hypothétique ‘sérieux budgétaire’ afin que nous puissions ‘échanger avec l’Allemagne sur un pied d’égalité’ (voir sa conférence à la Hertie School of Governance avec Sigmar Gabriel et Jurgen Habermas). Je vous invite à aller la voir la dette des États-Unis, histoire de rigoler un bon coup, puisqu’ils sont à 88% du PIB et nous à 93 %, ce qui est équivalent au Royaume Uni dont on nous chante les louanges en permanence.

À ce sujet, en 2008, notre % de dette par rapport au PIB était équivalent à celui de l’Allemagne, autour de 68%, avant donc, la crise de l’Eurozone que je mentionnais plus haut.

Je peux également vous fournir toutes les sources de la littérature scientifique à ce sujet, il se trouve que j’étudie la question. Bonne journée

Ce qui suit est donc, une mélopée de commentaires d’articles tentant de recadrer les éléments entourant la candidature de notre bonhomme Macron.
Vous êtes prêts ? Alors en Marche !

Seul erzatz de viande que vous pourrez vous acheter une fois que les marcheurs auront ubérisé votre emploi © En marge

I. Les lobbyistes jeunes, américanisés, globalisés, mondialisés, avec ‘un pied hors de France’ qui ont aidé Hollande, et aident Macron

Bien, donc pour la suite, je propose une suite d’articles pour t’informer sur Macron, sa vie, son œuvre, ses conflits d’intérêts, à commencer par :

La startup de ’stratégie électorale’ qui ‘propulse’ Macron, fondée par deux normaliens plus un autre type, deux sont passés par Sciences Po Paris, deux ont continué à Harvard et sont devenus profs là-bas, mais avant ils ont fait du ‘fric’ chez McKinsey en tant que consultants. Ce sont des grands fans d’Obama qui ont participé à sa campagne, prix Nobel de la Paix, fan de fracking, d’assassinats par drone predator (563 victimes dont au moins 117 civils selon NewsWeek) et de campagnes financées par Wall Street (un peu Clinton quoi, en fait, en représentant de la diversité et bogoss avec un air moins mafieux)

Morceaux choisis :

«J’habite à Londres mais je paie mes impôts en France, je me balade d’un bout à l’autre de l’Europe, c’est la liberté absolue»,

«On est mondialisé. La notion de frontière n’a pas de sens pour nous. Pourquoi une telle délimitation ?»

«On sait que tout cela est réservé à une petite élite comme nous, qui bénéficie de l’ouverture des frontières. Ceux qui en profitent ont une image positive de l’Europe», tempère-t-il. «Pour beaucoup, l’Europe, c’est abstrait, c’est lointain et cela crée plein de contraintes», complète Vincent Pons, qui partage son temps entre Paris et Boston, a travaillé en Italie, en Inde ou au Kenya et aime avoir «un pied hors de France»

il était lui aussi d’extrême gauche avant de réaliser que cela «n’avait aucune conséquence».

Concrètement ? Des jeunes brillants, sciencespistes, vendus aux Américains, prétendument « de gauche » mais qui soutiennent Macron, et une Europe qui ne sera pas sociale pour deux clous avant jamais. Bref des traitres qui ont profité de la méritocratie Française et qui maintenant sponsorisent des gens qui lui ferment la porte au nez.

Article : http://www.liberation.fr/france/2014/05/20/guillaume-liegey-arthur-muller-vincent-pons-europe-yes-we-can_1022586

II. La question de la fameuse vrai — fausse exonération de la « taxe d’habitation »

Un enfumage, qui lui permettrait d’obtenir plus de voix dans les villes de province qui sont le plus touchées par cette taxe, cependant, comme toute personne qui a fait du droit administratif et des finances publiques le sait, depuis « l’austérité » quand l’État transfère des compétences aux régions/départements/collectivités territoriales, il ne transfère pas les fonds avec, ce qui lui permet d’alléger artificiellement ses comptes en obligeant d’autre part les collectivités à s’endetter, un artifice comptable.

Ici l’idée est qu’une fois la taxe d’habitation exonérée, comme cela représente 36% des recettes desdites collectivités, elles transféreront ces dépenses sur des taxes autres, ce qui, en définitive reviendra au même ou sera pire puisque ces dernières seront alors obligées par l’État de mettre en place en même temps un plan d’austérité. D’ailleurs, ce même Macron veut continuer et accélérer le mouvement de transfert des responsabilités des collèges, lycées et de l’éducation en général aux collectivités, dans la bonne logique libérale qui consiste à « mettre en concurrence les territoires pour créer de la compétitivité » (Loi NOTRe (Nouvelle organisation du territoire de la république) passée par Hollande) → continuité, logique qui amène bien entendu à favoriser les acteurs privés puisque tous les territoires seront prêts à TOUT FAIRE pour qu’ils s’implantent chez eux et pas chez le voisin. Cela va à l’encontre de la logique de coopération des territoires, affaiblit le maillage démocratique et en plus favorise la destruction plus ou moins actée des départements (pour aller vers le modèle ‘Lander’ à l’Allemande).

Morceaux choisis :

L’ancien ministre de l’Économie dénonce cet impôt «injuste» en soulignant «L’impôt qui est le plus injuste, ce n’est pas l’impôt sur le revenu».

La mesure ne «coûte(ra) rien aux collectivités locales», puisqu’elle sera à la charge de l’Etat, a-t-il aussi souligné.

S’il est élu, Emmanuel Macron souligne que la mise en oeuvre de l’exonération de taxe d’habitation comme de son plan d’investissement public est renvoyée à 2018 pour ne pas aggraver le déficit public.

Cette approche de la taxe d’habitation du candidat Macron, tranche avec celle qu’il a retenue pour l’ISF. Il compte en effet conserver cet impôt mais en exonérant les placements financiers, l’épargne et autres valeurs mobilières pour se concentrer sur ce qu’il a appelé la «rente immobilière».

Une mesure qui permet de séduire un électorat récalcitrant. Les habitants des communes urbaines de province sont ceux qui sont le moins enclins à voter pour Emmanuel Macron.

Articles :

http://immobilier.lefigaro.fr/article/taxe-d-habitation-macron-veut-exonerer-80-des-menages-modestes_2f950eb8-fa6e-11e6-83e9-2b95c0320b9a/

http://immobilier.lefigaro.fr/article/taxe-d-habitation-des-clarifications-sur-la-proposition-de-macron_830f4e96-fe47-11e6-baf1-85bd02acada9/

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2017/02/25/29002-20170225ARTFIG00019-baisse-d-impot-sur-les-menages-pourquoi-macron-cible-la-taxe-d-habitation.php

III. La Galaxie Macron, quelques jeunes, beaucoup de fossiles, une promesse : le Renouveau Politique

Après son livre intitulé Révolution, le non-normalien qui a atterri à Sciences Po (Paris toujours) qui se voyait déjà philosophe-roi (il a d’ailleurs séduit le philosophe Paul Ricoeur sur son lit de mort (mort en 2005 à 92 ans, Macron lui suçait la roue 4 ans avant) pour obtenir d’être son assistant ) a décidé de se lancer dans une course contre lui-même pour savoir s’il pouvait ou non faire mouiller tous les décatis du lanterneau politique Français, Chiraquiens, Rocardiens de la deuxième gauche, communistes du PCF, il les a tous pris, les uns après les autres pour les enfiler sur son hochet géant ‘En Marche’ (vers ou ?).

Morceaux choisis :

Près de la moitié ont plus de 65 ans (45,2 %)

A peine deux qui ont moins de 30 ans, sept trentenaires, mais 48 sexagénaires et 51 âgés de 70 ans minimum : dit autrement, c’est en fait plus des trois quarts de «l’auberge» qui a passé le demi-siècle

Plus de 60% étaient déjà nés quand la Ve République a été promulguée, en 1958. Ils sont même un peu plus d’un sur 8 à avoir pu voter à toutes les élections présidentielles ouvertes au suffrage universel, c’est-à-dire depuis 1965

Article: http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/05/la-galaxie-macron-auberge-espagnole-ou-maison-de-retraite_1560515

IV. Macron, sa vie, son oeuvre, son financement de campagne sorti de nulle part, sa fortune disparue (*passée sur le patrimoine de sa femme) :

Il devrait maintenant apparaitre à tout le monde que Macron est un homme qui maitrise parfaitement l’art du pipeau et de la séduction, il s’est d’ailleurs spécialisé dans le domaine de compétence de la séduction des personnes à la limite de la sénilité désirant ré-enfourcher une dernière fois le cheval du pouvoir pour le plus grand plaisir de la masse citoyenne* (*de l’élite oligarchique, la noblesse républicaine, qui compte bien rester ou elle est).

Concrètement, il a donc recyclé non seulement la quasi-totalité de la très libérale commission Attali, mais a aussi débauché des financiers pour l’aider dans sa campagne. On y retrouve pèle mêle, Sciences Po Paris, où Macron a enseigné et qui est le centre du pouvoir de sa galaxie (attention pas de son projet c’est différent, l’un est pour les veaux (oui je cite De Gaulle là) l’autre pour ses ‘potes’ ceux qu’ils va replacer partout dans la machine de l’État), des grandes entreprises, des cabinets de lobbyings et de ‘conseils’ au secteur public, aux syndicats, aux élus (rappelez-vous Guillaume Pelletier cofondateur de la ‘Droite Forte’ et lié à Bygmalion et son scandale faisait aussi avec son EURL Com+1 du ‘conseil et formations’ aux élus).

Bien, ici, il s’agit d’un article qu’il est impératif de lire en intégralité, tant il est édifiant et révèle le personnage, l’article originellement publié pour les abonnés du Monde Diplomatique est extrait d’un livre de journalistes d’investigations.

Morceaux choisis :

La rapporteuse de la commission, Mme Josseline de Clausade, passée du Conseil d’État à la direction du groupe Casino, M. Jean Kaspar, ancien secrétaire général de la CFDT désormais consultant en stratégies sociales, M. Darrois ainsi que M. Stéphane Boujnah, président d’Euronext, la société qui gère les Bourses d’Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Paris, ont fait le déplacement pour le premier grand meeting de campagne, le 10 décembre 2016, à la porte de Versailles. C’est d’ailleurs M. Boujnah, ancien « DSK boy », vice-président d’En temps réel, qui aurait présenté à M. Macron l’homme qui désormais lève des fonds pour sa campagne présidentielle : M. Christian Dargnat. Cet ancien patron de la gestion d’actifs de BNP Paribas et du Crédit agricole a également présidé le comité « Monnaies et système monétaire international » du MEDEF de 2010 à 2013.

Le conseiller chargé de la communication et des affaires stratégiques de M. Macron à Bercy, M. Ismaël Emelien, fait appel à des entreprises spécialisées dans la collecte et l’analyse de données de masse afin de caler l’« offre » politique sur les desiderata des électeurs (Le Monde, 19 décembre 2016). Le porte-parole d’En marche !, M. Benjamin Griveaux, ne faisait pas partie de son cabinet ministériel, mais il cumule les propriétés de ses jeunes membres : surdiplômé — École des hautes études commerciales (HEC) de Paris, Sciences Po — , formé au sein de la droite du PS (auprès de MM. Strauss-Kahn et Moscovici), passé par un cabinet ministériel (celui de Mme Marisol Touraine).

Ainsi l’homme qui se présente comme neuf, sans passé et sans attache incarne-t-il, tant personnellement que par son entourage, l’héritage cumulé de la noblesse d’État (Bercy), de l’expertise et de la haute finance : le noyau du « système », en somme, que sanctionne son appartenance au club Le Siècle.

Le patron du cabinet de conseil Accenture, M. Pierre Nanterme, autre ancien de la commission Attali et de la direction du Medef — sous la présidence de Mme Laurence Parisot — , a déclaré avoir versé 7 500 euros (le plafond autorisé) à En marche ! (Les Échos, 27 janvier 2017).

Côté syndical, outre M. Kaspar, la connexion macronienne se nomme Pierre Ferracci. L’homme a transformé le cabinet d’expertise Secafi, proche de la Confédération générale du travail (CGT), en un groupe spécialisé dans le conseil aux syndicats, aux représentants du personnel et aux directions d’entreprise, le groupe Alpha. Son fils Marc et sa belle-fille Sophie occupent une place importante dans la garde rapprochée du candidat. Témoin de mariage du couple Macron, le premier est professeur d’économie, chercheur associé à la chaire « Sécurisation des parcours professionnels » que cofinancent à Sciences Po le groupe Alpha, la société de travail intérimaire Randstad, Pôle emploi et le ministère du travail. Avocate d’affaires, la seconde fut cheffe de cabinet du ministre à Bercy avant d’intégrer son équipe de campagne.

Article : https://blogdejeannik.blogspot.fr/2017/03/les-vieux-habits-de-lhomme-neufemmanuel.html (Le Monde Diplomatique : édition abonnés)

Je passe sur ses liens avec Patrick Drahi, Xavier Niel, et le reste du tout-Paris des multinationales et de la finance, comme tout le monde le sait (encore), l’économie française ne meurt pas tant des cadeaux fiscaux et de l’indigence des pouvoirs publics à tenir en laisses nos Firmes transnationales maison mais plutôt de l’absence cruelle de tout tissu de PME que ces dernières se sont mis en tête de détruire laborieusement à grand coups de pression sur la chaine de sous traitance et de chantage à la délocalisation.

À noter deux cas d’espèces, Drahi soutient Macron, alors que ce dernier lui a permis de racheter SFR (pour ensuite faire un plan de licenciement en 2016) et d’augmenter son monopole, car déjà possesseur de Numéricable par le biais de Altice, sa Holding domiciliée au Luxembourg et cotée aux Pays-bas (il voulait aussi racheter Bouygue Télécom, mais l’Autorité de la Concurrence s’y opposa).

Emmanuel Macron a également validé la cession requise par le Polytechnicien et Haut fonctionnaire, Patrick Kron — aujourd’hui gestionnaire d’un fond d’investissement — qui était alors P.D.G de l’industriel Alstom (TGV, Nucléaire) de toute la partie (rentable) ingénierie nucléaire du groupe à General Electric, entreprise Américaine. Ce groupement était responsable de l’entretien des turbines des réacteurs nucléaires de nombreuses centrales, ainsi que dans notre porte avion et nos sous-marins à propulsion nucléaire, ce que d’aucun considérerait stratégique et à ne surtout pas confier à un groupe d’intérêt étranger qui maintenant détient un pouvoir vis à vis de leurs frais d’entretiens et de leur montant. Patrick Kron, suite à cette opération toucha un bonus-parachute-doré de 4.1 millions d’euros avant de migrer dans la banque d’investissement. Ni Emmanuel Macron, ni Patrick Kron ne furent inquiétés vis-à-vis de cette opération qui a sévèrement amoindri la compétence technique française en matière de nucléaire. Qui plus est, Alstom avait été bénéficiaire entre 2004 et 2006, d’un renflouement de la part de l’État Français, investissement qui, bien que rentabilisé, profite désormais à General Electrics.

Il y a néanmoins quelques articles à lire sur sujet pour qui est motivé :

Un article qui résume très bien le sujet avec Graphiques s’il-vous-plait : https://www.franceinter.fr/politique/qui-soutient-emmanuel-macron

https://francais.rt.com/france/33751-emmanuel-macron-candidat-altice-patrick-drahi

http://www.latribune.fr/economie/france/qui-sont-les-soutiens-de-macron-595599.html

Bien entendu il faut ensuite connaitre son tout Paris pour bien comprendre comment cela fonctionne, par exemple ici Xavier Niel soutient Macron, ce derniers est le gendre de non moins connu Bernard Arnault, celui-là même qui déclarait il y a quelques mois à l’Elysée avec Maurice Levy, maintenant ex-Patron de Publicis depuis un mois (autre soutien d’Emmanuel Macron et qui est son conseiller).

https://www.challenges.fr/challenges-soir/comment-macron-a-tres-habilement-sature-l-espace-mediatique_414866 (Lévy / Macron)

“Ce que peut faire ce gouvernement et le suivant qui arrive, c’est libéraliser tout ça ! Libérer l’énergie entrepreneuriale. »

Bernard Arnault, PDG de LVMH — 2017

Hollande avait alors fait cette blague drolissime pour toute personne qui tient à coeur la puissance d’un état indépendant qui sait résister aux pouvoirs économiques :

“Je remercie Maurice Lévy et Bernard Arnaud de m’inviter à l’Elysée pour lancer Vivatech ! »

François Hollande, Président de la République — 2017

Quel rigolo ce François Hollande alors ! Rire de la dépossession par des intérêts catégoriels du pouvoir public seul à même de défendre l’intérêt général des citoyens contre les adorateurs du profit.

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20170221.OBS5576/quand-publicis-et-lvmh-recoivent-hollande-a-l-elysee.html (Lévy et Arnault à l’Elysée)

Voilà, cette note de lecture, je l’espère, vous persuadera de ne pas voter pour un homme qui, vous l’avez bien compris, n’a que faire des intérêts du pays, il est porté par le vent du renouveau de l’ordre existant, ce qui le rend non qualifié et ce malgré toute ses qualifications pour diriger ce pays. Cette présidentielle est une étape difficile, et aucun des candidats ne satisfaisait pleinement mes exigences vis-à-vis d’un homme qui à lui seul orientera la France, son passé (comme le montre macron sur la question coloniale avec son crime contre l’humanité) et son avenir, néanmoins, de tous ces élucubrateurs, je ne choisirai ni un père la morale ayant abandonné son exemplarité aux oubliettes de la République sociale, ni un jeune canasson, cheval de Troie d’une noblesse oligarchique qui depuis longtemps a oublié ce qu’elle devait au système politique sur le dos duquel elle vit. Sous bien des aspects, Emmanuel Macron, est en plus jeune, en plus beau, et en plus lettré, ce qu’ont pu représenter Trump aux États-Unis, Matteo Renzi en Italie, ou Theresa May au Royaume-Uni, des promesses impétueuses et des espoirs brisés sur les écueils d’une élite toujours plus puissante, toujours moins renouvelée et toujours moins méritocratique.

Car c’est bien ici tout ce qui se joue, une démocratie ne fonctionne que si son élite se renouvelle. La grande promesse de ce mode de gouvernance était celle d’un renouvellement pacifique de l’élite fondé sur des valeurs communes de mérite et de travail, et la démocratie, à ce moment même, quand elle impose aux gens de voter contre et non pour un avenir particulier, quand elle est incapable d’accepter les extrêmes mais les instrumentalise en les muants en objets de perpétuation d’une élite, alors la démocratie n’est rien d’autre qu’une faillite. Et c’est ce à quoi nous assistons, lentement mais sûrement (là, c’est fataliste ça dit-donc, pas une note d’espoir à la fin pour la jeunesse sans retraite, sans job, avec une compétition toujours plus féroce et une surpopulation galopante sur la planète ? Non)

Non, vraiment, c’est notre brochet, vraiment © En marge

Pleins de poutous ❤