“Missions” propose un univers imparfait mais intriguant

“Missions”, une série française qui se mérite

La série française de science-fiction met du temps à démarrer, mais son bon scénario finit par prendre le dessus.

Etienne Combier
Jul 1, 2017 · 2 min read

Les Français qui font de la science-fiction (SF), qui plus est en série, ne sont pas nombreux. Aussi, lorsqu’une belle couverture presse a annoncé le lancement de “Missions” le 1er juin dernier, je me suis pris d’un espoir. Enfin, on aurait de quoi être fier et qui sait, “Missions” serait le “Bureau des Légendes” pour la SF française.

Qu’on se le dise : ce n’est pas le cas. “Missions”, avec ses 10 épisodes de 20 minutes, semble aller trop vite dès le début. Les personnages alternent sérieux et humour d’une phrase à l’autre, et on est loin d’avoir affaire à un chef d’oeuvre dans les deux premiers épisodes.


Le pitch : une équipe internationale d’astronautes menée par un milliardaire un peu fou arrive sur Mars pour mener une mission scientifique et “être les premiers à arriver sur Mars”. Mais d’entrée, ils réalisent que leur objectif est raté.


Le casting de “Mission”, inconnu, n’aide pas forcément, mais ce n’est pas le point le plus important. Car pour qui s’accroche au-delà des deux premiers épisodes, “Missions” révèle sa vraie valeur : son scénario. Aucun spoiler dans ce post, rassurez-vous. En guise d’amuse-bouche, je peux vous assurer que l’histoire saura être appréciée, loin des clichés de la SF alternant entre monstres hideux et pouvoirs magiques. Mention spéciale à la bande-originale, notamment du générique, qui reste bien en tête.

En réalisant “Missions”, Julien Lacombe, Ami Cohen et Henri Debeurme semblent avoir réalisé un rêve de gosse. Les références à Star Wars ou d’autres grands totems sont parsemées ici et là, tentant de relever des dialogues qui vont souvent bien trop vite pour que l’on s’attache aux personnages.

Mais l’espoir demeure. Car même si la première saison manque de finition, le cœur scénaristique est là. Même si “Missions” est loin de la précision d’un “The Expanse”, la saison 2 peut trouver un nouveau souffle, si Orange Cinema Series se décide à la financer.

Pour l’amour du geste, on ne saurait que lui recommander de confirmer l’essai avec Julien Lacombe, Ami Cohen et Henri Debeurme.

Etienne Combier

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Se moquer du monde, être cynique et aimer vivre / Geek 2.0, coordinateur éditorial de @Novastan_Fr, Etudiant à l'@ESJLille