Mon petit atelier dans lequel je travaille
« Il y a autant de définitions de ce qu’est le design que de designers. Alors parlons un peu de travail. »

Mon travail.

Mon travail, je n’ai jamais su où et quand tu as commencé mais je sais que tu t’es installé, là, avec moi, comme s’il tu y avais toujours été. Mon travail, je te découvre et t’apprends tous les jours, à bras le corps, plein de naïveté et de curiosité. Mon travail, je pourrais te dire sans hésiter que je peux compter sur toi.

Tu es arrivé au même moment que j’ai commencé à penser. Tu as été là pendant les pires moments, m’as donné de la régularité, de la réflexion mais aussi la concentration nécessaire pour ne pas me laisser aller. Tu m’as toujours donné la chance d’exprimer mes joies comme je le voulais puisqu’avec toi je suis libre depuis toujours. Mon travail, tu ne me juges pas, tu m’encourages. Tu n’as pas de limite si ce n’est celles que je me fixe moi-même. Et je regrette souvent de devoir t’en imposer certaines. Souvent tu te moques de ces limites comme pour bien me les rappeler. Cela m’oblige à réagir, cela m’oblige à bouger tes frontières.

Un bout de mon carnet. Des questions et des réponses.

Mon travail, tu me rends heureux, malheureux et me fais exister au monde. Tu forges mon caractère, mes idées, et transformes ma vision du monde, ma vision des autres. Mon travail, tu me fais vivre financièrement et je suis fier de cela. Tu me permets d’être libre aussi de cette façon. Tu m’as offert des rencontres. Les plus belles que j’ai faites, c’était grâce à toi. Une pensée pour celle qui est à mes côtés depuis. Mon travail, tu aiguises mon autodérision, mon humour, tu me mets face à moi, à mes défauts, mes travers, mes craintes aussi. Mais j’ai toujours préféré les vraies vérités aux jolis mensonges.

Le grand tableau dont je me sers pour écrire.

Et je ris de toi, mon travail, puisque la plupart du temps tu m’amuses même dans l’effort. Tu me joues des tours, tu me réveilles dans mes routines, tu m’obliges à reconnaître que je suis souvent trop sérieux. Avec toi mon travail, on se connaît bien, on se fait confiance, on a nos réflexes, nos habitudes et nos secrets. Mon travail, tu es aussi le levier de mes idéaux, de mes rêves, tu es cette main tendue vers moi. Plus que ça, tu es surtout la main que je forge pour aider et la tendre vers les autres.

Quelques livres qui inspirent aussi mon travail.

Enfin, mon travail, tu es ma façon d’interagir avec le monde, de l’aider, de l’accompagner, de le rendre un peu meilleur et différent. Mon travail, tu es aussi beaucoup de mes rêves, tu es la part de flou nécessaire à ma vie. Tu es l’absence de carrière, l’absence de plans et de calculs sur l’avenir. Tu es ma marge pour respirer. Mon travail, je te construis tout comme tu me construis. Tu me donnes tant que je ne peux rien faire de tout cela, si ce n’est te donner aux autres et encore te transmettre.

Mon travail, je n’ai jamais réussi à te définir alors… continuons notre route.

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