Réalité augmenté dans l’art

L’art est sorti des murs avec le street art, il sortira des cadres avec la réalité augmentée. Une nouvelle dimension née avec cet art 2.0 et c’est à nous de devenir son héro.

Le futur, présent dans l’art du passé

C’est en superposant des images de synthèse à notre perception réelle, qu’un modèle « augmenté » en deux ou trois dimensions s’affiche sous nos yeux. À l’aide de dispositifs technologiques, comme les lunettes 3D ou la lumière pulsée, les artistes nous font rentrer dans leurs œuvres au sens propre du terme. L’interaction figure en premier lieu, où nos sens sont plus que jamais en éveil. Déstabilisé, c’est la sensation que peut nous provoquer ces dispositifs par le réalisme des œuvres. Bien que dématérialisé, les créations sont plus que jamais réel et trouble notre perception de l’art. À ne plus distinguer le vrai du faux, la dimension physique des œuvres joue sur ces nouveaux codes pour amener à se questionner, à toucher au plus près le spectateur. Le support numérique donne des informations nouvelles captant l’engagement et l’attention du public. En rajoutant une nouvelle dimension aux œuvres, serait-il le moyen de renouveler un art figé ? C’est l’heure de reconnecté un auditoire qui est né dans une société du tout numérique.

Je pouvais, je serai…

Un caractère nouveau s’inscrit dans notre expérience muséale par la mise à disposition d’outils pour vivre un spectacle futuriste. Il faut parfois enfilé des lunettes pour découvrir un monde merveilleux, invisible à l’œil nu. C’est l’oculus rift qui nous offre ce voyage, en projetant sur un petit écran inclus dans les lunettes des images permettant d’augmenter notre champ visuel. Les différents capteurs autour de notre tête adaptent l’image pour produire l’illusion d’une immersion en temps réel.

Birdly est une expérience utilisant les lunettes 3D pour nous transformer en oiseau au dessus de la ville de New-York. Agrémenté d’ailes par un support physique, on se croirait en plein vol, libre d’explorer les cieux sans aucune contrainte.

Dispositif de pointe, il est cependant facile de dupliquer ces installations pour faire vivre l’expérience à travers le monde. L’art immersif n’a plus de barrière et permet de profiter au plus grand nombre sans contrainte géographique.

Face à son double ou presque

Avantage commun, l’hologramme est lui aussi susceptible de franchir les frontières. Impulser de la lumière pour y voir sortir une image en trois dimensions qui flotte dans les aires, c’est une technique qui rentre de plus en plus dans nos musés. Il est maintenant possible de scanner une personne à Cambridge et de l’apercevoir à Sydney pour des sensations plus vrai que nature. Opération réalisée avec Pinchus Gutter pour conserver son témoignage précieux sur l’Holocauste et le transmettre au plus grand nombre. Mais les hologrammes sont aussi source de créativité comme Teamlab qui a inventé des créatures numériques. Ces sculptures vivantes peuvent détecter la présence du public entrainement un spectacle tout en musique.

Nous sommes presque en face de notre double humain capable d’interagir avec nous mais il ne peut retranscrire la satisfaction émotionnelle et phycologique d’un véritable échange.

Le risque ne devient-il pas de se focaliser sur des éléments virtuels au détriment du patrimoine réel ? Ce n’est pas si sûre la plupart d’entre nous préfèrent regarder un spectacle de danse en direct qu’une vidéo même avec la qualité la plus élevée enregistrement.

Anouk Zibaut

Mots clés : réalité augmenté, art digital, hologramme, oculus rift, interaction, image de synthèse

Pour aller plus loin :

http://somniacs.co/

http://www.team-lab.net/en/all/art/peace_sg.html

http://www.silicon-valley.fr/la-memoire-augmentee