L’ascension de Winston Churchill vers le pouvoir
Descendant du duc de Marlborough par son père, lord Randolph, Winston Churchill, De son vrai nom, Winston Leonard Spencer Churchill a une ascendance américaine par sa mère, fille du propriétaire du New York Times. Peu doué pour les études, il intègre avec difficulté l’école militaire de Sandhurst. C’est au palais de Blenheim que Winston Churchill voit le jour le 30 novembre 1874, petite enfance passée en Irlande, études à la célèbre école de Harrow : Winston se sent quelques peu délaissé par ses parents, Nature sensible, prompt à la dépression, le jeune garçon en souffre sans rien dire. Élève à peine moyen, il ne se distingue pas spécialement dans ses études. C’est de justesse qu’il est admis à l’école militaire de Sandhurst, le Saint-Cyr britannique vers 1893.

Pétulant et populaire, le jeune cadet rêve d’aventures. Aussitôt nommé sous-lieutenant au 4e hussards, il obtient de partir comme observateur auprès de l’armée espagnole chargée de réprimer la révolte de Cuba (1895). Puis, envoyé en Inde, il participe à une campagne contre les tribus afghanes à la frontière nord-ouest, expédition d’où il tire son premier livre : The Story of the Malakand Fielf Force en 1898.
Bientôt, d’autres aventures plus exaltantes encore l’attendent : une mission en tant qu’officier et correspondant de guerre du Morning Post au Soudan. Churchill charge à cheval les derviches à la bataille d’Omdurman. C’est le sujet d’un second reportage, également bien accueilli par le public : The River War (1899). Tenté par la politique, Churchill quitte l’armée et se présente à une élection partielle à Oldham (au N.-E. de Manchester). Il échoue, mais de nouvelles occasions s’offrent en Afrique du Sud à ce jeune homme impétueux qui rêve de gloire.
La guerre du Transvaal vient d’éclater. Churchill s’y précipite comme correspondant de guerre. Fait prisonnier dans Ladysmith par les Boers, il parvient à s’échapper ; sa tête est mise à prix, mais il peut câbler à son journal le récit de ses exploits. Toute l’Angleterre apprend d’un coup à connaître l’aventureux descendant du grand Marlborough. Winston s’est fait remarqué.
Avec sa réputation toute neuve, W. Churchill se lance dans la campagne pour les élections de 1900 et se fait élire député conservateur de Oldham. Sûr de lui, mêlant le charme et l’arrogance, Churchill ne reste pas longtemps conservateur : dès 1904, il se rapproche des libéraux , se lie d’amitié avec les représentants de l’aile radicale du parti, en particulier Lloyd George, et, en 1906, il est élu député libéral de Manchester. Sa récompense vient sous la forme d’un sous-secrétariat d’État dans le cabinet Campbell-Bannerman. Ainsi commence sa carrière ministérielle.
Devenu en 1911 Premier lord de l’Amirauté, Churchill fait appel à l’amiral Fisher, vieux loup de mer combatif, pour l’assister (mais il se brouillera avec lui en 1915). Persuadé que le Royaume-Uni va être entraîné dans un conflit européen, il prépare la flotte britannique à la guerre en prenant des mesures radicales. Il pousse activement les armements navals, intervient avec fougue dans les événements d’Irlande, qui réclame son autonomie (Home Rule), et au total se fait beaucoup plus d’ennemis que d’amis dans les cercles politiques.
Pendant toute cette période, Churchill donne l’image d’une personnalité bouillonnante, douée mais imprévisible, belliqueuse à plaisir, dominée par le besoin de jouer un rôle et de faire parler de soi. On peut aussi dire que Churchill était d’une personnalité bi-polaire.
Avec tout ce qu’il a pu accomplir, Churchill était dépressif jusqu’à la fin de ses jours, il dira plus tard que certes il a sauvé beaucoup de vies, mais il culpabilisera davantage suite a des meurtres dus aux guerres.