J’ose la conversation !

Rabat abrite, ce jeudi 18 février, la première édition du Festival des conversations au Maroc. Connaissant l’équipe de passionnés qui y travaille d’arrache-pied, cette première édition marocaine s’annonce haute en couleurs. Tout le monde ou presque à quelque chose à dire au sujet des conversations, à commencer par les marques. Les marques marocaines seront justement bien représentées lors de ce festival. Le cas aussi des intellectuels, des acteurs culturels et de la société civile. En tant que journaliste et éditeur de médias numériques, je suis ravi d’être partenaire du 1er Festival des conversations au Maroc, et d’être convié pour intervenir sur le thème, ô combien d’actualité, des conversations des marques. Mon intervention portera sur les conversations des médias en tant que marques à part entière.

Les conversations des médias méritent, à elle seules, un festival !

Je ne connais pas un média marocain qui a une vision claire au sujet des conversations à mener ou pas avec les consommateurs de l’information. Et pourtant, ils ont tout à y gagner. Les conversations sont une immense source de richesse en termes d’informations, de décryptage de l’actualité et d’éclairage pour les professionnels des médias. C’est l’ADN du métier! Ce matin, sur l’antenne de Radio 2M, je disais que les meilleures infos que j’ai publiées sont le fruit de riches conversations et non pas le résultat d’un exercice classique de journalisme.

Partager des contenus ne suffit plus !

Sur les réseaux sociaux, force est de constater que nos médias se contentent de partager leurs contenus. Ils ne conversent pas ! Un constat d’autant impressionnant, quand on sait que les différentes plateformes sociales sont les principaux leviers d’audience des médias en ligne. Une chose est sûre: Dans l’ère digitale, les médias marocains ne peuvent continuer à produire de manière classique des infos sans pour autant prendre le temps nécessaire de développer des stratégies de conversation avec leurs lecteurs. Et comme le dit si bien Guillaume Villemot, créateur du Festival des conversations, dans une interview récente à propos des marques, “il s’agit d’être l’écoute, et au niveau des cibles, ne pas se positionner comme au-dessus des cibles mais à leurs côtés et construire ensemble les conversations”. Le cas aussi pour les médias.

L’expérience de l’agence marocaine Soucoupe la baraque, co-organisatrice du Festival des conversations, est forte intéressante dans ce domaine. “Après quelques années à converser avec des internautes marocains, j’ai constaté une prédisposition de ceux-ci, à échanger, parler, partager et finalement converser dès lors qu’ils ont en l’occasion. Que ce soit dans un cadre purement dédié à la marque, ou dans un contexte politique ou culturel … nous avons, grâce à ces conversations, pu régler des problèmes, améliorer des produits et des campagnes publicitaires, apporter de l’aide ou tout simplement, créer un cadre convivial pour écouter et enrichir autrui”, relève Abderrahmane El Khomsi, co-fondateur de Soucoupe la baraque.

Les médias marocains sont donc appelés à donner l’opportunité à leur principal public, à savoir les lecteurs, de lancer des sujets de conversation qui les interpellent. Le premier Festival des conversations au Maroc sera ainsi l’occasion pour sensibiliser sur les bénéfices à en tirer des meilleures pratiques en matière de stratégie et gestion des conversations, dont les principaux ingrédients sont la proximité, la sincérité, l’agilité et la réactivité.

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