7 (faux) métiers qui ne subissent jamais la crise !
Certaines convictions rejoignent souvent ces petits coups de gueule que beaucoup poussent, tout en ayant l’impression que c’est vain. Ma voix inaudible s’ajoutant aux leurs, j’ai identifié et classé de manière complètement farfelue sept métiers exaspérants que je partage avec vous.

1- Experts ou intervenants sur tout et rien.

Dresser à longueur de temps le procès-verbal des causes nobles à défendre.
Asséner son savoir et imposer ce à quoi le plus grand nombre doit être sensible.
Être prêt à passer tellement de temps à s’exposer médiatiquement qu’on finit par ne plus savoir le métier que vous exercez dans la vie ni quand vous avez le temps de vous y consacrer.
Faire de votre priorité du moment la seule à laquelle il faille se consacrer corps et âme pour rester dans l’air du temps.
2- Producteur de dérapages.

Prérequis indispensable pour ce profil : Appartenir à un gouvernement ou à une grande institution connue.
Maîtriser tous les outils pouvant servir à faire des couacs devant un micro.
Dire exactement le contraire de ce que son représentant officiel vient de communiquer.
Essayer de rétro pédaler dans les plus brefs délais.
Ou
Rester sur ses positions en forçant l’autre à rétro pédaler.
Dénoncer le buzz créé et tout l’emballement médiatique autour.
3- Jusqu’auboutistes.

Mettre la cause animale au-dessus de celle des hommes.
Lutter contre l’avortement mais être prêt à tuer des médecins qui pratiquent cet acte.
Veiller à ce que les supermarchés javellisent les fruits et légumes (non périmés) avant de les mettre à la poubelle, pour être sûr que personne ne pourra en profiter.
4- Tête à claque agréé.

Prérequis indispensable pour ce profil : Être très riche et égocentré.
Communiquer à la face du monde entier sa dépression et son mal de vivre.
Cultiver l’art de se plaindre pour susciter la compassion des pauvres lecteurs de presse people.
Adopter un accessoire… Pardon, un pauvre enfant africain.
Savoir comment passer pour une victime alors qu’on a mis tout un pays ou une entreprise dans la merde ( dopage à l’insu de son propre gré, fraude fiscale les yeux dans les yeux, « faute morale » dans un hôtel newyorkais…).
5- Ingénieur en esbrouffe professionnel.

Avoir une aptitude très prononcée pour ne jamais se mouiller : pour ça, éviter de répondre par mail mais toujours vouloir résoudre les problèmes oralement.
Savoir très bien s’approprier le travail des autres.
Répéter à chaque occasion à quel point c’est dur son travail et que c’est la raison pour laquelle on fait des erreurs.
Être faible avec les forts, fort avec les faibles.
Être persuadé que le monde arrêterait de tourner si on n’est pas là.
Faire croire qu’on fait des heures supplémentaires alors qu’on passe la moitié de son temps en pause-café ou cigarettes.
6- Fouteur de gueule digital.

Assurer une visibilité sur les réseaux sociaux en postant des articles régulièrement.
S’approprier le contenu d’une information diffusée sur un support un peu confidentiel quelques années auparavant en se faisant passer pour auteur car on sait très bien que rares seront les personnes qui iront la vérifier.
Ignorer sans scrupule la différence entre l’inspiration et le plagiat.
Traduire un article de langue étrangère, le poster sans faire référence à la source et laisser croire qu’on l’a rédigé.
7- Donneur de leçon (confortablement assis dans le canapé).

Enfoncer des portes ouvertes.
Porter des jugements sur les autres car ils vous énervent .
Être le reflet de ce qu’on n’aime pas chez soi.
Savoir voter utile parce qu’on n’a pas le courage de voter ses convictions dans l’isoloir.
Si vous connaissez d’autres métiers de ce genre, n’hésitez pas à compléter la liste.

V.G.