Mais comment amener les femmes victimes de violences vers le sport ?

C’est décidé, la ville de Paris célèbre le sport. Mercredi 13 septembre 2017, nous avons appris que la capitale de la France allait accueillir les Jeux Olympiques de 2024.

Quelques heures auparavant, une réunion se déroulait au sein de l’Hôtel de ville, afin de planifier la journée du 25 novembre 2017, journée nationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

De plus en plus de violences sur les femmes

La réunion a commencé par l’exposé de quelques chiffres. En effet, en 2016, il a été établi que les femmes sont les première victimes des violences conjugales. La plupart auraient, pour cause, une séparation ou un refus antérieurs.

Seulement, les enfants sont également touchés par ces actes. En 2016, neuf enfants ont été tués, 16 ont été témoins de violences conjugales et 22 étaient présents.

En plus de ces chiffres, 12 autres se sont retrouvés orphelins de père et de mère.

Hélène Bidard, adjointe à la mairie de Paris chargée de l’égalité femmes-hommes, a d’ailleurs rappelé que ce phénomène est massif, mondial et découle d’un « système patriarcal et machiste ».

En plus de lutter contre le sexisme pour faire baisser les violences dans les espaces publics et privés, la ville de Paris veut mettre fin aux affichages publicitaires sexistes d’ici la fin du mois de septembre, a-t-elle précisé.

« Le sport n’est pas encore accessible à toutes »

La réunion a ensuite porté sur le programme de ce 25 novembre. En lien avec les JO, cette année sera celle de la place de la femme dans le sport.

« Certaines s’en servent pour se défouler, s’imposer, d’autres pour se reconstruire… mais le sport n’est pas encore accessible à toutes », soulève Hélène Bidard.

Entre l’omniprésence d’hommes, des remarques sexistes, des violences, des abus sexuels… certaines femmes ont décidé de délaisser les activités sportives. Ce à quoi la mairie de Paris a décidé de mettre fin.

Nous avons des adhérentes qui nous ont raconté que, lors d’un match, si un « arbitre homme » se fait insulter, le match est suspendu. Si c’est une femme, il continue, témoigne une association.

Des tables rondes, des débats…

C’est pour ce genre d’inégalité que, le 23 novembre 2017, la mairie de Paris mettra en place quatre tables rondes.

> La première concernera la question du tabou. Les violences faites aux femmes dans le sport est-il un sujet tabou ? Si oui, comment le combattre ?
> La deuxième tournera autour de l’accès des jeunes filles au sport. À quel moment renoncent-elles au sport ? Comment les y amener à nouveau ?
> La troisième abordera le sujet du sport comme une reconstruction pour ces femmes victimes de violences. Précisément, elle tentera de mettre en contact des associations avec des clubs de sport.
> Enfin, la dernière et quatrième table ronde se demandera si les politiques publiques du sport sont genrées.

Courir contre les violences faites aux femmes

Le lendemain, le 24 novembre, la Fondation des Femmes organisera la Nuit des Relais, au stade Jules Ladoumègue, dans le 19e arrondissement de Paris. Différentes équipes courront pendant près de trois heures, reversant ainsi de l’argent pour la lutte contre les violences faites aux femmes.

D’ailleurs, les Équipes d’action contre le proxénétisme participent à cette course ! Vous pouvez nous aider à courir, en complétant notre cagnotte en ligne, juste ici ! ❤️

Vous pouvez aussi participer !

Le programme n’est pas encore arrêté, mais nous vous tiendront au courant dès que nous en sauront plus !

Vous pouvez nous faire remonter vos suggestions, si vous voulez organiser un atelier, un événement ou autre, en lien entre les femmes et le sport sur communication.eacp@gmail.com.

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