Des Hobbits en Belgique
Guillaume Hachez
41211

Beaucoup de bonnes choses. J’ai bien ri sur le passage des profils “Business Schools” (les gars en blazer). :-)

Quoi de plus naturel en effet, dans une culture qui célèbre les conventions, que l’entrepreneuriat se voie réservé aux alumni de Solvay et de la LSM ?

Il ont tout de même un avantage sur M. Tout-le-monde : un réseau efficace et un accès plus facile à l’argent (c’est mon impression).

Par contre je trouve dommage de caler les gens dans des cases générationnelles. J’ai vu trop de jeunes étudiants IT cherchant un stage de fin d’études choisir l’entreprise au lieu de la startup pour être bien certain de se formater dans le moule classique et s’assurer un futur emploi. Et je vois de plus en plus de gens de mon âge, dans la quarantaine, dégoûtés du salariat et de l’aliénation qui l’accompagne, se lancer dans des projets indépendants (IT ou pas).

J’ai le sentiment que tu peux remplacer ta phrase “le salariat ne fait plus rêver les jeunes” par “le salariat ne fait plus rêver”. La prise de conscience progressive des inconvénients du salariat est trans-générationnelle. Tout comme l’envie de créer du sens (et pas seulement de la valeur, expression qui commence tout doucement à m’agacer). ;-)

Bref, pour moi ce n’est pas l’âge qui fait la différence dans la problématique que tu exposes, c’est la personnalité et l’histoire de chacun.

Faire ta tournée dans les entreprises comme dans les universités ferait probablement sortir du bois le même pourcentage de gens. Bon, évidemment, les entreprises ne te laisseront pas faire. :-)

Pour terminer, concernant l’orientation B2B des startups en Belgique, je me souviens du jury du fonds W.I.N.G nous dire que ce n’est pas la peine de faire du B2C en Belgique. Ce message est répété régulièrement par beaucoup de “vendeurs de pelles” ou personnalités belges dans le milieu, et à force on finit par y croire… :-(

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