Chers amis douaniers,

Le 24 mars prochain, vous êtes appelés par votre intersyndicale à un mouvement de grève.

Il serait déplacé de ma place de me prononcer sur ce mot d’ordre, mais pour autant je souhaitais vous livrer quelques réflexions.

Comme vous le savez, à l’occasion de l’assassinat de Pascal, il y a quasiment 4 mois jour pour jour, la famille a souhaité mettre sur la place publique la situation des douaniers.

Nous pouvons que nous féliciter que le Gouvernement ait mis fin à l’hémorragie de vos effectifs et ait améliorer les moyens d’intervention, même si nous souhaiterions toujours d’avantage, notamment au regard des risques actuels et des retards accumulés par les Gouvernement de droite et de gauche depuis plus de 10 ans.

Nous avons aussi entendu la représentation nationale (Sénat et Assemblée) évoquer à plusieurs reprises et quasiment sur tous les bancs vos conditions de travail et quelques articles de presse élogieux sur votre bilan.

Pour autant, le gros du travail reste à faire pour donner un véritable avenir aux Douanes. De ces quelques mois d’actions, je suis persuadé que 2 enjeux structurent aujourd’hui le combat à mener :

- gagner la guerre de la communication, pour faire reconnaître le rôle des douanes auprès des décideurs et des citoyens (le refus de vous rencontrer par le Président de la République et la demande de participer au 14 juillet pour le moment sans réponse en sont 2 illustrations)

- rééquilibrer le poids des 3 grands piliers de la sécurité publique, que sont les policiers, les gendarmes et les douanes (le mensonge du Ministre sur les 1000 emplois devenus 500, n’est qu’une nouvelle démonstration que vous êtes bien les parents pauvres de la sécurité)

Sans avoir renoncer, je me rends compte que le « seul décès » de mon frère n’aura pas suffi à faire changer les choses, le système résiste même s’il a turbulé.

Il y a aujourd’hui besoin que la colère sourde que j’ai entendue lors des obsèques et dans les jours qui ont suivi, puisse également s’exprimer par votre propre voix. Il vous revient d’en choisir la forme.

Sachez en tout cas que je reste mobilisé avec mes modestes moyens, à vos côtés, pour vous épauler et défendre votre belle profession.

Cordialement,

Emmanuel ROBINSON

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