Tout est toujours plus différent dans ma mémoire, où, c’est mon cerveau d’enfant qui a rendu l’endroit différent de ce qu’il est. On s’invente des histoires, on réinterprète. Une Instagrameuse viens de m’envoyer un cliché de la rue de mon enfance, sans savoir que je reconnaîtrais l’habitation où j’ai vécu. Rez de chaussée. inchangé depuis 34 ans. C’est la couleur, l’impression d’un autre pays, les murs peint en jaunes. Le palmier.. C’est le souvenir de 6 personnes entassé dans un un 3 pièces et la télévision qui hurle en permanence. L’isolation impossible en tout point. J’ai aucun regrets, j’ai toujours su, très tôt que je partirais de cette région, de cette ville, que j’irai bien plus loin que mon père, ma mère et mes frères. La vie n’ayant fais la grâce de devoir prendre la poudre d’escampette rapidement. C’était vital, cela m’a sauvé la vie. Après demain, je part. Je quitte un cycle et j’en recommence un de nouveau. J’ai vécu 2 ans à Clichy, j’ai aimé, rit, bu, pleurer, changer, hurler, libérée, fumé des tarpets. 8 ans à faire des colocations, des sacrifices, à subir comme dans mon enfance la collectivité, la promiscuité et la pauvreté intellectuelle de certains. Je regrette absolument rien. C’était les 2 Année les plus transformatrice que j’ai connu. Chaque étape, prépare à quelques chose de mieux. Je sais que la suivante sera enrichissante. Je grandi..