Mylène Paquette, aventurière au grand coeur

Mylène Paquette est porte-parole du Circuit bleu Charles-Bruneau depuis maintenant 3 ans. Du 15 au 18 septembre 2016, la rameuse océanique complétera le tour de l’île de Montréal en kayak en soutien aux enfants atteints de cancer au Québec. À l’aube de ce grand défi qu’elle relèvera pour une deuxième fois, elle nous parle de sa motivation.

Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau : Quels sont tes nouveaux projets?

Mylène Paquette : Cet été, je fais mes premiers pas comme animatrice! J’animerai l’émission La Grande Traversée aux côtés de Francis Reddy. L’émission est prévue à l’hiver 2017 à la télévision sur les ondes de Radio-Canada.

FCCCB : Qu’est-ce qui te motive pendant une période de préparation de projets?

MP : Quand on est dans la projection, c’est toujours plus difficile de garder la motivation. Ce qui m’aide, c’est de penser à qui mon projet va servir et aux gens avec qui je collabore. Je veux que mes partenaires et mes proches soient fiers de moi. Je n’hésite pas à m’entourer de gens motivés et à leur demander conseil pour m’assurer d’être sur la bonne voie! Je me souviens de la préparation longue et pénible qui a précédé ma grande traversée de l’océan à la rame… C’est ce que j’imaginais aller vivre sur l’eau qui me motivait durant cette longue période de préparatifs.

FCCCB : Quel est le plus grand obstacle à surmonter?

MP : Lorsque l’on a l’impression que rien ne va plus, que nous sommes dans une impasse, que le fil d’arrivée est si loin et qu’il nous semble impossible de l’atteindre; c’est difficile à surmonter! Parfois, par-dessus le marché, on est démotivé et très honnêtement, on n’a pas trop le goût de redevenir motivé!

Parfois, la plainte délibérée est le chemin plus facile à celui de l’effort à déployer pour arrêter de se plaindre! Dans ces moments, le simple fait de se regarder dans le miroir, de se dire qu’on est prêt à changer d’attitude, de se forcer à nous mettre un sourire au visage et à redevenir motivé, c’est ce qui est plus difficile. En gros : faire preuve d’humilité face à nous-mêmes et accepter de ne pas être Superman. Parfois, le plus grand obstacle, c’est simplement d’admettre notre mauvaise attitude et la changer!

Parfois, nous ne sommes pas à l’écoute de notre petite voix intérieure et cette voix est très importante, elle est souvent enterrée par les influences partout autour de nous.

FCCCB : De quoi es-tu le plus fière?

MP : Je suis fière d’avoir suivi mon intuition. Parfois, nous ne sommes pas à l’écoute de notre petite voix intérieure et cette voix est très importante, elle est souvent enterrée par les influences partout autour de nous. C’est important de l’écouter! Je suis aussi fière d’avoir confronté ma plus grande peur : être immergée seule dans une grande étendue d’eau! Je suis aussi fière des gens avec qui j’ai fait équipe, je suis fière des décisions que nous avons prises ensemble. Les miles nautiques parcourus ne sont rien comparés aux problématiques gérées et aux décisions difficiles à mesurer. Mon équipe, c’est ma fierté! Je suis aussi très fière de ne jamais avoir fait demi-tour, autant dans la vie que sur l’océan lors de ma traversée à la rame. Je n’ai pas de regret par rapport à avoir poursuivi ma route, mais j’en aurais eu très certainement si j’avais choisi de faire demi-tour.

Mylène Paquette lors de la 2e édition du Circuit bleu Charles-Bruneau

FCCCB : As-tu un message d’encouragement pour tous les kayakistes qui se préparent à faire le tour de l’île en septembre?

MP : Tout ce qui compte c’est le chemin emprunté et pas la destination! Il faut penser à une seule chose à la fois; ne pas prendre le tour de l’île dans son ensemble. À l’intérieur de nous, il faut se dire simplement que l’on pagaie jusqu’à la prochaine pause et non jusqu’au soir. En découpant le Circuit bleu en segments, c’est plus facile de mesurer nos efforts. On peut manger un éléphant… une bouchée à la fois! Permettez-vous de bien manger, prévoyez bien vous reposer avant le départ, respectez vos besoins. Vous serez plus disposés à pagayer et à rester de bonne humeur face aux embruns!

Les difficultés nous apparaissent parfois insurmontables parce qu’on met le focus sur eux. On les laisse prendre toute la place. Il faut mettre l’accent sur le meilleur; la chaleur du soleil, l’odeur, le plaisir de pagayer et la fierté de l’accomplissement. Ne gardez rien pour vous, évacuez le difficile et le tourment, faites place au rire! Chantez, riez, amusez-vous!

Pierre Bruneau et Mylène Paquette pagaient ensemble lors de la 2e édition du Circuit bleu Charles-Bruneau

FCCCB : Un message d’encouragement pour les héros du parcours?

MP : Comme je dis aux kayakistes, on peut manger un éléphant, une bouchée à la fois. C’est important de célébrer chaque étape vers la victoire! Chaque victoire repousse les mauvaises idées, les craintes et les doutes. Il faut sourire chaque jour de bataille et célébrer chaque traitement. C’est une bonne façon de combattre le méchant!

De participer au Circuit bleu me motive, puisque j’ai l’impression de leur [les enfants] redonner un peu ce qu’ils m’ont transmis.

FCCCB : Pourquoi avoir choisi la Fondation pour ton implication philanthropique?

MP : Avant de faire ma traversée de l’Atlantique Nord à la rame, j’ai travaillé comme préposée aux bénéficiaires au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. J’ai souvent eu la chance de côtoyer les enfants du Centre de cancérologie Charles-Bruneau lors de mes années de service au CHU Sainte-Justine et depuis mon départ de l’hôpital, j’ai souvent senti que j’avais une dette envers les petits malades puisqu’ils m’ont tant appris; ils m’ont montré que le courage n’est pas acquis et qu’il fallait travailler très fort pour le conserver, que de faire face à nos peurs rapporte beaucoup et que l’on a le choix de se battre avec les images positives plutôt que l’inverse.

De participer au Circuit bleu me motive, puisque j’ai l’impression de leur redonner un peu ce qu’ils m’ont transmis. Durant cette période de ma vie, j’ai côtoyé beaucoup d’enfants malades devant subir une multitude de traitements avec l’espoir de guérir et de grandir sainement. Je sais donc bien ce à quoi ressemble la terrible réalité de ces petits patients et de leur famille. C’est dans l’espérance de réussir à changer cette réalité que je n’ai pas hésité à appuyer la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau.

Je suis fière d’être porte-parole du Circuit bleu Charles-Bruneau pour la troisième année et de relever le défi de faire le tour de l’île de Montréal en kayak.
Pierre Bruneau, Mylène Paquette et Hugues Fournel, porte-paroles de la 2e édition du Circuit bleu Charles-Bruneau

Mylène Paquette est porte-parole de la 3e édition du Circuit bleu Charles-Bruneau aux côtés des frère et soeur Hugues et Émilie Fournel et de Pierre Bruneau. Nous pouvons compter sur l’appui de ces généreux porte-paroles qui s’investissent pleinement dans la cause des enfants atteints de cancer; ces héros qui nous inspirent chaque jour à appuyer la recherche en oncologie pédiatrique.

Le Circuit bleu Charles-Bruneau, c’est plus de 110 km en kayak, seul ou à relais, pour compléter le tour de l’île de Montréal en 4 jours. Les participants amassent des dons qui serviront directement à améliorer les traitements et la qualité de vie des petits patients.