Pourquoi tous les entrepreneurs devraient s’initier au skate…

Ok, je vous le dis clairement cet article va sûrement ressembler au genre de contenu que l’on trouve sur LinkedIn (j’aurais d’ailleurs sûrement pu l’écrire sur ce support, mais médium est plus tentant/sexy). Comme cette image d’une meute de loups tout à fait sortie de son contexte et qu’on présente comme la représentation parfaite du leadership/management…

Le lien entre skate et entrepreneuriat est assez simple, les deux peuvent être considérés comme des pratiques extrêmes. Il se peut qu’un bon skateur fasse un bon entrepreneur, et inversement, mais c’est surtout au niveau de la philosophie que les deux se rejoignent.

Skate and destroy

Apprendre à skater, c’est inévitablement apprendre dans la douleur. Un faux pas, et c’est la chute assurée. Certaines font mal, d’autres moins (c’est rarement sans douleur). Mais ce qui est sûr, c’est qu’un skateur finira toujours par remonter sur sa planche Que ce soit tout de suite ou après une convalescence après s’être cassé quelque chose, il va recommencer, et recommencer, jusqu’à ce qu’il arrive à rentrer son trick (sa figure).

Pour arriver à faire quelque chose sur son skate, il ne faut pas hésiter, il ne faut pas avoir peur de se faire mal. Sinon, on passe sa vie à simplement rouler (ce qui est cool en soit) ou pire, à regarder les autres faire ce qu’on n’a pas le courage de faire soit-même.

Vous voyez où je veux en venir ? Je continue un peu pour qu’il n’y ait plus de doute.

“Vaut mieux casser ta planche, que ton corps.” — Un skateur

Pour apprendre, un skateur peut recommencer 10 fois, 50 fois la même chose, il n’abandonnera pas tant qu’il n’aura pas réussi à faire exactement ce qu’il veut.

Faire un ollie, ça peut paraître la base, mais pour quelqu’un qui monte tout juste sur une planche, ça peut paraître une montagne insurmontable. La peur de la vitesse, la peur de perdre son équilibre, de tomber et de se faire mal. Il y a tout un tas d’obstacles psychologique qu’il va falloir apprendre à dépasser.

C’est bon, vous l’avez ?

L’entrepreunariat et la culture de l’échec.

On pourrait continuer comme ça encore longtemps et trouver beaucoup de points communs entre les entrepreneurs et les skateurs.

Créer son entreprise, c’est nécessairement partager cette philosophie. Je parle d’état d’esprit, parce qu’en créant son entreprise, on ne va pas subir de douleur physique bien entendu. Mais un entrepreneur doit nécessairement avoir une motivation sans faille.

Certains le savent bien mieux que moi, entreprendre ça peut faire mal. Mais il ne faut pas s’arrêter à cette douleur. De la même façon qu’un skateur, il faut apprendre à faire preuve de résilience, apprendre à rebondir après un échec, ses erreurs pour en apprendre et aller de l’avant.

Le but du jeu, c’est de ne plus faire les erreurs du passé, de ne plus tomber et d’avancer. Evidemment, il ne faut pas échouer pour échouer, comme on aurait tendance à le croire en écoutant les participants à la FailCon qui sont presque plus fiers d’échouer que de réussir, comme si c’était une situation plaisante.

En skate, quand on arrive à rentrer un trick qu’on tente depuis de longues heures, qu’on ne compte même plus, la satisfaction est indescriptible, on se sent comme pousser des ailes. On se sent capable de tout accomplir. C’est ce sentiment que l’entrepreneur doit chercher à atteindre : essayer, itérer, se tromper, recommencer tant qu’on n’a pas atteint son objectif.

L’importance de l’écosystème

En skate comme en création d’entreprise, avancer seul c’est avancer plus lentement, voire ne pas avancer du tout. C’est dans le soutien des autres que l’on trouve parfois la motivation, ou les conseils nécessaires pour aller plus loin.

Les skateurs font généralement preuve d’une solidarité assez surprenante pour ceux qui ne sont pas habitués de la discipline. Vous l’avez sans doute déjà observé avec les motards par exemple, il n’est pas rare qu’en se croisant, ils se parlent, se fassent signe. Ils sont heureux de rencontrer des gens qui ont la même passion qu’eux (et parfois le même maillot…).

On retrouve souvent la même chose chez les skateurs, peut-être même de manière plus forte. Lorsque qu’un skateur expérimenté croise un autre skateur, quel que soit son niveau, vous pouvez être sûr que les deux vont finir par se parler, se donner des conseils. C’est une discipline dans laquelle il ne vaut mieux pas être timide. On apprend de toute façon à ne pas l’être.

Grâce à ce partage, les skateurs apprennent beaucoup plus vite et c’est ce qui fait de la discipline qu’elle est presque magique. Une session de skate avec des potes, des tricks, des gamelles, du rire, et de la douleur parfois, souvent en fait.

On retrouve aussi cette solidarité chez les startupers. Les incubateurs, les espaces de coworking, les startups week-ends, sur le web. Les occasions d’avoir du feedback et des conseils sur son projet ne sont pas rares. Et il faut savoir en profiter pour aller plus vite.

Si les entrepreneurs font déjà preuve d’une solidarité assez forte, on peut sans doute encore renforcer cette dynamique. Partager sans à priori, aider les autres peut importe d’où ils viennent, quel que soit leur projet et leur maturité, le partage de connaissance qui est déjà assez phénoménal, devrait se généraliser, pour les entreprises, les startups avancent encore plus vite.

Alors, entrepreneurs, qu’est-ce que vous attendez pour vous mettre au skate ? ;)