Carnet de voyage lisboète

Je suis partie à peine 10 jours, mais j’ai l’impression que ces vacances à Lisbonne étaient exactement ce qu’il me fallait… Quand j’ai décidé de partir, je n’avais pas un rond en poche, mais quelque chose de puissant me disait qu’il fallait que j’aille là-bas. Retrouver une amie, recharger mes batteries du soleil et de l’énergie lisboètes pour mieux attaquer un nouveau boulot… J’ai tellement bien fait !

Petites douceurs estivales

10 jours, c’est court et long à la fois. Trop court pour tout voir, mais assez long pour débrancher. Je connaissais déjà la ville d’un voyage précédent. Je me suis donc concentrée sur les points touristiques qui me faisaient envie, et je me suis surtout fait du bien, avec des petits plaisirs simples.

Plaisir, de flâner dans les rues de Bairro Alto, dans le jardin botanique ou sur les bords du Tage, de dégoter un petit paradis végétarien dans les ruelles de Cascais — une station balnéaire au charme désuet, blindée de touristes — ou de passer sur la place São Pedro de Alcântara chaque jour sans m’en lasser. Ravissement, de vivre à l’heure portugaise, de ralentir le rythme aussi bien que le pas.

Cascais, station balnéaire très prisée des touristes, à quelques kilomètres de Lisbonne.

Plénitude, de voir le coucher de soleil au-dessus des nuages ; sur une plage de la côte, avec des copains français ; ou en haut d’un miradouro investi par la foule. Curiosité, de découvrir l’écosystème dynamique des startups installées dans la ville aux sept collines, notamment sa version du Wagon parisien, qui forme en 9 semaines des codeurs motivés. Gourmandise, de manger des bons pasteis de Nata — ou de Belem.

Remise à zéro

Gratitude, devant l’accueil que m’a réservé Catherine, qui vient de poser ses valises pour une durée indéterminée. Inspiration, de retenir toutes les maximes philosophiques qu’elle énonce sans même s’en rendre compte. Reconnaissance, de m’avoir tant fait rire et de m’avoir contaminée avec son optimisme débordant.

Le streetart, omniprésent dans les rues lisboètes ou comme ici, de Cascais.

Joie, de lire enfin le dernier livre de William Réjault, Il en faut peu, reçu il y a quelques semaines dans ma boite aux lettres mais pas encore commencé, faute de mémoire vive disponible. Kif, de lire son histoire et de l’entendre résonner avec la mienne, et de me rappeler à quel point l’écriture est un outil puissant de catharsis. Etonnement, de réaliser qui me manque et à quel point : partir, un bon moyen de faire le tri et de remettre ses idées au clair !

Je suis rentrée sereine, détendue et pleine d’envies. De prolonger le bronzage de mon esprit autant que celui de mon corps, avec un bon gommage et beaucoup d’hydratation. De me mettre au portugais, la langue de certains de mes ancêtres, mais jamais parlée ou comprise.

De débrancher un peu de l’hyperconnexion et de me souvenir que ce qui me plait dans les réseaux, c’est qu’ils soient vraiment sociaux et débouchent sur de riches échanges dans la vraie vie. De ne pas (trop) anticiper, de vivre le moment présent et de faire confiance à l’avenir. D’écouter mon intuition parce qu’elle se trompe rarement.

Jardin botanique, jardin du musée Gulbenkian : Lisbonne regorge d’espaces pour se mettre au vert.

Je suis aussi rentrée aussi en me faisant une promesse : revenir, dès que possible, et ne plus laisser la vie me happer tellement que j’en oublie l’important.