Effet vectoriel

Lorsque je suis en famille, entre amis ou loin de mes bases, il ne m’est pas possible d’être locavore, je ne peux pas imposer à chacun de ne manger que local.

Et ce n’est pas grave, je refuse toujours le café pour rassurer mes convictions, mais pour le reste je l’accepte avec plaisir, de l’entrée au dessert, de la viande aux graines de courges. Je ne peux pas venir avec mon tupperware ou refuser ce moment de convivialité.

Lors de ces repas, la discussion sur le locavore vient forcément car il y en aura toujours un pour relever le nombre de kilomètres du contenu de mon assiette (que les produits soient locaux ou le contraire). Et il n’y a pas débat, les gens connaissent ma démarche, certains étaient déjà sensibles à celle-ci, d’autres pas du tout. Ils la comprennent et me soutiennent mais eux, “ils aiment trop le chocolat”.

Le fait que je devienne locavore sensibilise d’avantage certains, ils regardent désormais les étiquettes et la provenance des produits qu’ils achètent quand d’autres s’intéressent aux producteurs du coin et consomment plus de saison… parfois même ils réduisent leur consommation de cacao.

En résumé, je ne réduis pas seulement mon bilan carbone mais aussi celui de mon entourage.

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