Mon cher tatouage (part 2)
(Je vous conseillerais de lire mon première artcile avant de commencer à lire celui-ci.)
..
Le syndrome des tatoués est donc t-il vrai?..
En effet, nous avons tous entendu parlé de ce syndrome, ou devrais-je dire maladie?..
Lorsqu’on se fait tatoué une première fois, on commence déjà à réfléchir à s’en faire un second.
Après tout, peut-on s’exprimer réellement à travers qu’un seul et unique tatouage? Peut-on se décrire à travers qu’un seul design?
Donc si pour certains le choix d’un second tatouage se fera après une seconde longue réflexion, pour moi, il sera des plus impulsif..
Koh Phangan, Thaïlande. Simba du Roi Lion

Cette fois-ci, je me retrouve sur l’ile de Koh Phangan en Thailand (je vous avais dis que j’aimais voyager) et je suis présent pour le plus gros festival de l’année en Asie, la Full Moon Party du Nouvel An.
Dans ce festival, je rencontre Lola, une jeune fille d’Argentine, avec qui je passerais la plupart du festival.
De bar en bar, de danse en danse, de shooters en shooters, nous nous retrouvons vite dans un état d’alcool et de fun. C’est alors que de rigolade en rigolade, une idée folle nous traverse l’esprit.
“Et si on se faisait un tattoo? Là, maintenant” “Tu aimes bien le Roi Lion?” “Moi je me fais Pumba et toi tu te fais Simba” “Grave, best idea ever” “Et vient on se fait un tattoo en bambou, c’est encore plus unique” “Oh yeah” “Hakuna Matata !” “Hakuna Matata !!”
En Thaïlande, si tu veux te faire un tatouage complétement bourré en plein milieu de la nuit, et bien, c’est possible.
C’est alors qu’on se retrouve à 4h du matin dans un tattoo shop et que 5 minutes plus tard on se fait tatouer en bamboo (tatouage traditionnel Thailandais). Impulsif et un peu alcoolisé.
Tout cela peut ressembler à une histoire un peu folle, surtout le lendemain matin lorsqu’on se réveille avec un tatouage de Simba sur son avant bras droit. On se sent un peu comme dans Very Bad Trip 2, lorsque Stu se réveille avec un tatouage de Mike Tyson sur la moitié du visage.
Et pourtant.. Quand je regarde mon tatouage, je ne peux m’empêcher de sourire. Ce Simba représente mon meilleur souvenir Thaïlandais, et me fait rappeler au combien j’ai aimé cette soirée, qui est de loin la plus belle soirée de ma vie. J’ai eu plus de fun à ce festival qu’il n’est possible d’imaginer, j’ai rigolé à en pleurer, rencontré des personnes super, danser sans m’arrêter.
Et évidemment Lola. Je n’ai aujourd’hui plus de nouvelle d’elle. Mais, pour avoir garder le contact avec elle pendant l’année qui a suivit notre tatouage, je sais qu’elle aime son tatouage qui est le nôtre. Et que notre alcoolique et impulsif envie nous as forgé un lien pour toujours.
Après tout quoi de plus unique que de se faire tatoué pour le Nouvel An?
Pour moi la chose la plus irréelle, c’est quand je pense qu’il m’a fallu des années pour acquérir mon premier dessin encré dans ma peau. Des années de réflexions, d’interrogations et de questions. Pour mon deuxième tatouage, il m’a fallut le temps d’une demi-seconde.
Et cette demi-seconde est, aujourd’hui encore, mon meilleur souvenir de voyage.


