La Chrono-disque des freaks #2

Faire du neuf avec du vieux.

Kikagaku Moyo — House in the Tall Grass (Guruguru Brain, 2016)

source : gurugurubrain.bandcamp.com

Que demande l’amateur de rock psychédélique en 2016 ? À l’heure où des centaines de formations considèrent qu’il est toujours de bon ton de recycler à l’infini et en mauvais la recette BJM/Black Angels (voire — pire ! — BRMC), Kikagaku Moyo pourrait apporter un élément de réponse.

Ces japonais ne sont pas d’illustres inconnus. Il y a de cela deux ans, une obscure cassette produite chez Sky Lantern était parvenue — assez étonnement d’ailleurs, si l’on considère les longues jams instrumentales et bruitistes qui la composent — à créer un léger emballement médiatique autour de cette formation.

Il serait fort mal convenu d’évoquer déjà un « album de la maturité » avec leur House in the Tall Grass. Néanmoins, le groupe a décidé d’explorer avec celui-ci des territoires légèrement différents, davantage « pop » peut-être (dans son acceptation large). Et quel bonheur ! Probablement largement nourri au krautrock — et pas seulement à la motorik : notez la subtile nuance — Kikagaku Moyo propose des ritournelles entêtantes et un folk/rock cosmique sans déluge exagéré de fuzz ou de distorsion.

Et croyez-le, cela fait du bien, parfois.

Momo.

En écoute intégrale : https://gurugurubrain.bandcamp.com/album/house-in-the-tall-grass

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