L’aventure freelance, 12 mois plus tard

Hello, moi c’est Florian, je suis développeur web freelance. Mais bon, si vous êtes arrivé(e) là, y’a des chances que vous le sachiez déjà. Voilà un an que j’ai pris la décision de me lancer sérieusement dans ma carrière d’entrepreneur. Un an, l’occasion parfaite pour témoigner de ce que j’ai appris cette année.


Redéfinir sa notion du travail

Quand on est encore étudiant, on a souvent du mal à imaginer sa future carrière. Mes premiers jobs étaient dans les champs, à cueillir des feuilles de tabac ou encore trier des pommes de terre. Bien que ces expériences furent intéressantes, je savais déjà que je ne ferais pas carrière dans l’agriculture.

Une fois la décision prise de percer dans l’informatique, j’ai pris le chemin plus ou moins traditionnel, direction les études supérieures, où je tiendrai jusqu’au Bac+3. Mais je n’ai pas attendu l’université pour apprendre, j’avais déjà à ce moment construit surement une dizaine de sites web, appris à développer dans plusieurs langages, et même déjà travaillé pour des clients.

J’ai sauté sur l’opportunité de lancer mon activité de développeur Freelance dès que j’en ai eu l’occasion. J’ai eu la chance de ne pas avoir eu de mauvaise expérience en entreprise, rien ne vaut la liberté de reprendre le contrôle de sa vie.

Avant, pour moi le travail c’était être dans un bureau de 9h à 17h. Maintenant, j’en écris la définition. Je travaille quand je le souhaite, je choisis mes projets, mes partenaires.

Redevenir maître de son temps

Se mettre à son compte, c’est aussi redéfinir son agenda. Quand j’étais étudiant, ce n’était pas facile de trouver le temps et la motivation de développer d’autres projets. Cela ne m’a pas empêché de le faire, mais c’est fatiguant. Une fois entré dans le monde du travail, j’ai repris le goût de la création et j’ai consacré plus de temps à découvrir de nouvelles choses.

Sensation assez étrange, une fois devenu développeur indépendant, j’avais tout d’un coup beaucoup de temps libre. Où plutôt, j’allais avoir à définir comment j’allais remplir mes journées. Personne ne le ferrait à ma place.

Première règle : limiter le travail pour des clients à deux jours par semaine, maximum. Je m’en suis plutôt bien tiré jusqu’à maintenant. Le reste du temps pouvait donc être consacré à mes autres projets, à me former ou encore à donner de mon temps.

Je n’ai jamais autant donné ni créé de valeur que depuis que je ne suis plus salarié. Que ce soit en choisissant de travailler sur des projets dans lesquels je crois ou de consacrer plus de temps dans des projets associatifs. En aidant les autres, on s’aide aussi soi-même.

Le doute, l’ennemi de la création

Je n’ai personne pour me dire quoi faire de mes journées. Alors que je peux être à fond toute une semaine sur un projet, celle d’après je peux tout remettre en question. À moi de faire de ces doutes une force, et de le transformer en motivation.

L’instinct est mon meilleur allié. Qu’il s’agisse de décider sur quel projet je vais me dévouer ou le sujet de mon prochain article de blog, je fais toujours confiance à mon instinct, même s’il est toujours bon de laisser une nuit passer avant de prendre une grosse décision. Il m’est arrivé d’acheter des noms de domaines pour un projet pour me convaincre qu’il allait changer le monde. Ce n’est malheureusement pas aussi simple.

Avoir les idées claires démultiplie mon efficacité lors de l’exécution. “Cool, j’ai une idée ! Vite, il faut que j’ouvre mon éditeur et que je commence à coder !”. Mais à peine le projet entrepris, le doute surgit. On perd du temps sur des choses futiles, on recommence plusieurs fois la même chose et j’en passe…

Mettre les choses sur papier m’a beaucoup aidé : faire des schémas, commencer à décrire l’objectif du projet, détailler les étapes… Discuter de son idée avec son entourage est également un très bon moyen de voir si on va dans la bonne direction. Ne pas prendre les choses trop à coeur non plus.

Mettre des mots sur ses motivations

Pour éviter le doute, mieux vaut savoir vers quelle direction on va. Mettre des mots sur ses objectifs, ses motivations. Et je ne parle pas juste de viser l’argent ou le succès. Un bloggeur sera à la conquête de vues et d’abonnés à sa newsletter, un influenceur sur Instagram sera à la recherche de followers.

Et si on se concentrait aussi un peu sur les autres ? Quand j’accepte un projet client, mon but est de résoudre ses problèmes, de créer de la valeur pour son entreprise. Quand je publie une vidéo sur YouTube, je me fiche qu’elle fasse 1000 ou 100 000 vues, si j’ai pu aider ou inspirer rien qu’une personne, j’aurai fait mon job.

Quand j’ai monté mes deux projets, un site de divertissement et une plate-forme dédiée à aider les créateurs de contenus en ligne, j’avais en tête les valeurs que je voulais leur associer. Mais est-ce que je dois vraiment me contraindre à essayer de transformer ces sites en vache à lait dans la minute ? Et si je continuait juste de chercher à aider les gens en attendant de voir ce qu’il en sort ?

Si il y a un mot à retenir quand on se lance dans quelque chose, c’est la patience.

Préserver ses passions

Il peut être dangereux de vouloir transformer sa passion en business. Mais avant d’avoir peur de tuer ses passions, encore faut-il les connaître. Parfois, on croit les connaître. Si si, elles trainent au bas de votre CV, parfois même dans votre bio twitter. Une passion, c’est quelque chose qu’on aime faire. Pas forcément tout le temps, mais de manière récurrente.

Je pensais que j’étais passionné par le développement informatique. Et je le suis, en un sens, mais ce ne sont pas les déclarations de variables ni même les algorithmes qui me nourrissent, c’est le process. Le process de passer de rien à quelque chose, le process de passer des heures à bidouiller pour pouvoir découvrir le résultat final.

Il est difficile de tuer la passion de créer. Créer, c’est parfois aussi simple que d’allumer sa caméra, commencer à taper dans un bloc-notes, ou encore griffonner sur une feuille de papier. Il n’y a rien de plus magique que de créer.


Si mes valeurs vous parlent et que vous avez un projet qui correspond à mon profil, n’hésitez pas à me contacter pour qu’on en discute.