Écrire à “chaque jour” qu’est-ce que ça change?

Guillemets, pis toute, juste pour être certain d’être honnête et vrai, juste au cas ou quelqu’un qui tiendrait le compte exact me reproche de ne pas être vraiment “à chaque jour”… Honnêtement, m’en calisse. Si j’avais un éditeur, la phrase précédente ne pourrait pas exister.

Et c’est à l’intersection d’écrire pour soi et d’écrire en public ou je me retrouve, je ne saurais être ailleurs… Brain Stew par @GreenDay via @Rdio dans les oreilles. http://rd.io/x/QVFLkTdO3_U/

Un peu punk, un peu retenu, un peu trash, un peu corpo, encore à cette intersection de tout ce que je suis, de ce qui je dois représenter, des autres et de moi…

Très très content de notre soirée #InnoCité à Notman, de voir se multiplier le mode accélérateur dans d’autres structures, où on peut investir mais aussi créér autre chose. Un autre contexte.

Un peu contreverse, mais aussi aligné sur ce que je comprends que la ville doit faire. Juste sur la marge. Pour aider à aller plus loin. Il y a longtemps que je ne fais plus de controverse par simple opposition. Maintenant je tente de mieux comprendre, d’aider, de rendre possible, de hacker pour faire mieux. D’étendre. D’aller plus loin. Ça pourrait un peu craquer dans l’étirement. Je reste convaincu que c’est juste. Que c’est mieux…

Quand même. Je résiste. Je collabore, j’évalue, à terme je vais aider à investir. Je ne suis pas neutre. Je ne suis pas neutre. Alors qu’est-ce que je fais avec ça?

Pris entre l’arbre et l’écorce, discussion avec Ile-Sans-Fil en début de semaine. Comment ça s’inscrit dans la nouvelle ville “intelligente et numérique”? Je ne sais pas. Mais d’avoir la conversation avec des gens de terrain (ie. André DG d’ISF) m’aide à mieux comprendre.

Et puis, vraiment, quand j’y pense, personne ne sait tout. Et si ce que je savais pouvait aider à faire arriver des choses? J’en sais quand même un bon bout. Quel est mon devoir (et mon désir) de partager ce que je sais pour faire arriver ce qu’il se doit? Et mon effort?

Je sais depuis longtemps, mais je réalise maintenant qu’écrire ça permet de se commettre, de faire avancer les choses. Tout ce qu’on ne sait pas écrire se compare tristement de tout ce qu’on aura décidé de déclarer sur le réseau. De cette simple adéquation, je comprends mieux pourquoi j’aime, je dois, j’espère, écrire sur le réseau, pour moi et pour vous.

Oh. Wow. Tout ce qui aurait été triste à écrire pour moi-même en privé est potentiellement un plaisir à partager avec vous ici sur le réseau. C’est pas rien. Merci à vous! Salut à toi!

Salut à toi Chicoutimi. Salut à toi Montréal. Salut à toi Québec. Salut à toi Trois-Rivières. Salut à toi Val-D’Or.

J’ai en moi tout le monde, tout le Québec, tous les possibles, et je tente de réconcilier mon possible organisationnel et mon possible personnel.

Et je sais, je réalise que d’écrire, c’est prendre en main le processus. L’avenir appartient à ceux qui écrivent souvent… Parce que sinon, à qui?

Non mais sérieux, si tout est à prendre, pourquoi pas?