Nourrir 9 milliards d’humains en 2050

Récemment, l’humanité a dépassé la barre symbolique des 7 milliards d’individus sur la planète et ce chiffre ne cesse de croître.

Une inquiétude grandit dans les milieux scientifiques : comment nourrir durablement la population quand nous sommes aujourd’hui déjà à cours de solutions pour venir en aide aux populations des pays en développement ?

Une piste semble émerger : l’entomophagie.

Selon une étude de la FAO (Food and Agriculture Organization), 2 milliards de personnes sont entomophages et mangent régulièrement des insectes, consommant jusqu’à 300g par semaine en moyenne dans certains pays. Avec plus de 1 900 espèces comestibles et 1,4 milliard d’insectes par habitant, les insectes constituent un véritable garde-manger pour l’humanité, dont les qualités nutritives sont au moins égales à celle de la viande bovine.

En effet, pour une teneur en protéine équivalente à celle du bœuf, les insectes apportent 1,5 fois plus de calcium pour 1,5 fois moins de calories. Ce sont également des produits très riches en nutriments, acides gras, fibres et oligoéléments (cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, sélénium et zinc).

Mais en dehors de leurs qualités nutritives exceptionnelles, les insectes sont aussi une véritable opportunité de réduire l’impact environnemental de notre alimentation.

Les écarts de besoins de production entre les protéines carnées et les protéines d’insectes sont colossaux. Ainsi pour produire 1g de protéine bovine, ce sont 60 litres d’eau qui sont nécessaires contre 3 litres pour produire l’équivalent de protéine d’insecte. Et lorsque l’on sait que seul 40% d’un bœuf est comestible quand 80% du grillon est consommable, ces chiffres prennent toute leur importance.

Les chiffres clés de la consommation d’insectes dans le monde (source : FAO/ ensia.com)

80% des pays consomment des insectes, seuls les pays occidentaux continuent d’y être réfractaires. Pourtant, face aux réalités de notre élevage, de ses conséquences environnementales, de notre économie et de l’exponentielle croissance de l’humanité, nous consommerons bientôt, nous aussi des insectes.