De l’urgence de repenser les antibiotiques

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Jul 21, 2017 · 14 min read

Le point en 2017

Ceci est un texte initialement destiné à l’audio, dont la forme finale est visible dans ces trois vidéos sur la chaîne youtube Futurcast :

Vidéo 1/3 : Le point
Vidéo 2/3 : Les problèmes
Vidéo 3/3 : Les solutions

Le podcast audio est disponible ici :

SITUATION
1. Aujourd’hui, je voudrais vous parler des antibiotiques. On va faire simple : si on continue comme aujourd’hui, en 2050, il y aura 10 millions de morts par an dans le monde à cause de la résistance aux antibiotiques, alors qu’on est déjà à 700 000 morts par an dans le monde et 13 000 en France. Donc, si vous pensez que ça ne va toucher que les pays pauvres, détrompez-vous. Etre riche n’est pas une protection et les hôpitaux sont un lieu de vulnérabilité. C’est déjà une réalité médicale ici, chez nous, en France !

Estimation des morts en 2050 dans le monde par cause. Ici, AMR est la résistance aux antimicrobiaux.

2. Ce qui risque d’arriver, c’est ce qu’on appelle l’ère post-antibiotiques. Un retour avant la seconde guerre mondiale, où on mourra de maladies qui sont bénignes aujourd’hui. Pour vous donner une idée des proportions : en 1900, aux Etats-Unis, il y avait 20 fois plus de morts à cause de bactéries infectieuses qu’aujourd’hui. 20 fois.

3. Concrètement, imaginez qu’avec une simple opération, une coupure, une pneumonie, vous pourriez attraper une bactérie résistante aux antibiotiques et mourir. Paf, comme ça. Les césariennes en particulier, les transplantations d’organes, la chimiothérapie seront très périlleuses. Parce qu’elles rendent l’organisme vulnérable et que la transmission de maladies devient facile. Aujourd’hui on prévient en traitant avec des antibiotiques. Mais si les bactéries développent une résistance, alors ça ne marche plus. Et les médecins seront réticents à pratiquer des opérations à risque pour eux aussi. C’est le risque d’un retour au moyen-âge.

4. Reprenons au début. Les antibiotiques c’est quoi ? C’est l’appellation générale des médicaments qui tuent ou inhibent le développement des bactéries. Il y a plusieurs familles d’antibiotiques avec des modes d’action parfois très différents.

5. Le premier antibiotique date de la seconde guerre mondiale : c’est la pénicilline et ça marque le début de la production industrielle des antibiotiques. L’essentiel des antibiotiques ont été découvert entre 1940 et 1970. Entre 1940 et 1964, on a environ 14 classes d’antibiotiques mis sur le marché. 1 en 1976, 1 en 1985, et rien pendant les 30 années qui ont suivi. Ca veut dire qu’on tourne essentiellement sur les antibiotiques des années 60. En plus de ça, si on regarde à quelle vitesse la résistance aux antibiotiques est apparue, on constate une accélération. Sur les 7 principaux antibiotiques développés entre 1950 et 1985, 5 ont vu passer entre 9 et 16 ans avant qu’une résistance ne soit observée. Sur les 3 antibiotiques introduits en 1996, 2000 et 2010, la résistance a été observée soit l’année suivant l’introduction, soit la même année. On a un problème sérieux sur les bras !

Le temps d’apparition des résistances pour les antibiotiques

6. Maintenant, la résistance aux antibiotiques, c’est quoi ? C’est la __sélection naturelle__. Les bactéries se multiplient à une vitesse dingue : Là où chez les humains, il y a une génération tous les 20 ans, les bactéries peuvent devenir des millions en quelques heures. Et à chaque division cellulaire, à chaque génération, il y a des mutations aléatoires dans l’ADN des bactéries. Il suffit qu’il y en ait une qui confère une résistance à un antibiotique et paf, c’est joué. Normalement, ces bactéries seraient restées minoritaires. Mais si l’on traite toute la masse avec un antibiotique, on tue toutes les bactéries vulnérables… et on laisse les bactéries résistantes qui vont se multiplier et occuper l’espace laissé libre. C’est la __pression de l’évolution__, de la sélection. Plus on utilise les antibiotiques, plus on augmente la probabilité d’émergence de souches de bactéries résistantes. Pendant longtemps, on a prescrit les antibiotiques librement, sans réfléchir. Même beaucoup de médecins avaient tendance à oublier les conséquences de la pression de l’évolution : C’est une course aux armements. Les antibiotiques c’est l’attaque et les bactéries développent des défenses. Plus on les attaque, plus elles se défendent.

7. Déjà ça, c’est inquiétant, mais est-ce que vous savez que les virus et bactéries se transmettent les résistances ??? Une des méthodologies de transmission d’adn entre cellules (parce qu’évidemment il y en a plusieurs), ce sont les __transposons__ : des séquences d’adn qui peuvent sauter d’une cellule à une autre. On a déjà identifié 40 gènes liés à des résistances aux antibiotiques sur ces séquences. Et les bactéries sont très fortes à ça. Sans oublier, que plus les bactéries sont soumises à un stress, plus les mutations et la transmission horizontale d’adn s’accélèrent. Ce sont des mécanismes de défense.

8. Donc quand on a une bactérie/virus qui se retrouve avec une résistance dans un corps, elle peut le transmettre aux autres. Et elle va survivre et remplacer celles qui étaient vulnérables et qui sont mortes. Du coup c’est elle qui risque de se transmettre de personne à personne, de pays à pays. J’espère que vous commencez à percevoir l’ampleur du problème ! Le humains sont un petit nombre de géants face à des trillions de trillions de minuscules bactéries qui se multiplient, mutent et s’adapte à une vitesse infiniment plus rapide que nous. C’est un combat de titans.

LES PROBLÈMES

9. 1. Maintenant qu’on a une idée de la situation, regardons de plus près les problèmes, ce qui cause et accélère l’apparition des résistances aux antibiotiques.

La résistance aux antibiotiques et sa propagation, par l’OMS.

Problème 1 : Aujourd’hui, on estime que dans la moitié des cas, les antibiotiques sont prescrits pour des affections d’origine virale pour lesquelles ils ne sont d’aucune utilité. Or les antibiotiques ne devraient être utilisés qu’après un test pour vérifier si on a un virus ou une bactérie. Peut-être qu’un médecin vous a déjà fait ce test ou demandé de le faire à la pharmacie. Il en existe deux en France et ça se fait en deux minutes dans une pharmacie. Un test pour la grippe, qui est, je le rappelle, virale, et qui permet d’identifier les virus. l’autre test est pour l’angine, avec un simple prélèvement dans la gorge qui peut être fait en pharmacie. Il permet de déterminer si l’angine est d’origine bactérienne ou virale. Dans le premier cas, les antibiotiques sont utiles, dans le deuxième non. Et chez les adultes, c’est seulement 10 à 25% des angines qui sont bactériennes à streptocoque A

Premiers cas de résistance aux antibiotiques après l’introduction de ces derniers.

10. Problème 2 : les élevages, l’utilisation des antibiotiques en prévention, à des doses faibles, avant même que les animaux ne tombent malades. Beaucoup de pays utilisent plus d’antibiotiques sur les animaux que sur les humains. Aux USA on en est à 80% des antibiotiques utilisés sur les animaux, massivement en prévention et pas pour guérir. On s’en sert comme une hormone de croissance et pour augmenter les profits. Rien d’autre. De base, surpeuplement, mauvaise hygiène et non-vaccination augmentent les besoins d’antibiotiques. Mais quand les élevages utilisent en plus les antibiotiques en prévention, le résultat, c’est que ces antibiotiques contaminent le sol, l’eau, l’environnement, et créent des micro-organismes et des bactéries résistants aux antibiotiques.

Et je ne parle même pas de la pression de sélection que ça crée sur les bactéries à l’intérieur de l’organisme du bétail traité. Une pression faible mais continue. Vous avez surement déjà entendu parler de viande bourrée d’antibiotique, ce que je veux vous faire comprendre c’est pas juste que ça fait de la mauvaise viande, mais que ce fameux bourrage d’antibiotique a des conséquences à tous les niveaux de la chaîne de production et de consommation. C’est pas juste le goût ou la qualité de la viande. Un exemple : en Chine, c’est 210 000 tonnes d’antibiotiques qui sont utilisées chaque année, et 97 000 vont au bétail, essentiellement pour prévenir les maladies et augmenter la production. Ces antibiotiques se retrouvent après dans la nourriture (une étude a testé le lait produit sur place et 47% était impropre à la consommation à cause d’une contamination par des antibiotiques). Ils se retrouvent dans la viande, mais aussi le sol et l’engrais qui est récupéré et utilisé dans les champs. Résultat : tout ce qui est produit dans ces champs est également contaminé. Et à chaque fois, en plus, ça crée une pression de sélection sur toutes les bactéries dans tous ces milieux : les animaux, le sol, l’eau, les plantes, nous…

La résistance aux antibiotiques dans les élevages.

11. Imaginez des milliards d’organismes avec des trillions de trillions de bactéries, exposées aux antibiotiques. Le simple volume va accélérer exponentiellement la vitesse de développement des résistances. Et il faut tenir compte de tout ce que les humains rejettent : les gens malades ou qui ont des bactéries résistantes vont les rejeter dans l’eau, qui sera rejetée dans les rivières, et là c’est bingo ! On a constaté que la résistance aux antibiotiques est anormalement répandue parmi les animaux aquatiques. Et ils constituent une réserve de résistance aux antibiotiques. Chaque personne et chaque animal qui est infecté d’une bactérie résistante devient un accélérateur de la transmission des résistances dans le monde.

12. Ca n’a pas de sens. J’enrage quand je vous en parle. Les antibiotiques sont la ressource la plus précieuse qu’on aie. Et on la gaspille pour rien. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Pas de sauvetage. C’est un point de non-retour Une fois qu’une résistance s’est développée, la partie est perdue, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’elle ne soit transmise, et qu’elle ne devienne la norme. Si on prend les staphylocoques dorés, la moitié des cas aux USA sont résistants à la pénicilline, la Methicilline, la tétracycline et l’erythromycine. Et depuis 1996, les premiers cas résistants à tous les antibiotiques, y compris le dernier qui était efficace, la vancomycine, ont commencé à apparaître et se transmettre dans les pays développés. Même si on a un répit depuis 2011, c’est une des formes les plus terrifiantes de superbactérie, qui causait 37% des morts par septicémie en Grande-Bretagne en 1999. __revoir 80% résistants à la pénicilline. Comme les borg dans star trek. Si tu ne les tue pas tous, c’est foutu.__ Parce que ça serait trop facile si un des milieux de transmission n’était pas l’hôpital. Plus ça va aller, plus le risque d’attraper une superbactérie résistante à tous les antibiotiques sera élevé dans les hôpitaux. Alors qu’il y a déjà beaucoup de problèmes d’infrastructure, d’investissement et d’effectifs dans les hôpitaux.

Apparition des résistances aux antibiotique, anti-rétroviraux et médicaments pour la tuberculose et la malaria.

13. Problème 3. C’est le manque de développement d’antibiotiques. Depuis 1980, il n’y a pas eu de nouveau type d’antibiotique découvert. La faute en revient autant aux laboratoires qu’aux Etats, les deux ayant sous-investi massivement dans les antibiotiques. Pfizer était un des derniers grands laboratoires à travailler à un nouvel antibiotique et il a fermé cette unité en 2011. Ca rapportait pas assez. Aujourd’hui, il n’y a qu’une quarantaine d’antibiotiques en développement à tous les stades. C’est très peu. Et pas de nouvelle génération d’antibiotiques en vue. Si on prend le cas de la tuberculose, ça fait 55 ans qu’on n’a pas développé un nouvel antibiotique à spectre large, c’est-à-dire efficace et sans effets secondaires graves. Du coup la tuberculose a eu le temps de s’adapter et on a des problèmes majeurs à soigner les dernières souches. Tout ce qui nous reste, c’est les antibiotiques de dernier recours, qui peuvent avoir pour conséquence

Ce que rapportent les antibiotiques (très peu) et le nombre d’antibiotiques en développement.

14. Entre les intolérances aux antibiotiques et les résistances de plus en plus fortes, c’est une raison de plus d’être d’autant plus précis dans l’utilisation des antibiotiques.

15. C’est si important parce que nos antibiotiques sont comme nos réserves d’eau douce : on les gaspille sans réfléchir, sans raison, alors qu’on devrait les préserver. Ca devrait être illégal et c’est peut-être la plus grande menace à moyen terme sur le futur de l’humanité.

16. On a du mal à comprendre ce que ça signifie, car peu de gens ont connu le monde avant les antibiotiques, où des maladies aujourd’hui bénignes tuaient, en particulier les enfants. Vivre en France aujourd’hui ne doit pas vous donner une fausse sensation de confort ou de protection. Si on ne fait rien, beaucoup de gens vont mourir. Les baby boomers, qui sont nés dans les années 50, ont connu l’âge d’or des antibiotiques, et aujourd’hui on est dans un changement de paradigme. Cet âge d’or est loin derrière nous.

16. La manière dont notre monde fonctionne : l’urbanisation, la concentration des gens dans des espaces réduits et l’interaction avec la masse de bétail, les réserves de résistance dans les animaux aquatiques, leur présence dans les sols, l’eau, la nourriture… Tout ça ce sont des facteurs qui nous rendent extrêmement vulnérables non seulement à la transmission des résistances aux antibiotiques, mais aussi aux conséquences de ces maladies. Imaginez perdre un enfant, la moitié de votre famille, et au pire, des épidémies avec des villages, des villes entières décimées.

17. C’est pas un monde dans lequel on veut vivre. On n’a pas envie de voir mourir 3 enfants sur quatre comme c’était le cas il y a 200 ans.

LES SOLUTIONS

18. Je tiens à dire que c’est un problème qu’on peut résoudre. C’est une bête question d’argent et de pratique ! Oui, ça va couter cher ! Mais on a besoin de réfléchir très sérieusement à ce qu’on fait en tant que société. Je vous explique : Le coût estimé pour lutter efficacement contre la résistance aux antibiotiques est de 40 milliards de dollars sur dix ans pour le monde. Entre la recherche, les kits de tests et les récompenses aux laboratoires, . Mais le coût si on ne fait rien sera de 100 000 milliards de dollars en 2050 et 10 millions de morts par an.

19. 1. qu’est-ce qu’on fait ? Déjà, on vaccine. Quand on est vacciné, ça protège contre les maladies et ça réduit le besoin de traitement antibiotique, donc le risque d’apparition d’une résistance. C’est le plus simple et le moins cher.

20. 2. On interdit l’utilisation des antibiotiques en prévention chez le bétail. Immédiatement. Ca devrait être illégal. La Bonne nouvelle, c’est que l’Union Européenne a interdit depuis 2006 l’utilisation des additifs antibiotiques, à effet facteur de croissance, dans les aliments pour animaux. Mais, les antibiotiques sont encore utilisés en masse : quand un animal est suspecté d’être malade, on traite le groupe entier. C’est ce qu’on appelle Metaphylaxie. Pas juste ça, mais quand l’hygiène est insuffisante et qu’il y a un risque d’infection, on traite tout le monde pour prévenir ! Ca ressemble bizarrement à la prévention qu’on a vu avant. Or, l’industrie de la viande a un énorme problème d’hygiène. Pourtant, il y a des études sur des pays qui ont interdit l’utilisation des antibiotiques en prévention sur le bétail et qui observent une réduction des résistances aux antibiotiques chez les humains… Donc ça marche.

Vente d’antibiotiques dans l’industrie de l’élevage en 2010

21. 3. La seule utilisation devrait suivre un protocole extrêmement strict et contrôlé, pour le bétail comme pour les humains. Concrètement : — Il existe aujourd’hui des tests pour vérifier s’il s’agit d’une infection bactérienne ou virale. Et on doit aussi mettre en place des tests systématiques dans les pays développés pour tester rapidement les résistances existantes et pouvoir donner des antibiotiques qui sont efficaces. Ca éviterait aussi de donner des antibiotiques généralistes et de préférer des antibiotiques plus spécifiques à la maladie en question. Si vous avez entendu parler de médecine personnalisée, ça serait un bon début ! C’est le futur de la médecine, soit dit en passant. Un traitement adapté à chaque personne au lieu de traiter en masse. La vente d’antibiotiques sans ordonnance devrait être interdite partout et sans exception. On peut aussi combiner plusieurs antibiotiques et les faire tourner. L’utilisation suivante détruit les bactéries qui ont développé une résistance à un antibiotique précédent. Des études ont montré là aussi que cette méthode réduit l’émergence de résistances.

22. 4. on développe les antibiotiques nouvelle génération. Soit les laboratoires veulent bien les développer, soit on crée des contraintes, des incitations, peu importe comment. Mais on accélère brutalement le développement des antibiotiques en cours, et on commence celle de nouveaux. Il faut un investissement majeur et coordonné avec l’OMS et au niveau mondial : créer un fond de recherche de 2 milliards de dollars et récompenser le développement d’un nouvel antibiotique par un milliard de dollars. C’est la conclusion de l’étude menée par Jim O’Neill pour le compte de la Grande Bretagne en 2014, qui appelle à 40 milliards d’investissement sur dix ans.

CONCLUSIONS

23. Les antibiotiques sont comme les réserves d’eau douce : plus on les utilise vite, plus on les épuise rapidement. Il y a une date de péremption et elle est à l’horizon. Et la conséquence c’est des morts, des handicapés.

24. Les antibiotiques ne sont pas la pour notre confort, nous rassurer, ou nous donner l’impression d’être soignés. Merci d’avoir suivi cet épisode de futurcast jusqu’au bout. Si j’ai choisi un sujet qui peut paraitre anxiogène, c’est parce qu’il a des solutions claires et rationnelles. Tout cela repose sur notre engagement citoyen, à nos politiques de santé, et la pression que nous mettrons sur ces politiques de santé. On est arrivé là par aveuglement, mais il est encore temps de s’en sortir. Et il commence à y avoir une prise de conscience globale. Si on en est arrivés là, c’est parce que c’est lié à notre mode de consommation. Nous avons été insouciants pendant trop longtemps et on se retrouve avec beaucoup de problèmes sur les bras. C’est la responsabilité de notre génération de repenser ces modes de consommation, et ça sera toujours au centre de Futurcast. On réfléchit et on agit !

Il y a plein de vidéos et d’articles sur quoi faire. Je vous ai mis des liens dans la description de la vidéo, et je vous invite à aller les voir. C’est facile de changer nos comportements individuels et de pousser les responsables à mettre la question sur la table.

Je vous donne rendez-vous pour les prochains sujet. On va traiter des futurs à venir, et on abordera bien sur les vaccins et les pandémies.

Quelques liens et sources pour explorer plus avant la question :

Principales

  1. http://www.who.int/campaigns/world-antibiotic-awareness-week/fr/ Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques par l’OMS
  2. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/antibiotic-resistance/fr/
    Les chiffres et les détails à savoir sur la résistances aux antibiotiques par l’os
  3. http://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/resistance-aux-antibiotiques-un-mort-toutes-les-trois-secondes-en-2050\_1457945.html Projections sur 2050
  4. http://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/l-antibioresistance-causerait-pres-de-12-500-morts-par-an-en-france\_1097961.html L’antibiorésistance causerait plus de 12.500 morts par an en France
  5. https://en.wikipedia.org/wiki/Horizontal\_gene\_transfer
    Transmission horizontale de gènes.

Autres

  1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4378521/
    ANTIBIOTIC RESISTANCE CRISIS
  2. http://www.telegraph.co.uk/news/health/news/10797764/Antibiotic-crisis-bigger-than-Aids-as-common-infections-will-kill-WHO-warns.html
    Common infections and minor scratches could soon kill because antibiotics are becoming useless against new superbugs, World Health Organisation warns
  3. https://www.theguardian.com/society/2016/sep/24/ants-solution-to-antibiotic-crisis-superbug-bacteria
    Could ants be the solution to antibiotic crisis?
  4. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs194/en/
    Who about antimicrobial resistance
  5. http://herbarium.usu.edu/fungi/funfacts/penicillin.htm
    Penicillin: the first miracle drug
  6. http://sante.lefigaro.fr/article/pharmacie-quel-retour-d-experience-pour-la-distribution-a-l-unite-d-antibiotiques-
    Avantages de distribuer les antibiotiques à l’unité
  7. http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/JNI/JNI14/2014-JNI-trod-grippe-lina.pdf
    Tests de la grippe
  8. https://amr-review.org/sites/default/files/AMR%20Review%20Paper%20-%20Tackling%20a%20crisis%20for%20the%20health%20and%20wealth%20of%20nations\_1.pdf
    Revue de Jim O’Neill en 2014
  9. http://agriculture.gouv.fr/questions-reponses-les-antibiotiques-usage-veterinaire-et-lantibioresistance
    Questions réponses sur les antibiotiques pour vétérinaires

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Version écrite de la chaîne youtube Futurcast, qui propose de réfléchir ensemble à notre futur pour agir.

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