Les Ethicuriens !

> Qui êtes-vous ?

Nous sommes Melody et Mickaël, un couple de parisiens qui a eu besoin de retrouver du sens dans sa vie et dans son alimentation.

Melody a quitté son job de chargée d’affaires en CDI dans le web, et Mickaël fait une pause dans sa vie de comédien.

Nous sommes des éthicuriens, c’est-à-dire des citoyens désireux de réunir éthique et épicurisme dans l’alimentation d’aujourd’hui et de demain.

Nous sommes gourmands, bons vivants, et nous souhaitons en même temps une alimentation qui soit respectueuse de la nature, des hommes, des animaux.

> Quel métier vous vouliez faire enfant ?

Melody voulait travailler avec les animaux, être vétérinaire ou travailler dans un refuge.

Mickaël voulait être comédien star aux USA, c’est une vocation qui est née quand il était tout jeune et ne l’a jamais quitté.

> Quel est votre territoire de réinvention actuel ?

L’alimentation !

Nous parcourons la France depuis deux mois (et pour encore quelques temps) à la rencontre de celles et ceux qui œuvrent pour le bien manger.

L’idée, c’est que nous souhaitons rencontrer ces personnes, écouter leurs approches, leurs réflexions, leurs ambitions, et diffuser ces témoignages au plus grand nombre sous forme de portraits vidéo via notre site www.lesethicuriens.com.

La clé, c’est la reconnexion. C’est se reconnecter à notre alimentation, se reconnecter à ceux qui nous permettent de manger tous les jours, se reconnecter à l’environnement qui nous fournit ce “carburant” essentiel. Et pour ça, pour commencer, nous on a choisi d’utiliser internet pour reconnecter les consommateurs à ceux qui pensent et font l’alimentation saine d’aujourd’hui grâce aux portraits.

> Quel a été le déclencheur qui vous a amené à repenser votre projet actuel ?

Le premier déclencheur, c’est Dan, un jeune commerçant de 22 ans qui a ouvert un dépôt de pain, Humphris, en bas de chez nous à Paris il y a 2 ans, et a pour cela quitté sa vie de mannequin / sport études.

Au-delà de ce choix audacieux, on a été touché par l’amour qu’il porte aux produits qu’il vend (désormais pain, légumes, fromages, viandes, bières, miel…) et sa volonté de transmettre dès qu’il le peut les valeurs des producteurs avec qui il travaille à ses clients.

Il nous a réappris la saisonnalité, l’existence de certains légumes, le vrai pain, et a été le déclic qui a lancé toutes les réflexions qui nous ont amenées à ce projet.

>Quel est le but de votre projet ?

Ce projet il a trois buts :

- apprendre et comprendre l’alimentation sur le terrain

- montrer que ça bouge partout en France

- mettre en lumière l’impact colossal de nos comportements d’achat à tous sur l’évolution de l’offre alimentaire

Ensuite, le but c’est de diffuser ces messages au maximum de consommateurs pour contribuer à faire bouger les lignes, en créant un guide du consommateur, en réalisant un documentaire, envisagé comme une restitution et une synthèse de cette aventure.

> Comment rentrez-vous en contact avec ces acteurs ?

Nous n’agissons que par recommandation. Les premiers contacts nous ont été communiqués par Dan Humphris, et le bouche à oreille permet de continuer les prises de contact pour la suite du tour. Par exemple, une boulangère bio dans l’Eure nous a transmis les coordonnées d’une maraîchère corse qui s’est formée en fabrication de pain auprès d’elle, et ainsi de suite.

> Quelle habitude faudrait-il changer dans le monde de demain ?
 
La première habitude à changer selon nous, c’est d’appuyer sur le bouton STOP du pilote automatique : être conscient de nos actes et reprendre le pouvoir sur notre alimentation.

Une fois cela fait, la première habitude “concrète”, qui serait déjà un pas énorme, c’est de respecter la saisonnalité des produits.

Pour cela, on conseillerait de prendre juste quelques minutes sur internet, l’information est très facile d’accès, pour trouver un calendrier des saisons des fruits et légumes.

Une fois ce calendrier téléchargé / imprimé / enregistré sur le téléphone, il ne reste plus qu’à acheter les légumes de la saison en cours, et de boycotter ceux qui n’ont rien à faire sur les étals.

Et pour aller un peu plus loin dans le boycott, sur l’idée d’une agricultrice que nous avons croisée sur notre chemin, on peut aussi changer nos habitudes au restaurant ou chez des amis.

Prenons l’exemple de la tomate.

C’est un produit qui est consommé toute l’année alors qu’il n’a rien à faire là pendant la période hivernale. Résultat : les tomates viennent d’ailleurs, n’ont pas de goût et sont pauvres en nutriments.

Pour agir, il suffirait de ne pas en acheter, et de les laisser sur le côté de l’assiette si on vous en sert au restaurant ou lors d’un repas entre amis en plein mois de décembre. Une petite phrase d’explication bienveillante pourrait permettre de sensibiliser la personne qui a cuisiné, et qui sait, peut-être lui faire appuyer sur son propre bouton STOP ?

> Quelle est votre actu en ce moment ?

Notre actu en ce moment, c’est le tour de France du bien manger et la diffusion des portraits vidéos au fur et à mesure sur www.lesethicuriens.com et la chaine Youtube Les Ethicuriens !

On a parcouru plus de 4000 kilomètres pour le moment, réalisé 20 tournages et diffusé 9 portraits sur internet.

On invite vraiment toutes les personnes sensibles à ces questions à visionner les portraits en conscience, à écouter les témoignages de ces belles personnes et à les liker, commenter, partager pour les diffuser au plus grand nombre. Les personnes que nous allons voir sont des personnes qui œuvrent au quotidien, dans l’ombre, pour une alimentation plus saine et éthique, et c’est aussi une forme d’encouragement à leur égard que de prendre ce temps-là pour les écouter.

> Quel souvenir souhaitable voudriez-vous nous faire partager aujourd’hui ?

Des souvenirs souhaitables, il y en a déjà tellement à partager !

- Le saut dans le vide que l’on a fait, tous le monde peut le faire, la reconnexion à l’humain et à la nature est dingue.

- Des gens nous prêtent les clés de leur maisons alors qu’on ne les connaissait pas il y a quelques semaines de ça.

On nous parle d’intime, de questionnements, de bouleversements, de choix et de parcours.

Le principal souvenir souhaitable, c’est la reconnexion ville campagne que l’on vit tous les jours, la reconnexion à l’humain.

> On se retrouve dans combien de temps ?

On se retrouve tous les jours sur les réseaux sociaux pour suivre le tour déjà, ça c’est une première chose. :)

On se retrouve aussi par la suite pour la possible réalisation et la diffusion du documentaire !

De Pauline, Tisseuse de Liens.

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