Icône de la culture américaine de la seconde moitié du xxe siècle, Marilyn Monroe a incarné la dimension la plus fantasmatique d’Hollywood avant de devenir, au-delà du cinéma, une légende de l’imaginaire collectif occidental, à la fois humaine et inaccessible.
1. La route vers le succès.

Née à Los Angeles (Californie), Norman Jean Baker Mortenson, dite Marilyn Monroe, connaît une enfance difficile, marquée par l'absence de son père et par plusieurs séjours en orphelinat. Elle travaille d’abord en tant qu’ouvrière avant de poser pour des photographes — André de Dienes est le premier à la photographier de façon professionnelle alors qu’elle arbore encore une chevelure rousse —, se marie jeune mais divorce à l’âge de 20 ans.
Marilyn Monroe signe ensuite un contrat avec la Fox et apparaît dans de petits rôles, comme dans Scudda Hay, Scudda Ho (1948) de F. H. Herbert, la Reine du music-hall (Ladies of the Chorus, 1948) de Phil Karlson, Dangerous Year (1948) d’Arthur Pierson, puis aux côtés des Marx Brothers dans la Pêche au trésor (Love Happy, 1949) de David Miller. Elle chante et danse dans le Petit Train du Far West (A Ticket To Tomahawk, 1950) de Richard Sale avant d’être enfin remarquée dans Quand la ville dort (Asphalt Jungle, 1950) de John Huston et dans Ève (All About Eve, 1950) de Joseph Mankiewicz.
2. MARILYN MONROE OU LA CONSÉCRATION D’UN SEX-SYMBOL
Marilyn Monroe prouve ses dons de comédienne dramatique dans Le démon s'éveille la nuit (Clash By Night, 1951) de Fritz Lang et dans Troublez-moi ce soir (Don't Bother To Knock, 1952) de Roy Baker, avant de devenir un véritable sex-symbol dans Chérie, je me sens rajeunir (Monkey Business, 1952) d’Howard Hawks et dans Niagara (1953) d’Henry Hathaway.
Devenue star, elle triomphe dans Les hommes préfèrent les blondes (Gentlemen Prefer Blondes, 1953) de Howard Hawks, Comment épouser un millionnaire (How To Marry A Millionaire, 1953) de Jean Negulesco, la Rivière sans retour (The River of No Return, 1954) d’Otto Preminger et Sept Ans de réflexion (Seven Year Itch, 1955) de Billy Wilder.
ENCADRÉ :
Marilyn de Mailer (extrait)
À la fin de la biographie — sobrement intitulée Marilyn — qu’il consacre à l’actrice, le romancier Norman Mailer, après avoir relaté les tristes derniers jours et les funérailles de la star, cite l’émouvant témoignage d’un ami en compagnie duquel Marilyn Monroe vécut un incident qui faillit tourner au drame ...
3. LA MÉTAMORPHOSE D’UNE STAR SOUS PRESSION
Peu satisfaite de son image de poupée sexy, Marilyn Monroe suit des cours d'art dramatique aux côtés de Lee Strasberg, se cultive, épouse le dramaturge Arthur Miller et cherche à tenir des rôles plus riches et plus complexes. Elle y parvient dans Arrêt d'autobus (Bus Stop, 1956) et le Prince et la Danseuse (The Prince and the Show Girl, 1957) de Laurence Olivier, mais obtient ses plus grands succès avec des comédies, comme Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot, 1959) de Billy Wilder et le Milliardaire (Let's Make Love, 1960) de George Cukor.
John Huston lui offre son rôle le plus émouvant dans les Désaxés (The Misfits, 1961), écrit par son époux Arthur Miller.
Le 22 février 1962, elle atterri au Mexique et fait une conférence de guerre, guerre de journalistes, l’un d’eux lui demande :
Une ivresse de parfum qui va durer jusqu’à il y a peu …
Elle commence alors le tournage de Something’s Got To Give (1962) de George Cukor, qu’elle n’achève jamais. Elle se suicide en pleine gloire dans des circonstances aujourd’hui encore non élucidées qui ont donné lieu à d’innombrables spéculations, parfois fantaisistes.
4. Tellement vivante
Inhumé le 8 Aout 1962 à Los Angeles, elle emporte de nombreux secrets avec elle. Certains ne seront jamais connu, d’autres n’ont jamais existé mais il y aussi des secrets insoupçonnés qui eux ont été récemment connu.
5. La dernière malle Louis Vuitton de Marilyn
2005, cinquante ans après la disparition de Marilyn Monroe, une vieille
malle qui lui aurait appartenu est venue nourrir le mystère.
Comment l’actrice en a-t-elle pris possession ?
Un reportage diffusé sur France 5, nous révèle le mystère.
6. Channel “number five”
A la fin de l’année 2013, ont en découvre encore …

La célèbre marque de luxe Chanel met en ligne un site INSIDE CHANEL comme l’actrice le faisait la marque se dénude avec un irrésistible charme et se dévoile, nous dévoile Marilyn :
La rhétorique du 22 février 1962 est mis à l’honneur, on ne sait quand elle a été prononcé pour la première fois, Marilyn a souvent fait allusion à son parfum, si souvent qu’on commence à peine à le sentir.
La vidéo nous dévoile des photos jamais publiées, un interview jamais diffusé … jusqu’en 2013.
L’actrice aurait aujourd’hui 86 ans.

Marilyn, de Mailer (extrait)
Au cours de cet heureux été 1955, qui vit le début de son idylle avec Miller et laissait entrevoir un avenir plein de délices, Marilyn était assise un jour sur la plage en compagnie de Norman Rosten quand des adolescents, amateurs avant l’heure des futurs films à naître de Bergman, s’approchèrent d’eux.
Ils décrivirent d’abord de grands cercles autour de nous, puis de plus petits et finalement, environ cinquante adorateurs convergèrent sur le parasol sous lequel Marilyn était paisiblement assise.
« Hé ! Marilyn, j’ai vu tous tes films ! »
« Tu es mon idole ! »
« Tu es sensationnelle ! »
« Marilyn, laisse-moi t’embrasser ! »
Elle leur serra la main. Ils lui demandèrent de signer son nom sur des pierres en guise d’autographe. Les garçons se pressaient autour d’elle, les filles s’esclaffaient d’une voix aiguë, il y eut un début d’affolement. Ils tendaient la main vers elle en poussant de petits cris nerveux, la touchaient, la suppliaient, mendiaient une faveur. Tout en riant, elle s’efforçait de les écarter… À la fin, l’eau sembla la seule issue possible ; elle se mit à nager. Aussitôt, dans une explosion de hurlements joyeux, cinquante jeunes corps bronzés plongèrent derrière elle et lui donnèrent la chasse…
« Hé », me cria-t-elle d’une voix faible, « sors-moi de là ! »
Je réussis à nager jusqu’à sa hauteur et hurlai aux gosses : « Fichez le camp, ça suffit, rentrez chez vous ! » Pris d’une rage aveugle, je tentai de les frapper. Je finis par lui saisir le bras et l’entraînai vers le large. Je menaçai les plus hardis, qui s’obstinaient à nous suivre. Hilares, ils contemplèrent notre progression laborieuse.
Soudain Marilyn s’arrêta. « Je ne peux plus nager », dit-elle d’une voix suppliante.
« Comment tu ne peux plus ? »
« Je n’ai jamais été bonne nageuse. »…
Le menton au ras de l’eau, elle respirait avec peine. « Écoute », dis-je, « sais-tu faire la planche ? Essaie. Respire à fond et allonge-toi. »
Elle essaya mais elle avala de l’eau et commença à tousser. Je tournai autour d’elle, un peu essoufflé, et m’efforçai de l’aider à s’étendre sur l’eau. « Seigneur, quelle façon de finir ! » souffla-t-elle en s’accrochant à moi.
Comment pouvions-nous être sauvés sinon par une fin dans le plus pur style d’Hollywood ? Ronflement d’un canot à moteur sur la piste sonore.
Apparition d’un bateau réel sur le grand écran de l’océan. Le garçon aux cheveux en brosse vint se ranger lentement près de nous et coupa les gaz.
Nous agrippâmes le bord du bateau. Je montai dedans. Se posa alors le problème de hisser M. Elle… n’était pas et n’avait d’ailleurs jamais été un poids plume. Je parvins à la tirer et elle s’affala dans le bateau.
Je la regardai tandis qu’elle gisait, épuisée, les jambes repliées, ses orteils roses luisant au soleil comme des coquillages. Le jeune pilote la contemplait aussi… il en oubliait son gouvernail, et nous fit pivoter avant que je comprenne ce qui se passait. Je lui criai de faire attention ; alors elle dit : « Ne t’énerve pas. C’est un merveilleux week-end. »
Source : Mailer (Norman), Marilyn, trad. par Magali Berger, Paris, Stock, Albin Michel, 1974.
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