Mongolie, terre d’ivresse (Partie 1)

Toujours sur la route pour quelque part

Garry Valette
Feb 10, 2016 · 15 min read

Le plus beau paysage qui m’a été donné de voir. Chaque paysage a sa manière de faire vivre nos sens. Une femme est surtout belle dans les yeux de celui qui la contemple. Et pourtant, ce jour, à mes yeux, la Mongolie m’a hypnotisé par son silence.

Dix ans que l’idée de voyager dans un cadre humanitaire me trottait dans la tête. Je commençais à m’impatienter, car malgré une réelle volonté de ma part, l’envie n’y était pas encore. Pas assez forte du moins. Comme un manque de maturité, ou le sentiment de ne pas être prêt.

Avril 2015, je participe à la conférence semestrielle de l’association Coup de Pouce, “c’est le moment!” me dis-je. Mongolie, Haïti, Côte d’ivoire seront mes trois destinations favorites par ordre de priorité. Ca sera la Mongolie.

Coup de Pouce est une association d’une quinzaine d’années créée et gérée par Hélène, une sage-femme à la retraite déterminée à étancher la soif de certains d’entre nous voulant “se rendre utile”, notion qui revient régulièrement lorsque vous demandez aux volontaires la raison pour laquelle il souhaite partir. Depuis sa création, Hélène est investie d’une extraordinaire mission qui est d’envoyer chaque année des centaines de bénévoles à l’autre bout du monde pour aider, quelque soit la manière, la population locale. La majorité des missions se résume à apporter une main d’oeuvre supplémentaire sur des chantiers de tout ordre. Du Cambodge au Chili en passant par le Kenya, l’éventail des destinations est large, même si je crois ne pas avoir encore bien compris ce qui déterminait notre choix dans ce type de contexte.

Jour 1

Samedi 22 Août 2015

Nous avons foulé le sol mongol à 5h du matin à l’aéroport d’Oulan-Bator, après un long périple concrétisé par une escale à Moscou. Nous sommes le 22 août, jour de ma naissance en 1987. J’ai pratiquement fêté mon anniversaire deux fois cette année. Les membres de l’équipe ne l’avaient visiblement pas oublié. À peine les sacs de voyage récupérés sur les tapis, me voilà entouré d’une chaîne humaine aux sourires sincères me chantant chaleureusement, et malgré la fatigue, un joyeux anniversaire en mon nom. Merci pour l’accueil, jeunes collègues.

Nous croisons justement Hélène à la sortie, sur le chemin du retour pour Paris, qui avait spécialement fait le déplacement pour constater l’ampleur du projet sur le campement. Effectivement, Coup de Pouce n’était jamais intervenu sur un chantier aussi gros puisqu’il s’agissait de construire l’annexe d’une petite école de quartier déjà existante, se situant en banlieue proche d’Edernet, seconde ville du pays à 300km à l’ouest de la capitale. Un bâtiment en brique de 400m² sur deux étages. Pour être tout à fait honnête, n’ayant aucune expérience, je n’ai émis aucun doute sur la taille du chantier, sans pour autant être conscient de la charge de travail qu’il incombait.

Ma première réflexion en nous baladant dans les rues d’Oulan-Bator a été de ne plus écouter les gens avant un départ. Tous ces “On dit que…”, tous ces “Si tu…” et tous ces “Tu verras, …” souvent suivis de “…là-bas, …” puis “les gens sont…”. Ils font aussi partie du Voyage tous ces petits morceaux de phrases prémâchés assez pénibles à entendre et souvent très fausses car la personne en face de vous ne fait que citer un fait qu’elle a elle-même vécu ou entendu pour en faire une généralité. Chaque voyage est unique pour chacun d’entre nous. En ce qui concerne la Mongolie, j’ai vite constaté qu’il n’était ni le pays en perdition, ni le pays sous-développé que certains ont pu me décrire. Certes, il est très peu dense en terme de population et d’urbanisme, il y a de l’espace, ce qui ne signifie pas que la Mongolie est coupée du monde. Les mongols ont l’air au premier abord très connectés et ne semblent pas interloqués par la présence d’occidentaux. Chose qui m’avait frappée en Iran.

Jour 2

Dimanche 23 Août 2015

Premier jour de travail sur un chantier déjà bien entamé par les 4 équipes Coup de Pouce précédemment venues 2 semaines chacune depuis Juin. Le père Prosper, un jeune prêtre missionnaire congolais en Mongolie depuis près de 4 ans en charge, d’après ce que j’ai compris, des relations publiques de l’école, et accessoirement le seul prêtre de la région pour le peu de fidèles chrétiens pratiquants, sera notre interprète, notre guide et le prête de la messe quotidienne pour certains de mes coéquipiers.

La matinée a donc débuté sur une présentation individuelle de chacun d’entre nous face aux ouvriers mongols. Ils avaient entre 16 et 56 ans. Malgré leur humilité spontanée, nous présenter tous dans notre langue natale nous a permis de nous dévoiler et de créer une certaine cohésion de groupe.

Puis le père Prosper leva la halte et en une fraction de seconde, tous les ouvriers avaient disparu, retourné aux tâches qu’ils avaient laissées. Et le moment que j’attendais depuis des mois se présenta, nous étions face au mur — sans mauvais jeu de mot — c’était à notre tour de mettre la main à la pâte — arrêtez moi si je suis lourd. Un brief très court de notre chef d’équipe, Emilie qui par le plus grand des hasards travaille dans le BTP, une répartition succincte des équipes et nous voila livrer à nous mêmes au milieu des ouvriers mongols. Une journée d’adaptation où chacun d’entre nous a pris ses marques comme un stagiaire en formation.


J’ai terminé l’après-midi par un footing d’une trentaine de minutes, soit environ 6km, accompagné de Quentin et David. J’ai alors réalisé que le projet de traversée du Costa Rica en courant était possible à force de persévérance et passion. Il va falloir travailler, encore.

Verdict, j’aime beaucoup trop l’effort physique, d’autant plus s’il est utile. Depuis ce jour, je me suis promis de ne plus associer, tant que je le peux encore, les vacances à la fête, la plage et le repos pour lesquels je me lasse systématiquement.

Puis, plus tard dans la soirée, j’ai repensé à une phrase que le Père Prosper avait lancé le matin lorsqu’on visitait l’école en faisant référence à cette majorité de pères de famille irresponsables causée par l’ennui et le chômage:

Beaucoup d’hommes mongols souffrent d’alcoolisme, mais ce n’est pas un mal, c’est souvent un synonyme de désespoir.

C’est donc de cette manière que s’exprime le désespoir? Tant d’hommes veulent prendre soin de leur famille mais n’y arrive pas ce qui les ronge et leur fait perdre pied bien souvent…

Jour 3

Lundi 24 Août 2015

Une journée peu palpitante, ni instructive mais physiquement difficile. Une concentration collective sur le chantier comme la conséquence du contre-coup du décalage horaire. Nous avons passé la journée à déplacer des centaines, surement des milliers de briques à des endroits stratégiques en fonction du montage des murs.


Avec du courage, Quentin, David et moi même sommes tout de même allés courir après nos longues heures de travail. Environ 8km, après quoi, la fatigue s’est fait ressentir. Je me suis couché tôt pour récupérer un maximum d’énergie.

Jour 4

Mardi 25 Août 2015

Une belle avancée sur le chantier. Le travail effectué la veille nous a aidé à anticiper et à être mieux organisé. Le chef de chantier s’est permis de démarrer plus tôt que prévu les fondations à l’étage.

Pendant plus de la moitié de la journée, on m’a chargé de produire le mortier, cette “colle naturelle” qui sert à fixer les briques entre elles. Il paraît que la recette est différente suivant les nationalités, les écoles, le climat, les matériaux constituant les briques, l’humeur de votre instructeur etc. Quoi qu’il en soit, dans mon école mongole, la recette était un savant mélange de 40% de sable/terre, 40% d’eau et 20% de ciment. Environ. L’important était la texture finale, un liquide aussi fluide que dense qui s’apparente grossièrement à de la boue. J’ai donc porté des sacs de ciment, ravitaillé en sable à l’aide d’une brouette et apporté des seaux d’eau, qu’il fallait porter à l’étage. Un travail dur et pénible, mais intéressant dans ma quête de sensations et de limites.

J’accomplissais ce travail en compagnie d’un mongol, Erritu je crois, un jeune garçon courageux, souriant et surtout d’une humilité qui avait cette tendance à me gêner. C’était très difficile, pour ne pas dire impossible, de communiquer avec lui. Dire que nous avons partagé un bon moment serait exagéré, disons plutôt que nous avons partagé la partie infime d’un immense projet par des sourires, des excuses et de l’entre-aide. Avant de débaucher, je lui ai demandé par curiosité son âge et son nom, il m’a expliqué par quelques gestes assez vagues qu’il fêtait ses 18 ans aujourd’hui. Ça tombe bien, j’avais en tête de lui donner les 10kg de vêtements que j’avais apporté de Paris. Il fait la même taille que moi, il est jeune, il est sympa, et en plus c’est son anniversaire, c’est pour lui et personne d’autre. En lui donnant, c’est vrai qu’il n’a eu qu’une réaction très… Comment dire… passive. Il n’a rien exprimé, m’a très discrètement remercié en prenant les sacs, a baissé la tête puis est parti. Émilie, la chef de notre groupe, m’a expliqué que c’était la manière mongole de faire preuve encore une fois d’humilité.


Petite séance de cross-fit pour clôturer la journée en compagnie de Julien: 50 pompes, 20 sit ups, 50 squats sur 4 tours.

Jour 5

Mercredi 26 Août 2015

Réveil difficile…

Première surprise dès le réveil, Shamai — à gauche sur la photo — chef de chantier stagiaire, qui vient nous rendre visite au petit déjeuner pour nous communiquer les instructions du jour, porte un tee shirt — celui sur la photo — que j’avais donné à Erritu la veille. Charlie Chaplin avec un index dans le nez, comme une façon de me narguer me dis-je. Bizarre?!

Journée assez complète dans l’ensemble. Effectivement, le travail ne manque pas:

  1. Le matin, maçonnerie : Poser les briques pour monter le petit pan de mur qui se trouve sous les escaliers qui mènent à l’étage
  2. Toujours en matinée, manutention : Monter les blocs de béton cellulaire pour les quatre murs de façade de l’étage. Ce béton d’aspect spongieux a pour propriété d’être beaucoup plus isolant grâce à l’air qui circule à l’intérieur. Il est donc plus léger que le béton standard, et plus fragile, plus cassant. Malgré une plus faible densité, les blocs étaient 10 fois plus gros que les briques classiques (L 60cm x l 30cm x h 20cm), et donc proportionnellement plus lourd, entre 20 et 25 kilos chacun.
  3. Fin de matinée, maçonnerie : Faire du mortier. Jama, surement l’ouvrier mongol le plus robuste et le plus efficace qui portait lui aussi un de mes t-shirts — mais que s’est-il véritablement passé avec ces vêtements?! — en avait besoin à l’étage pour poser les blocs de béton cellulaire apportés plus tôt. Seul, je me suis occupé de cette lourde tâche, un travail épuisant et sans fin. J’ai fini au bout de deux heures sous l’assistance de Jama et le dos ruiné.
  4. En début d’après-midi, après la pause déjeuner, manutention : Ranger les étaies hors du chantier. Nous avons constitué une chaîne pour sortir ces grands tubes en acier qui, à l’inverse d’un étau, permettent d’écarter, ou plutôt maintenir une structure en le devisant et en l’entreposant verticalement.
  5. Fin de journée : Faire encore et toujours du mortier pour Jama à l’étage puis continuer à monter les blocs de béton cellulaire à l’étage. Il fallait en monter encore 87. Au moment de débaucher, il en restait environ une vingtaine à monter.

Après le dîner, la fatigue m’avait alourdi les paupières, je n’ai pas trainé à aller me coucher.


Je me suis endormi après avoir lu pendant près d’une heure le livre de Daniel Tibi, 900 jours, 900 nuits dans l’enfer d’une prison équatorienne.

Jour 6

Jeudi 27 Août 2015

Réveil très difficile, plusieurs douleurs sur tout le corps et les yeux gonflés. Après un bon café bien chaud, nous revoilà sur le chantier.

Dès 8 heures du matin, il fallait finir de monter les blocs de béton cellulaire restants. Le travail commençait à rentrer et nous commencions à prendre quelques automatismes. Nous avons constitué une chaîne en 5 minutes et la journée a démarré. Au bout du 4ème bloc, je me fais la réflexion qu’il aurait été judicieux de s’échauffer avant de commencer à froid, surtout le matin après une nuit de sommeil. “J’ai démarré, tant pis” me dis-je, réflexion pas beaucoup plus judicieuse...

Puis j’ai enchaîné sur la production de mortier ce qui a occupé une bonne partie de ma journée. Du mortier et encore du mortier pour que Jama ne soit pas coupé dans son élan. Toujours la même chose. Un travail épuisant, répétitif et sans fin. Des sacs de ciment de 25kg, des sacs de sable d’environ 15kg et plusieurs seaux d’eau. À 11 heures, j’avais déjà le dos à vif à force de remuer, mélanger, retourner à la pelle en permanence sans jamais trop savoir si les proportions de chaque ingrédient étaient respectées, en clair, si mon mortier est de qualité. Jama n’avait pas l’air mécontent.

À 11h30, je décide de me soulager 5 petites minutes en prenant le temps de m’assoir et de boire au rez-de-chaussée quand Erritu, surnommé Junior par l’équipe, me pointe du doigt. Je le regarde, il me regarde, pointe un sac de ciment vide dans sa main gauche, puis le gros tas de sable se situant à l’extérieur. Avec des mots, il voulait signifier “Viens m’aider à mettre du sable dans le sac”. Je me lève et il me montre sa main grande ouverte, “J’ai besoin de 5 sacs”. Décidément, pas une minute de répit. C’est reparti pour plusieurs dizaines de coups de pelle. Un sac. Deux sacs. Trois sacs. Quatre sacs. Cinq sacs. Je pose la pelle et retourne à l’intérieur, puis entends derrière moi “Hey!”, toujours Erritu qui me montre de nouveau ces cinq doigts bien écartés. Encore cinq, puis cinq, et cinq, et cinq,… un total d‘environ 35 sacs au final. Bientôt 12h30, j’ai le dos anesthésié.

Durant l’après-midi, j’ai poursuivi l’atelier mortier, sans t-shirt sur le toit sous 30 degrés à l’ombre. Très agréable. Tellement agréable que j’en oubliais ma douleur au dos. En toute fin de journée, j’ai appris à couper du béton cellulaire à la scie. Je vous avais dit qu’il était léger et cassant.


Pour me récompenser de l’effort intensif de la journée que mon corps n’a pas l’habitude d’encaisser, nous avons essayé les douches publiques qui se trouvaient à une centaine de mètres du campement dans le salon de beauté du quartier. Coiffeuse, esthéticienne et… douche étaient les services qu’offraient les deux jeunes femmes qui tenaient le salon. Pour 2000 tobrouks, moins d’un euro, nous disposions d’une demi-heure pour se faire beau avant d’aller manger une pizza en centre ville d’Edernet dans le restaurant du mari de la directrice de l’école pour laquelle nous travaillons. En sortant du restaurant, nous avons très peu marché dans la ville et, pourtant, je me suis rendu compte très rapidement de la qualité de vie des mongols qui d’apparence n’est pas aussi miséreuse que ce qu’on pourrait croire en tant que français. L’atmosphère général m’a fait penser à l’ambiance que l’on peut retrouver un soir d’été dans le petit village andalou, Alhaurín de la Torre, où j’ai l’habitude de rendre visite à mon ami Juan. Des enfants courent sur la grande place centrale, des parents les surveillent et des grands-parents assis sur les bancs papotent. Plus loin, des ados apprêtés rigolent entre eux, et se réjouissent de voir des touristes passés.

Ici, Julien m’apprend que la Mongolie est très dépendante de la Chine. Il m’explique que la Mongolie manque de ressources naturelles et que si la Chine décidait d’arrêter tout échange commercial avec elle, elle serait désertée en moins de 2 semaines. Nous sommes rentrés, pas de sport pour ce soir, je suis épuisé.

Jour 7

Vendredi 28 Août 2015

Réveil encore une fois difficile, les courbatures commencent à se faire sérieusement ressentir. Nous arrivons sur le chantier assez tard mais connaissons déjà bien nos tâches respectives.

Pour moi, ce sera maçonnerie et déplacement de briques le matin, et remplissage d’une vingtaine de brouette de sable pour le mortier l’après-midi. Après quoi j’ai passé le reste du temps à trouver un moyen d’assister les postes qui en avaient besoin. J’ai également fait du mortier avec Jama, Erritu et un nouveau remplaçant, je suppose. Jama m’a alors généreusement tendu une clope, j’ai profité de cette pause pour essayer de communiquer comme je pouvais avec les ouvriers. Jama m’a parlé de ses tatouages puis a essayé de comparer mes poils de torse aux siens, inexistants, l’occasion d’en rire. Nous avons échangé quelques mots, quelques signes, une cigarette puis sommes repartis aussitôt au boulot.


En fin d’après-midi, nous sommes partis courir avec David et Quentin une grosse demi-heure dans les rues d’Edernet vers un chemin inédit pour atteindre le haut d’une colline qui dominait la ville. Une étendue urbaine de plus de 10km avec une réelle délimitation entre la banlieue plutôt rurale très éparse remplie de pavillons très colorés et le centre ville plus en hauteur avec de grandes tours habitables. Étant un peu plus rapide que David et Quentin, mon avance m’a permis de profiter de la vue seul pendant une dizaine de minutes pour faire le vide et admirer le paysage. Essayer d’évacuer mes questionnements interminables qui ont tendance à m’affecter et surtout à me saturer le cerveau.

De retour sur le campement, nous avons dîné dans une ambiance plus conviviale que d’habitude, une complicité a commencé à s’installer entre tous les membres de l’équipe.

Jour 8

Samedi 29 Août 2015

Je me réveille la tête vacillante. Je ressens un peu de nausée et le regard un peu flou. “C’est un petit coup de fatigue, ça va passer” me dis-je. Après le petit déjeuner, mes symptômes vont en s’empirant, je signale mon état à Émilie, la chef d’équipe, qui me dit de faire attention.

Durant la première pause du matin, je profite de ces courtes minutes pour aller m’allonger. 15 minutes plus tard, nous repartons au travail, mon dos commence à se réveiller à son tour. À midi, un déjeuner plutôt appétissant nous attendait — des beignets à la viande façon mongole — j’engloutis mon assiette aussi vite que je peux pour profiter au maximum du temps restant pour dormir et me reposer. 14h, on me réveille, il faut y retourner. Sur le chantier, j’ai complètement ralenti le rythme, fait une parenthèse au mortier et essayé d’occuper mon temps et mes mains en assistant les maçons, volontaires comme ouvriers.

En parallèle, sous les ordres d’Hélène, la fondatrice de l’association, à Paris une petite équipe de quatre volontaires s’est attelée à restaurer le kiosque dans la cour de récréation. Des tâches plus douces comme gratter la peinture avec une spatule est parfaitement adapté à mon état de forme. Puis à la pause de l’après-midi, sans rien avaler et sans rien dire aux autres, je me précipite dans mon lit, encore… Emilie, comprenant que je suis mal au point, décide de ne pas me réveiller et me laisse me reposer. Merci Émilie.


Après le chantier ce jour là, nous avions prévu d’aller prendre l’apéro sur une colline non loin de l’école, pour nous délecter du paysage. Je me réveille de mon sommeil la tête un peu plus fraîche et trouve la motivation pour suivre le groupe jusqu’en haut. D’un côté, je découvre alors Erdenet d’un autre angle que la veille, et de l’autre, une steppe extraordinairement vide. Un paysage très plat où l’on distingue sur des centaines de kilomètres différents plans par la présence de légères collines que l’on pourrait compter. Rien à l’horizon, pas d’arbre, pas de roche, uniquement un tapis de verdure à l’odeur du romarin avant l’arrivée de l’hiver. L’occasion pour nous tous de prendre quelques clichés de l’équipe joyeusement réunie sous un soleil rasant d’un orange vif. Nous rentrons avant la tombée du jour et mon ventre s’emballe…

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Bientôt la suite du voyage: Mongolie, terre d’ivresse (Partie 2)


L’association Coup de Pouce recherche en permanence des sponsors (Total, Vinci…) et des volontaires. Pour les plus téméraires d’entre vous, qui auraient besoin d’un coup de pouce pour sauter le pas, je serai ravi de vous renseigner. Contactez moi à l’adresse suivante garry.valette@gmail.com ou sur Twitter

Garry Valette

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UX/UI Designer freelancer. Disruptive project seeker. Entrepreneur. Dreamer. Try to write stuff sometimes.

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