De gauche à droite: Jean Brierre; Mme. Ira Gibson, épouse du prof de sociologie à Howard Univ.; l’Ambassadeur Gustave Laraque; MME. JEAN BRIERRE…Haiti Sun 15 avril 1951…

A la recherche du visage de «Madame Jean Brierre» en 1956…

Le prénom de Madame Brierre? Dans certains textes argentins on parle de «Dilia» (Delia?) et dans d’autres, «Thérèse». Pourquoi tant d’intérêt autour de cet évènement? Il nous éclaire, majestueusement, sur la pauvreté, la misère et la paresse dans la recherche-surtout dans l’histoire diplomatique haïtienne-. Combien d’études littéraires haïtiennes fantastiques autour de Jean Brierre ignorent complètement l’existence de Madame Brierre? Sa présence, consistance et endurance nerveuse ont été déterminantes en ce moment crucial de l’histoire argentine.

Déjà, jeune Secrétaire de Légation à Paris en 1930 à l’âge de 20 ans; en juin 1956, l’ambassadeur Brierre est un diplomate de carrière(«il marque son passage par des activités socioculturelles pour mieux faire connaitre Haïti», Fardin & Nouvelliste) . Son épouse sauva, in extremis, du peloton d’execution, les officiers suivants:

Gral. Raúl Demetrio Tanco

le Général de division Raúl Demetrio Tanco;

les colonels Ricardo González et Agustín Digier;

le lt. colonel Alfredo Salinas;

le capitaine Néstor Bruno;

le sous-lieutenant Andrés López;

le syndicaliste Efraín García

Lorsque le chef du renseignement d’Etat argentin (Servicio de Informaciones del Estado, SIDE) , le général Domingo Quaranta se présenta à l’ambassade, il bouscula Madame Brierre, «¡Qué vas a ser vos la embajadora, negra de mierda!» ou «callate negra hija de puta» d’après certains survivants. Dans un premier temps, le commando aux ordres de Quaranta souhaita fusiller les asilés près du trottoir de l’ambassade; puis à l’apparition d’un autobus dans le secteur, ils décidèrent de transporter les asilés-prisonniers vers un lieu plus approprié («un cuartel») pour l’exécution. De justesse, l’ambassadeur Brierre parvint à les récupérer.

Gilbert Mervilus, 3 décembre 2017

Cinéma & Littérature:

«Rodolfo Walsh
Odile Bégué (Traducteur)

ISBN : 2267021137 
Éditeur : CHRISTIAN BOURGOIS EDITEUR (07/10/2010)/Résumé :

le 9 juin 1956, en Argentine, les généraux Tanco et Valle se soulevèrent contre le gouvernement de facto qui avait destitué le président Peron en septembre 1955. L’insurrection fut brutalement et illégalement réprimée. Dans la décharge publique de José Leon Suarez. un groupe de civils — certains vaguement liés à la révolte, les autres totalement étrangers à celle-ci — furent exécutés avant même que ne soit proclamée la loi martiale. Une poignée d’entre eux réussit à échapper à la mort. Rodolfo Walsh retrouva l’un des survivants, grâce au témoignage duquel il reconstitua les faits et en publia le récit en 1957. après avoir dû se réfugier dans la clandestinité pendant plusieurs mois. Opération Massacre est le résultat de cette enquête pénétrante et exhaustive qui, bien avant que le New Journalism ne connaisse son heure de gloire aux États-Unis, inaugura un genre nouveau en littérature.

Rodolfo Jorge Walsh

Rodolfo Jorge Walsh, né le 9 janvier 1927 à Lamarque, en Argentine, et mort le 25 mars 1977 à Buenos Aires, est un écrivain, journaliste et traducteur argentin considéré comme le fondateur du journalisme d’investigation en Argentine. Il est assassiné par la junte militaire argentine le 25 mars 1977». Babelio & Wikipédia

Voir aussi: «Heureuse et énergique intervention de l’ambassadeur Brierre» https://medium.com/@gilbertmervilus/heureuse-et-%C3%A9nergique-intervention-de-lambassadeur-brierre-d8f5529d2c9f