
Causerie matinale à la rue Armand Holly
#Chili #Pinochet #LucíaHiriart #Littérature
Dès le début de notre causerie, Caroline me dit carrément, qu’elle n’ira pas au Chili. Elle est décidée à se battre. Alors, nous voici, pendant de belles longues minutes, longeant la rue Armand Holly et ses énigmatiques barrières et murs electrifiés, abordant une lourde grave question, l’actuelle émigration haïtienne. Je me suis rappelé l’époque où le Chili était à nos yeux un pays de «plusieurs avions» et ce Brésil, «un continent aux mille frontières». L’actuelle jeunesse haïtienne s’y est rendue avec les ongles et en faisant du jogging…

Nous étions près du long mur de la résidence du général Maurice Flambert lorsque je lui racontais un détail de la vie du général Pinochet. En réunion avec quelques camarades de promotion, le général Augusto José Ramón Pinochet Ugarte, alors président du Chili, glissa à voix basse, «[…] notre Armée est assez solide pour affronter les bataillons les plus aguerris, mais en ce qui me concerne, je dépose d’avance les armes en présence de ce bataillon exceptionnel qu’est Madame Pinochet…».
Gilbert Mervilus, Mars 2017- 8 janvier 2018
Extraits de “Promenade à travers la capitale des crocodiles” https://medium.com/@gilbertmervilus/promenade-%C3%A0-travers-la-capitale-des-crocodiles-698146dcfb9a
