DEVENIR ÉCRIVAIN, SANS LE SAVOIR

Suite à un commentaire, un ami m’invite à rédiger «un roman». Après une expérience, plutôt heureuse (car peu de gens comprirent que les saisons vont durer), je me suis en effet remis au travail: encore la terreur.

Un résumé de dix mots: des crocodiles intelligents, encouragés par des intellectuels fous, contrôlent le Champ de Mars et prennent pratiquement contrôle de la vie politique nationale ! L’évolution du drame est lente, comme tout travaille complexe. A suivre, donc.

Entre ce commentaire encourageant d’un progressiste, et mille bousculades techniques (faut savoir s’adapter aux particuliers défis de ce qu’on croit être la vie, chez nous), j’ai une pensée toute spéciale pour d’autres vieux amis. Ceux qui nous enseignent la charpenterie secrète de tout oeuvre. Ce matin, j’ai nommé Juan Rulfo. Maintenant, je suis avec Gabo.

«Nul besoin d’être grand clerc, pour comprendre, hier comme aujourd’hui, nos régimes inqualifiables oscillent, mélodramatiquement, entre L’automne du patriarche et Le général dans son labyrinthe. Délicates situations, que les caractères cartésiens, supporteraient difficilement ! Au cours de ces turbulentes trente dernières années, coincés par des cataclysmes souvent indescriptibles, les uns plus imprévisibles que les autres, la plume de García Márquez nous a permis de traverser, mille précipices, aux incisives généralement sans issue. Et, presqu’en choeur, l’aventure se termine à haute voix, par un Buen viaje, Señor Presidente…» (Don Gilberto, avril 2014)

Ah, j’ai failli oublier de vous confier ce qui avait plu à mon ami, dans mes commentaires, peu recommendables:«[…] l’alimentaire bouscule tout! Les gens vont à l’église pour charger le téléphone»…

Voir aussi: MON AMI, L’ECRIVAIN ET MAGICIEN, JUAN RULFO https://plus.google.com/118231927859383025757/posts/KAYKg9D5u8s?_utm_source=199-1-1 …

Gilbert Mervilus
6 avril 2016

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