
Entre l’état de siège et le couvre-feu: multiplication des injustices et des crimes dans l’Haïti assiégée

Le mardi 29 octobre 2019, la collectivité nationale a bien entendu un ancien député sur les ondes décrétant « l’état de siège niveau 8». Il serait correct de rappeler aux haïtiens que les périodes dites «explosives» de la présidence à vie duvaliérienne constituent un exemple douloureux d’état de siège. Si vous souhaitez savoir la signification d’un niveau, des milliers d’haïtiens disparurent sans laisser de trace.
Hier soir, 3 novembre 2019, après l’injonction du couvre-feu de 5h22 pm par les forces dites «d’opposition», sur les ondes, j’ai dû appeler quelques proches en urgence pour savoir où se trouvaient-ils (deux dames et trois hommes). Fermement et en souriant, j’assume avoir confié à mes ami.es: Dans l’état actuel de la multiplication des crimes et injustices, impossible de savoir d’où vient le coup…De feu, de poignard, etc.

Une certitude: la conséquence la plus immédiate de la multiplication des crimes et injustices dans l’Haïti assiégée favorisera l’émergence de médiateurs voisins, tacites ou déclarés. Haiti traîne, et s’amuse à donner l’image d’un sinistre coin où un tas de grands nègres surqualifiés et surarmés s’amusent à bouffer d’autres petits nègres à la dérive!
Gilbert Mervilus, 4 novembre 2019
