Juan Bosch

Juan Bosch, fin connaisseur de François Duvalier

Publications récentes de la Fundacion Juan Bosch

La grande majorité des haitiens, superlettrés ou le contraire, ignore que Juan Bosch ( président entre 27 février-25 septembre 1963) maitrisait la politique de Papa Doc, mieux que les Américains…

La petite histoire dominicaine rapporte, qu’un matin de 1963, aux alentours de 5h, l’ambassadeur des Etats-Unis en République Dominicaine, John Bartlow Martin, se rend chez son ami, le président en exercice Juan Bosch, pour annoncer à ce dernier, «la chute imminente de Duvalier». Le président Bosch fit faire un bon café pour son ami, écrivain comme lui et répondit au diplomate «[…] le docteur et président à vie dont nous parlons mourra tranquilement dans son lit et avant de partir choisira son successeur» («[…] el médico y presidente vitalicio de quien hablamos se irá tranquilamente en su cama y antes de fallecer decidirá a quien tome el relevo…»).

John Bartlow Martin et Président Kennedy; ambassadeur des États-Unis en République dominicaine de 1962 à 1964. Martin est arrivé peu de temps après l’assassinat du dictateur Rafael Trujillo. Il est devenu très proche du nouveau président, Juan Bosch. Martin a démissionné peu de temps après l’assassinat de Kennedy, mais il est retourné en République dominicaine comme envoyé spécial en 1965 pendant l’invasion expédiée par Johnson.

Enfin, vous connaissez l’histoire: Bosch fut renversé en septembre 1963 et Papa Doc, devint président à vie en juin 1964, s’en alla en 1971, en laissant une structure successorale bien organisée.

Gilbert Mervilus, 19 octobre 2017

PaPa Doc et Jean Claude, 2 janvier 1971… “jeunesse de mon pays…”