LA FÊTE DES PÈRES, A 6h DU SOIR, EN PAYS ORPHELIN

«Se présentèrent aussi des diplomates et des politiciens de partout; ils se réunirent pendant plusieurs jours sur la Côte des Arcadins; ils ne s’arrêtèrent pas de manger, de boire et de se baigner, tout en maintenant des conversations de niveau élevé, pour ensuite amarrer et laisser bien amarré le futur prometteur et démocratique du pays. Lorsqu’ils s’en vont, la bourse bien remplie, Haiti continuera dans la situation de toujours et j’oserais même avancer qu’il ne faudra pas beaucoup attendre pour constater la pire détérioration sociale et économique de son histoire, et tout cela avec le support de l’aide international[…]».

Ainsi, Juan Blázquez Miguel, qui a vécu des années sensibles en Haiti, décrit, en noir et blanc, à la page 124 de Memorias en Blanco y Negro, notre cas. J’ai pris Blázquez comme repère pour deux grandes raisons: il est resté un des rares diplomates européens à avoir entretenu d’excellentes relations, dans toutes les couches sociales haitiennes, sur tout le territoire.

Joyeuses Fêtes des pères à ceux qui, réellement, aident à la construction, au quotidien, d’une nouvelle Famille haitienne, en un siècle de défis énormes.

Gilbert Mervilus
25 juin 2016–17

Notes: Memorias en Blanco y Negro, Haiti, 1990–1995; Madrid 2003.
Photos: Marriott, By Anmwe News;

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