LORSQUE PORT AU PRINCE CHANTAIT AUX COULEURS DU MEXIQUE

Ce matin, une monument défile dans les salles de rédaction du monde entier: Juan Gabriel.

Ces quelques lignes, pour nous rappeler, qu’à un moment de son histoire, la capitale haitienne chantait, à la fois le ranchera des mariachis et écoutait considérablement le bolero ranchero.

Le moment le plus intense, de l’histoire de la musique mexicaine en Haiti, est certainement resté le spectacle du Mariachi Vargas de Tecalitlán, en compagnie d’Amalia Mendoza, lors de la première inauguration du Ciné Triomphe, au milieu des années 70.
Ils laissèrent, en souvenir de leur mémorable performance, 3 sombreros qui ornaient les salons intérieurs du Triomphe, jusqu’à sa première fermeture, vers la fin des années 80.

Le bolero ranchero s’installa dans toutes les couches de la société haitienne, avec Javier Solís (1931–1966), au premier top degré; puis José Alfredo Jímenez (1926–1973). Signalons qu’Alfredo Jímenez fut un maitre-compositeur qui a influencé toute la musique latinoaméricaine de son temps.

Jusqu’à tout récemment Radio CaraibesFM honorait, les dimanches, à la même heure des années 60–70, les voix qui ont dominé la musique mexicaine dans notre pays: Miguel Aceves Mejía, Antonio Aguilar, Amalia Mendoza, etc.

«Querida» (1984) et «Hasta que te conocí» (chanson), succès mondiaux de Juan Gabriel (7 janvier 1950–28 août 2016) ont débuté à Port au Prince sur les ondes de Radio Métrople. Vers la même époque que la fameuse chanson de Gal Costa (Brésil; tema de amor por Gabriela).

Jo Anson, propriétaire de «Anson Music Center», représentant la marque SONY, était le disquaire par excellence du ranchera, du bolero ranchero et ce qu’on appelait la musique espagnole , au 62 de la Rue Pavée.

Gilbert Mervilus
29 août 2016

Photos:Mariachi Vargas,www.arteyvidachicago.com; Amalia Mendoza,www.youtube.com; Juan Gabriel, Gettyimages; Javier Solís,www.andina.com.pe;

Originally published at plus.google.com.