Gabriel Garcia Marquez et Juan Rulfo

MON AMI, L’ECRIVAIN ET MAGICIEN, JUAN RULFO

«[…] 
Lorsqu’ en 1955, Juan Rulfo publie Pedro Páramo, son seul roman, l’événement marque la fin d’un lent processus, de plusieurs années, et rassemble toute la richesse et la diversité de sa formation littéraire. Une formation qui a délibérément assimilé la littérature étrangère la plus diversifiée; des auteurs scandinaves modernes, Halldór Laxness et Knut Hamsun; les productions russes ou américaines. Il suffit de se rapprocher du roman, structure plus poétique que logique, d’une complexité qui a obligé l’auteur à refaire de nombreux paragraphes, à plusieurs reprises » (Biografías y Vidas).

«Alors, récemment, j’expliquais à une amie mexicaine, mes aventures avec un mexicain planétaire: Pedro Páramo. L’auteur, Juan Rulfo, raconta au cours d’une interview, que le manuscrit (non numéroté…) tomba par terre et, il n’arriva pas à reconstruire l’ordre des pages du récit. C’est ce qui expliquerait la structure originale d’une des plus grandes œuvres de la littérature hispano-américaine du XXème siècle! 
[…] Bien avant la Macondo mythique de García Márquez, les protagonistes de la Comala de Rulfo constituent un quelque chose d’indéfinissable, brillamment raconté par un écrivain fantastique». Don Gilberto, Ipagination, 20 juin 2014

«Bien que le roman de Rulfo ait la réputation d’avoir été accueilli dans l’incompréhension, un compte-rendu très favorable est paru dans El Universal en avril 1955 à Mexico, qui le présente comme une nouvelle[…]. Álvaro Mutis aurait dit au jeune García Marquez: “Tenez, lisez-le pour apprendre.” Pedro Páramo, Wikipédia

Gilbert Mervilus
6 avril 2016
Notes: En vérité, mille fois, quel merveilleux roman!
Photos: Juan Rulfo,hoymexico

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