LT. COLONEL JOSEPH MICHEL FRANÇOIS, F.A.D’H.

POUR LE LT COLONEL JOSEPH MICHEL FRANÇOIS, F.A.D’H., ANCIEN COMMANDANT DU DÉPARTEMENT MILITAIRE DE LA POLICE DE PAUP

Aux victimes d’un ordre, toujours en métamorphose…

Ce matin, j’ai reçu vers 11h un certain message autour de l’ancien commandant du département militaire de la Police de Port-au-Prince, le colonel Joseph Michel François. Dit message provenait d’un lecteur, de l’époque où j’avais institué «Les Dossiers de la Police» au journal Le Matin, entre 1996–2000. Avant même de communiquer par téléphone avec un ami de l’étranger, toujours au parfum de nos affaires, je suis allé fouiller ce qui me reste de vieux carnets de documentation, du temps des«Dossiers».

Le district, devenu plus tard département militaire, avait été créé en 1920, commandé un major des Marines. En cette année-là, il y avait 6 détectifs pour notre capitale… Citons, comme chefs de la Police de PauP: Luc B. Oriol (1934); Roche B.Laroche (1937); Arnaud Merceron (1941); Marcaisse Prosper (1946–56); Pierre M.Armand (1956); Pierre Paret (1957); Pierre Merceron; Franck M.Beauvoir; Daniel Beauvoir; Frederic M. Arty; Frank Romain; Deslandes Duperval; Jean Valmé, Albert Pierre; Raoul Rémy; Acédius Saint-Louis (qques semaines); Georges Valcin; Ramus Saint-Vil; Grégoire Figaro; Henri-Robert Augustin; Pierre Chérubin; Martial Romulus; Jean-Claude Duperval; Pierre StalisnasNeptune, et… Le lecteur m’excusera, car j’ai involontairement omis 2 ou 3 noms.

Entrée Police de PauP, un jour de fête officielle

J’ai croisé l’officier Joseph Michel François, promotion Toussaint Louverture (1978–1981), en deux ou trois occasions. J’avais même un bon ami du secondaire, excellent carabinier du Chili, sous ses ordres. L’homme-lieutenant colonel François m’a toujours donné l’impression, que «l’inattendu le trouvait toujours disponible» (L.Laleau).

En marge de ce qui se racontait et se constatait, dans la sinistre conjoncture 1991–94, il y avait, à la Police de PauP, quelques rares jeunes officiers qui s’opposaient très habilement à la «Doctrine de la Sécurité Nationale», laquelle finira, aussi, par emporter les Forces Armées d’Haïti. La vie étant ce qu’elle est, dans un pays comme le nôtre, au moment opportun, nous causerons.

Il convient de surligner que l’enveloppe de la «Sécurité nationale» a produit de dangereux cerveaux, unilatéralement au service du pentagonisme. Un bon procès exige reconstitution correcte des faits. Souvent, on m’a interrogé sur la justice chilienne, la justice argentine et celle d’autres anciennes dictatures militaires. J’ai toujours su répondre que dans ces pays,«le mobilier de justice n’est pas un don de l’Alliance pour le progrès»…

Avec une bourgeoisie historiquement en guenilles, Joseph Michel François a certainement été attrapé, comme d’autres, ici et ailleurs… Etrangement, ils étaient anti-communistes, sans comprendre qu’on ne peut pas être «communiste» si le soleil porte constamment un chapeau lorsqu’il se lève chez vous!

En marge de nos divergences plurielles, on m’a appris à m’incliner, dans certaines situations de la vie.

Talons, Mon Colonel!

Gilbert Mervilus, 21 février 2017

Voir: Ordre du jour, Commandant Lesly Sanz, FB via Wilner Nau

Notes sur Armée d’Haïti, Imprimerie de l’Etat, 1950

Armée & Politique en Haiti, Kern Délince, 1979.

Vérités & Révélations, Prosper Avril

Police de PauP, ci-devant Casernes F.Duvalier
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